Pour un parc automobile électrique à Rennes

Françoise L'HôtellierIntervention de Françoise L’HOTELLIER

Conseil Municipal de 13 mars 2010

 

Monsieur le Maire,

 

Le centre ville a fait l’objet de travaux de voirie en 2009, notamment et c’est une bonne chose, l’élargissement des trottoirs, en conséquence, beaucoup de places  de parkings ont été supprimées. 

Les parkings en ouvrage, sensés les remplacer sont onéreux, surtout pour les résidents qui ne trouvent plus de places en surface. 

Ils sont obligés de souscrire un abonnement qui varie de 200 à 732 € par an, selon qu’il s’agisse d’un abonnement de nuit ou permanent. Sans prôner la gratuité pour tous, nous souhaitons que soit reconsidérés les tarifs pour les résidents qui payent déjà des impôts à Rennes.

D’autre part, lorsque l’on fait des courses en ville qu’on a des paquets, le vélo ou les transports en commun ne sont pas forcément adaptés.

La charte d’urbanisme p. 25 prévoyait : « des principes de circulation de déplacement et de stationnement en rapport avec le centre ville et sa dynamique commerciale. Le développement des transports en commun, la création de parkings relais mais aussi la promotion de modes doux. »

Or parmi les modes doux d’avenir; la voiture électrique va modifier considérablement le rapport actuel de la voiture à la ville. C’est quelque chose qu’on a le devoir d’intégrer et de préparer dans un plan d’ensemble. Il existe déjà dans d’autres villes des expérimentations. Or Rennes, qui doit son développement économique à la filière automobile, devrait être exemplaire dans ce domaine et pourrait même être ville-pilote. Nous l’avons déjà évoqué, c’est une opportunité pour donner une image forte d’une ville sachant faire du développement durable, un axe de développement économique.

A quand un parc automobile électrique pour les services de Rennes ?

Télécharger ici


Le Mail central : que sont devenus les Champs-Elysées rennais ?

Benoît CaronIntervention de Benoît CARON

Conseil Municipal du 5 octobre 2009

 

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

 

Le mail est au centre de Rennes. C’est une perspective urbaine comme notre ville en a peu. C’est un lieu conçu depuis des centaines d’années pour être un lieu d’agrément, de promenade et de communication.

En 1675, la promenade qui lui a donné naissance s’appelait les « Champs-Elysées ».

Notre mail est aujourd’hui délaissé. Un vaste parking a remplacé la promenade. Il y a eu longtemps un lieu de vie. C’est aujourd’hui un simple lieu de passage. Si près du cœur historique de Rennes, si imbriqué dans le confluent entre l’Ille et la Vilaine qui a donné son nom à notre département et à notre ville, comment est-il possible que cet espace si particulier ait été à ce point oublié ? Que sont devenus les « Champs Elysées » rennais ?

Un espace exceptionnel : pourquoi l’aménagement a-t-il tant tardé ?

Ce n’est pourtant pas d’aujourd’hui que la question date. Elle a été posée dès après la rénovation de Bourg l’Evêque, dans les années 60. Combien de fois l’avons-nous évoquée dans cette enceinte ? Or malgré ces questions, malgré l’attachement et même la forte implication des habitants du quartier – à travers l’association de quartier de Bourg l’Evêque en particulier- aucun projet global, aucune perspective d’ensemble n’a vu le jour. Il y a eu certes des modifications concernant la circulation, des constructions nouvelles de part et d’autre, mais concernant le mail lui-même, cet espace en fonction duquel tout le reste devrait s’ordonner, rien de tangible ni de visible.

Lire la suite »


Métro: « discuter des alternatives avant de débattre sur le tracé »

Sur le vif, Tribune Libre 27 janvier 2009

L’édito politique de la semaine: la « concertation »  sur le tracé de la « ligne B » de métro, l’augmentation des tarifs de stationnement en centre ville et le débat sur la vidéo surveillance.

Métro : un « plan B pour la ligne B » !

