Couvent des Jacobins: le « front du refus » s’élargit

Jacobins, Réflexion, Sur le vif 25 novembre 2008

Une très intéressante nouvelle que l’on trouve depuis quelques minutes sur le site d’Ouest-France: pour « Haute Bretagne événements » (club de professionnels du tourisme d’affaires), le projet d’implantation du Centre des Congrès aux Jacobins est « sous-dimensionné » et « ne tient pas la route« . François Richou, conseiller général (PS) et Président du Comité Départemental du Tourisme (CDT) suggère quant à lui « d’envisager un projet à proximité de la Gare« .

A la lecture de la dépèche, plusieurs éléments de réflexion:

1) l’option « Jacobins » est comme nous le pressentions depuis longtemps, loin de faire l’unanimité auprès des professionnels.

2) Le « front » (ou la « fronde ») risque à nouveau de s’élargir avec la position que (p)rendra le CG 35, appelé à financer  le projet à hauteur de 5 millions d’euros.

3) Le projet « site gare » que l’équipe « Rennes Capitale » défend depuis la campagne du printemps dernier relève d’une quasi-évidence au regard notamment de l’arrivée de la LGV en 2014. Un Centre d’affaires et de Congrès à l’architecture et à la jauge ambitieuse pour marquer l’entrée à Rennes, capitale de la Bretagne. Il doit à tout le moins faire partie du « champ des possibles » qui doit aujourd’hui être élargi et soumis au débat.


Couvent des Jacobins :
réunion publique le 1er décembre

Jacobins, Réflexion, Sur le vif 25 novembre 2008

L’implantation du Centre des Congrès au Couvent des Jacobins a été retirée de l’ordre du jour du dernier Conseil de Rennes Métropole, officiellement « pour études complémentaires ».

L’occasion de rappeler en effet que la décision définitive n’est toujours pas prise et que les différents avis, émis par les différentes instances concernées (toutes les communes de Rennes Métropole) se rapportent à ce qui n’est encore qu’un « projet ».

Difficile de croire que la majorité sera restée insensible aux (op)positions exprimées à diverses occasions au cours de ces dernières semaines.

Ainsi, le Journal Ouest-France, dans son édition du 25 octobre, rendait compte de l‘inquiétude des élus malouins de voir le projet rennais, avec une jauge identique à la sienne, concurrencer directement le « Palais du Grand Large ».

Ainsi, c’est le Conseil Municipal de Chevaigné qui rendait un avis négatif au cours de sa séance du 06 Novembre dernier.

Chacun peut d’ailleurs prendre la mesure des contraintes du projet (délais, enclavement, jauge, différenciation sur le marché des Congrès…) et partant de la nécessité d’y ajouter de nouvelles perspectives (un « Centre de Congrès et d’Affaires », à l’architecture et à la jauge ambitieuses, implanté à proximité de la Gare comme point d’entrée des visiteurs dans la « capitale de la Bretagne ») à la lecture du document diffusé la semaine dernière par Rennes Métropole.

Plus près de nous, et dans la continuité de l’initiative qu’elle avait prise le mois dernier, l’association « Et si on se parlait » réunissait hier quelques acteurs et observateurs opposés à l’implantation du Centre au Couvent. Benoît CARON, y participait au nom du Groupe URC. L’occasion de refaire un point sur les arguments en présence et les propositions alternatives. L’occasion également de convenir des voies et moyens destinées à permettre que le projet (et ses alternatives…) soient (enfin) portés au débat public auprès des rennais et des habitants des communes de Rennes Métropole.

L’occasion enfin de faire écho à la réunion publique organisée le lundi 1er décembre (19h00), salle de la Cité, à l’initiative du Conseil de Quartier « Rennes Centre ». Celle-ci sera précédée d’une visite du Couvent (18h00, entrée par le 4 rue d’Echange). Y assisteront notamment le Maire-Président de Rennes Métropole, sa vice-présidente déléguée à la Culture, l’élu du quartier Rennes-Centre, les services techniques… Et tous ceux et toutes celles simplement curieux ou bien au contraire d’ores et déjà convaincus de l’intérêt majeur du Centre des Congrès et ainsi de la nécessité qu’un débat approfondi soit proposé autour du Couvent Jacobins, tant au regard des perspectives qu’il dresse, que d’une vocation qui nous invite plus naturellement à en faire un lieu dédié à la culture.