 Rennes Métropole organise une réunion d’information ce 27 janvier sur le tracé de la 2ème ligne de métro. Nous ne pouvons que nous réjouir de l’ouverture d’un débat avec les habitants. Cependant, il n’est pas organisé dans le bon ordre. La vraie question (qui continue d’être posée) est celle qui porte sur le choix même du Métro. Le tracé paraît être un problème plus qu’hypothétique, lorsque l’on sait que le financement de cette ligne B est en effet loin d’être assuré. Il nous paraît donc plus sérieux et plus concret de faire porter en priorité les discussions sur les solutions alternatives moins onéreuses (tramway), avant de soumettre à débat les modalités d’organisation d’une question dont tout démontrer qu’elle n’est pas réglée.

L’augmentation des tarifs de stationnement en centre ville pour limiter la circulation?

 La municipalité projette d’augmenter les tarifs de stationnement en centre ville pour y limiter la circulation. Pourquoi pas?  Le risque est cependant d’additionner les problèmes au lieu de s’employer à les résoudre. Car en procédant ainsi, on s’attaque uniquement aux conséquences et non  aux causes. En effet, la vraie question est qu’il n’y a pas aujourd’hui d’alternatives crédibles à l’automobile pour les habitants de la périphérie rennaise. Tant que la politique de transports se concentrera à l’intérieur des rocades, le flot de voitures en centre ville est destiné à rester important. Par conséquent, la mesure projetée risque de relever de la « fausse bonne idée ». 

Lever les tabous sur la vidéo protection

L’actualité dramatique de ces derniers jours est de nature à relancer le débat du recours à la vidéo protection (cf celui lancé par Ouest France). Le dispositif a fait la preuve de son efficacité dans d’autre Ville. A Rennes, il est déjà mis en oeuvre dans le métro et sur le réseau de bus. Il serait intéressant de l’élargir et de l’expérimenter dans les lieux à risque pour prévenir les « accidents stupides » et les « débordements intolérables« . 

 



Entre choix budgétaires et industrie automobile, une année charnière pour le bassin rennais

Dans les médias 21 janvier 2009

En cette période de crise, Rennes Métropole comme toutes les collectivités est amenée à adopter son budget pour l’année à venir. Cette situation oblige, plus qu’à l’accoutumée, à faire des choix responsables. Rennes Métropole a fait celui d’augmenter globalement la fiscalité. Pour les élus de la Minorité, ce choix est contestable lorsque l’on sait qu’elle est peu endettée et que depuis 7 ans ses recettes n’ont cessé d’augmenter (+ 40 % de taxe professionnelle). Il aurait été préférable de ne pas accabler davantage les ménages et d’utiliser les marges de manœuvres existantes en faveur du développement économique et notamment en direction des filières porteuses.

La crise économique touche particulièrement la filière automobile. Celle-ci connaît dans le même temps une profonde métamorphose avec le changement de comportement des consommateurs. La hausse du prix du carburant et la prise de conscience écologique peuvent même nous faire douter du choix du pôle automobile « haut de gamme »pour la région rennaise. L’automobile doit donc rester une chance pour le bassin rennais. Pour cela, il est important d’accompagner l’évolution de la production vers des véhicules propres, répondant aux exigences de demain. (Info Métropole, Expression politique, janvier 2009)

 


Promouvoir l’usage des transports en commun et améliorer l’offre

Intervention de Benoît CARON

Conseil Municipal du 2 février 2009

Stationnement en centre ville et transports en commun

 

Monsieur le maire,

Cette délibération concernant le stationnement en centre ville est une délibération importante pour l’ensemble de notre ville et même de notre agglomération. Elle est importante pour les habitants et résidents du centre ville qui sont les premiers concernés, puisque vivants dans le quartier. Elle est importante pour les usagers,  et donc pour les commerçants du centre ville puisque de l’accessibilité au centre dépend, en grande partie,  son attractivité.

Cela étant dit, il existe un problème de stationnement au centre ville, et il faut tenter de le résoudre.

Lire la suite »


Conseil de Rennes Métropole, 20 novembre 2008

 

Alors que l’ordre du jour initial prévoyait qu’il soit essentiellement consacré au Débat d’Orientations Budgétaires, la situation de PSA (le matin même, la direction annonçait un plan de suppression d’emplois) en particulier et de l’économie du bassin rennais en général a donné lieu à des échanges larges et fournis.