 


L’Express – Dossier Spécial Rennes – Les premiers pas de Daniel Delaveau

Dans les médias 16 novembre 2008

A noter, la parution la semaine dernière, d’un supplément spécial (encore en kiosque) au magazine L’Express consacré à Rennes et plus particulièrement aux « premiers pas de Daniel Delaveau ».

Plusieurs articles et autant d’angles et de point de vue dans ce dossier à tous égards intéressant. Le fil rouge en est le nouveau maire (et la manière dont il positionne son action en référence à l’ère Hervé qui s’est achevée au printemps), son équipe, ses projets, sa stratégie au terme des six mois qui le séparent de l’élection qui l’a vu prendre… les rennes de la Ville.

Plusieurs angles donc (portrait du maire, profil de sa garde rapprochée, verbatims d’acteurs de la vie rennaise, portraits de l’opposition, dossiers « chauds », interview de Daniel Delaveau…) et parmi eux :

- Tout d’abord un long article (« Daniel Delaveau ou la rupture invisible ») , véritable (re)vue d’ensemble des 6 mois qui se sont écoulés depuis l’élection : « l’ambiance a changé », le parcours d’un homme d’appareil, une personnalité moins cloisonnée (« pas de différence entre l’homme public et l’homme privé »), un style « plus décontracté », une méthode plus « collective« , mais le journaliste relève une « stratégie des premiers mois de mandat qui manque encore de visibilité ».

Une analyse qui fait écho aux interrogations exprimées par le groupe URC dans la presse cet automne et relayées pour certaines d’entre elles dans l’article (« … Bruno Chavanat, qui s’interroge sur les grands desseins du mandat: le train avance sur son élan, mais la prédétermination prend le pas sur l’impulsion politique (…) quand le mandat Delaveau va-t-il réellement commencer ? »).

Enfin, l’article met en perspective les priorités affirmées par le nouveau maire (« Proximité et rayonnement ») avec la « difficulté de conjuguer ces deux priorités et de les traduire dans des actes forts » en relevant que stratégie et projets risquent de trouver leurs limites dans les contraintes financières à venir… et à prévoir.

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Conseil Municipal, 12 novembre 2008

Un conseil riche, et dense, aux enjeux à l’arrivée assez éloignés des « focus » qui avait été « vendus » par la majorité. L’occasion souvent pour les élus URC de nourrir des débats bien souvent escamotés par le recours à certaines formes d’intimidation et autres arguments d’autorité.

Deux questions orales tout d’abord : la première, en écho à une perche « téléphonée », tendue par Sylvie Robert, présidente du groupe socialiste à Daniel Delaveau. Dans cette intervention consacrée à la crise économique, Bruno ChAVANAT rappelait notamment que les fragilités du secteur automobile avaient été pointées depuis bien longtemps sans que les constats aient toujours été suivis d’effet. L’autre question orale a été adressée par Bertrand PLOUVIER pour s’étonner que le tempo envisagé pour la construction du Centre des Congrès ne prévoie pas la participation des Rennais aux débats.

Au fil de l’ordre du jour ensuite, l’achèvement des travaux du Liberté a donné lieu à une intervention de Benoît CARON. L’occasion pour lui de donner acte de la qualité de l’équipement mais de rappeler qu’au lieu de « faire du neuf avec du vieux« , il aurait été possible, pour moins cher, de « faire mieux » par la construction d’une structure polyvalente.

Jérôme NORMANDIERE quant a lui à propos d’une délibération relative aux entrées de ville, a invité la majorité, compte tenu de leur importance et de leur fonction, à leur destiner un « plan global de développement et d’aménagement« .

Enfin, l’actualité nationale et ses conséquences locales se sont invitées une nouvelle fois au Conseil à travers notamment la réforme des Unités de Soins Longues Durées (USLD) et le dépôt d’un vœu du groupe socialiste contre celle-ci. Marie LOUIS a rappelé les motivations au fond de cette réforme et s’est employé à dénoncer les amalgames et raccourcis caricaturaux pratiqués par la majorité sur ce dossier.

Question orale sur la crise économique

La crise économique n’épargne pas Rennes. La Ville est particulièrement touchée par les fragilités rencontrées par le secteur automobile, qu’elles concernent les sites de production ou les équipementiers. Les risques sont pourtant connus et reconnus depuis quelques temps déjà. Comment passer d’une analyse partagée à une action partagée ? Quel avenir pour le pôle de compétitivité haut de gamme ? Compte tenu de la part (via la TP) de la contribution du secteur automobile à la fiscalité métropolitaine quelle visibilité financière, quels scénarios de recettes et de dépenses à court et moyen terme ?

Question orale de Bruno CHAVANAT >

Question orale sur le projet de Centre des Congrès

La lecture du dernier numéro d’Infos Métropole laisse entendre que le choix du Couvent des Jacobins pour y implanter le Centre des Congrès est d’ores et déjà arrêté. Bertrand PLOUVIER interpelle le Maire sur l’intention pourtant exprimée en conseil communautaire d’organiser un débat sur la question. Un débat que la mobilisation contre le projet (et cela toutes tendances confondues) rend plus que jamais bienvenue.   Un débat en tout état de cause nécessaire devant les Rennais directement concernés par un choix engageant.

Question orale de Bertrand PLOUVIER >

Derniers travaux sur Le Liberté

Le Liberté sera livré l’an prochain. A l’occasion d’une délibération portant sur les travaux d’achèvement, Benoît CARON rappelle combien le projet aura été mal mené de bout en bout. Les contraintes du parti pris contestable de « restructurer » plutôt que de reconstruire, ont eu les conséquences redoutées… Et annoncées… à l’époque par le Groupe d’opposition.

Les coûts, à la dérive, ont doublé par rapport aux estimations initiales (de 10 à 24 millions). Si l’équipement est à l’arrivée, de qualité, il eût possible de faire bien mieux, en moins longtemps et pour bien moins cher. Sa proximité avec la gare, les parkings et le métro plaidaient en effet pour l’implantation d’un équipement polyvalent qui aurait eu vocation à accueillir le Centre des Congrès. Une solution qui réglait les questions de l’emplacement, du coût et des délais qui se posent  sur le dossier, au point de s’annoncer aujourd’hui délicates pour la majorité.

Intervention de Benoît CARON >

Les entrées de Ville à Rennes

A l’occasion d’une délibération sur les syndicats intercommunaux d’entrée de Ville, Jérôme NORMANDIERE, pour le Groupe URC, rappelle leurs fonctions et les problèmes qu’elles invitent à résoudre. Lieux d’activité économique et commerciale, elles réclameraient une labellisation plus valorisante sur la base des travaux engagés par la CCI. Leur statut de « vitrines et d’images de la ville » appelle quant à elle une réflexion ambitieuse sur leur qualité visuelle, environnementale et architecturale. Enfin, en tant que destination ou point de passage, elles doivent être intégrées dans la problématique générale des déplacements autour de Rennes (engorgement, développement des accès par d’autres moyens que l’automobile…). Autant d’éléments à intégrer dans la « stratégie globale de développement des entrées de ville » que l’opposition appelle aujourd’hui de ses vœux.

Intervention de JEROME NORMANDIERE >

Les Unités de Soins de Longue Durée (USLD) – Réponse au Vœu de la majorité

La réforme des Unités de Soins Longue Durée (USLD), a fait l’objet d’un vœu déposé par la majorité pour la condamner en des termes durs et polémiques. L’enjeu est celui du vieillissement de la population et de la prise en charge de la dépendance, que la réforme en cours a pour objet de faire passer du secteur hospitalier à celui des maisons de retraites spécialisées (EHPAD) pour une majorité de personnes dont la situation ne justifie pas l’hospitalisation. Au-delà de la polémique et des procès d’intention contre l’Etat (dont l’engagement financier reste pourtant le même…), Marie LOUIS remet la réforme dans son contexte et rappelle les motifs qui la justifient et la rendent même nécessaire.

Intervention de Marie LOUIS >


Couvent des Jacobins: proposer un débat aux rennais

 

Intervention de Bertrand PLOUVIER

Question orale de Bertrand Plouvier

Conseil municipal, 12/11/08


Un débat pour le couvent des Jacobins

 

Monsieur le Maire,

 

Lors du Conseil communautaire du 18 septembre, vous avez annoncé, en votre qualité de Président de Rennes Métropole, que la localisation du futur centre de congrès de Rennes, qui est envisagée au Couvent des Jacobins, donnerait lieu à un débat, dont vous avez alors précisé qu’il devrait se conclure au mois de mai 2009.