 

Vœu des élus de Rennes Métropole pour l’emploi de PSA 

Les élus de Rennes Métropole ont voté à l’unanimité un vœu destiné à manifester leur solidarité avec les salariés de PSA. Au-delà, ils y rappellent leur détermination « à tout mettre en œuvre pour préserver l’emploi et la situation de chaque salarié de PSA et de l’ensemble de la filière automobile ». Un vœu également adressé à la direction de PSA à qui il est demandé de « réaffirmer son attachement au territoire Rennais » et au gouvernement invité à « redéfinir ses moyens d’intervention et sa politique industrielle vis-à-vis de la crise rencontrée par la filière automobile ».

Bruno Chavanat, dans son intervention rappelle que les analyses du CODESPAR et de l’AUDIAR pointaient déjà de longue date les fragilités du secteur. Il invite l’assemblée communautaire à se garder des postures accusatoires (Etat, actionnaires…) pour examiner plutôt les responsabilités qu’elle peut aujourd’hui assumer. Elles s’orientent autour de deux préoccupations majeures: d’une part se fixer pour objectif d’aider les salariés qui ne voudraient pas souscrire aux offres de redéploiement à trouver du travail sur le territoire rennais. D’autre part, accompagner la recherche et développement et plus particulièrement la réflexion autour du pôle de compétitivité au regard des mutations du secteur.

Retrouvez l’intervention de Bruno Chavanat en vidéo sur le site de Rennes Métropole.

Débat sur l’économie

Tandis que le Président de Rennes Métropole a campé un tableau volontariste de l’économie rennaise (entreprises innovantes, rôle de la collectivité dans l’investissement…), Bruno Chavanat est intervenu afin de rappeler la nécessité pour la collectivité de fixer avant tout des objectifs concrets à ses interventions : mobilisateurs, quantifiables, évaluables. L’accent devant être mis sur la recherche (tandis que les industries sont exposées largement aux vents de la mondialisation) et sur l’accompagnement du passage des TPE au stade de la PME, « féconde en emplois ».

Retrouvez l’intervention de Bruno Chavanat en vidéo sur le site de Rennes Métropole.

Débat d’orientations budgétaires

Un « débat » assez convenu où sous couvert d’exprimer « la réalité des chiffres », la majorité se livre en fait à une analyse assez partielle (et donc partiale…) dont l’objet est d’instruire le procès à charge de l’Etat. L’occasion pour Bruno Chavanat de replacer l’effort financier de ce dernier dans son contexte et sa globalité pour constater qu’il accompagne au contraire les collectivités dans leurs choix en prenant à sa charge une partie des investissements ou des dégrèvements qu’elles consentent.

Des rappels destinés à « tordre le cou » aux « idées reçues » sur le désengagement de l’Etat qui ne doivent pas occulter les choix politiques bien réels qui appartiennent aux collectivités. Ainsi, les augmentations de fiscalité pratiquées par Rennes Métropole ne saurait être justifiées par l’action de l’Etat dans la mesure où elles relèvent de « l’impôt de confort » : elles n’ont pas servi à l’investissement mais  au désendettement comme le prouve la capacité de remboursement de la dette (un peu plus d’un an) exceptionnelle pour une collectivité de cette strate.

Intervention de Bruno CHAVANAT

Reconduction de la fiscalité additionnelle

A l’appui de sa démonstration précédente, Bruno Chavanat expose la réalité des chiffres et démontre que l’analyse qui avait été exprimée au moment de l’établissement de l’impôt ménages continue de prévaloir. A une époque où les taux d’intérêt rendaient (et continuent de rendre) l’emprunt bon marché, on a préféré prélever 20 millions d’euros d’impôts nouveaux auprès des ménages. Compte tenu de ce contexte et de surcroît, en l’absence de tout plan de perspectives financières, aucune raison légitime ne plaide en faveur du renouvellement d’un impôt dont on s’apprête à augmenter le taux .

 Intervention de Bruno CHAVANAT


Crise du secteur automobile: « Rennes Métropole doit être force de propositions et de réflexions »

Au sortir du Conseil de Rennes Métropole qui se tenait jeudi dernier (20 novembre), Bruno Chavanat livre son analyse sur les trois principaux points autour desquels se sont organisés les débats :

Plan de suppression d’emploi à PSA : vœu de Rennes Métropole.

Après l’annonce d’un plan de suppression d’emplois « important et traumatisant », l’assemblée a voulu présenter un « vœu de solidarité ». Un vœu que Daniel Delaveau a souhaité voir voter à l’unanimité. Bruno Chavanat a apporté son soutien à l’initiative, estimant naturel de faire front commun et de « serrer les coudes ». Au-delà, il a invité ses collègues à la « réflexion et à la proposition » : propositions devant notamment être adressées aux salariés qui ne souscriraient pas aux offre de redéploiement au sein du Groupe, afin qu’ils « puissent trouver à rester travailler sur le territoire rennais ». Réflexions également autour de la façon dont la collectivité accompagne l’industrie automobile autour des tournants difficiles qu’elle est appelée à prendre. Le Pôle de compétitivité « haut de gamme », alors que justement le segment est en perte de vitesse doit être aidé dans l’adapatation des objectifs industriels « définis par l’usine PSA de la Janais ».

 

Le maintien de « l’Impôt Ménage ».

L’impôt a été créé en 2005. Il était prévu que l’Assemblée se pronnonce en ce début de mandat, sur son maintien et le cas échéant son taux. Il faut donc en faire le bilan. Au moment de sa création, nous l’estimions « économiquement injustifié et socialement injuste ». Notre analyse reste d’actualité. Economiquement injustifié : au moment où nous finançons des investissements importants, le mode normal doit être le recours à l’emprunt. Rennes Métropole a une capacité d’emprunt considérable et alors que l’argent n’était pas très cher, nous aurions du à l’évidence y recourir par préférence à l’impôt. Socialement injuste : même si les taux d’intérêt ont augmenté, l’alternative demeure et préléver un  « impôt de précaution » sur les ménages revient pour l’Agglomération, à sa constituer une cagnotte sur leur dos. L’impôt n’est pas fait pour ça.

Le refrain sur le désengagement de l’Etat ?

A chaque fois que l’on se retrouve en situation contrainte voire en incapacité d’agir, on entend un discours autour de l’idée que l’Etat se désengage. Il faut prendre de la hauteur et observer les chiffres dans leur ensemble. Envisagés globalement, les faits montrent que l’idée est inexacte.  Sur l’investissement par exemple, entre 2003 et 2008, l’Etat a versé 1,7 milliards en plus aux collectivités locales ce qui représente un effort augmenté chaque année de 6%. La vérité c’est que l’Etat a une responsabilité de solidarité envers les collectivités locales. Il donne plus à celles qui ont moins et moins à celles qui ont plus. Rennes Métropole fait partie de la série des collectivités locales plutôt privilégiée. 


L’avenir de l’usine et des salariés au coeur des débats

Dans les médias 22 novembre 2008

Suite à l’annonce jeudi 20 novembre, par la direction de PSA,  d’un plan de réduction et de reploiement de ses effectifs, les élus de Rennes Métropole, au cours du dernier conseil, se sont saisis du sujet en s’accordant sur un vœu voté à l’unanimité.

Un vœu simultanément adressé à la direction de PSA, à qui il est demandé de confirmer son « attachement au site Rennais » et au gouvernement « en lien avec l’Union européenne » à qui est réclamé des clarifications sur sa « politique industrielle », ainsi qu’une « convention de revitalisation sur le bassin rennais » et un « accompagnement de sa diversification économique ».

Bruno Chavanat quant à lui renouvelle son invitation faite aux acteurs publics à convertir les « diagnostics partagés » en autant d’actions communes et les invite à formuler des « propositions » et alternatives aux ouvriers qui ne souhaitent pas adhérer aux propositions de redéploiement sur les autres sites du Groupe. (Journal Ouest-France, 21/11/2008)