Rennes Métropole est certes concernée par la création d’un centre des Congrès du fait de la compétence qui lui a été reconnue en cette matière au mois de juillet 2007. Rennes Métropole est également en partie concernée du fait du portage financier que la communauté d’agglomération assume au titre duprogramme d’action foncière et qui l’a conduit à faire l’acquisition du site il y a plus de cinq ans, pour le compte de la commune et dans l’attente d’un projet.

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Elargissement de l’offre hôtelière et accompagnement de la « stratégie LGV »

Réflexion, Sur le vif 12 novembre 2008

Lu dans Ouest-France de ce samedi 08 novembre (ici et ici), un point sur l’offre hôtelière à Rennes et la perspective de voir la capacité hôtelière à moyen terme s’enrichir de trois établissements haut de gamme.

Une nouvelle qui, toutes proportions gardées, est de nature, en ces périodes de fortes turbulences économiques, à « élargir l’horizon ».

L’offre actuelle se (dé)compose comme suit : 106 hôtels et 3789 chambres pour tout le pays de Rennes, dont dix trois-étoiles et… un seul quatre-étoiles, le fameux LeCoq-Gadby… Avec une capacité de 25 chambres. Une configuration pour le moins étriquée, et en tout cas nettement insuffisante pour une ville qui se veut « capitale régionale ».

Dans un secteur qui connaît déjà un taux d’occupation supérieur à la moyenne nationale, la construction d’un quatre étoiles répond à un véritable besoin, dont on peut s’étonner qu’il trouve sa réponse aussi tardivement.

Le sujet constitue même un « marronnier » de la littérature économique locale. La volonté politique de positionner Rennes sur le créneau lucratif du tourisme d’affaires, la construction annoncée d’un Centre des Congrès et certaines disponibilités foncières et immobilières donnent à la perspective une actualité renouvelée… et multipliée.

Plusieurs projets ont récemment été annoncés. L’un verrait le jour place Louis-Pasteur, dans les locaux de l’ancienne fac dentaire. Un quatre-étoiles, de 80 à 90 chambres, idéalement placé, à deux pas de l’hypercentre. Un autre est à l’étude, sur le mail François-Mitterrand : entre 30 et 35 chambres, les concepteurs feraient appel à Jean Nouvel. La nouvelle réjouira ceux (dont nous sommes) qui constatent que Rennes a perdu l’ambition et le cachet architectural qui avait contribué, au fil des époques, à façonner l’identité de la Ville.  

Un troisième projet retient plus particulièrement l’attention, car il n’est pas sans lien avec l’aménagement du site Gare en prévision de l’arrivée de la LGV en 2014, tel que nous le préconisons (Centre d’Affaires et de Congrès dés 2014) ou tel qu’il a été annoncé par la majorité. Le groupe Accor projette en effet de proposer 89 nouvelles chambres de haut-standing (au sein d’un hôtel « trois-étoiles supérieur ») dans les anciens locaux de la chambre d’agriculture de Rennes, avenue Jean-Janvier. La clientèle visée ? Des habitués de l’enseigne, en déplacement pour affaires. La proximité tant de la gare que du centre-ville joue donc à plein…

La multiplication de ces projets constitue autant d’arguments pour que soit plaidée une solution alternative au choix des Jacobins pour y implanter le Centre des Congrès. Les délais (2015-2016) sont d’une part supérieurs à ceux qui avaient été initialement annoncés. Ils risquent d’autre part, alors que le monde bouge et change, que la LGV mettra Rennes à même distance de Paris que sa lointaine banlieue (1h27) de nous condamner à « regarder passer les trains » avant que le Centre ne soit opérationnel.

La proximité des établissements hôteliers destinés notamment à une clientèle d’affaires et de congressistes, plaide décidémment pour que le Centre (d’Affaires et) de Congrès trouve sa place dans l’aménagement de la Gare qui est actuellement à l’étude. 


Ouvrir le débat…

Coup de gueule, Sur le vif 5 novembre 2008

Mardi soir, le conseil municipal de Chevaigné rendait un avis défavorable sur l’implantation du Centre des Congrès au Couvent des Jacobins.

A Rennes, nous avons souvent eu l’occasion de nous élever contre une tendance de la majorité à confondre, pour certaines matières, les débats qui étaient intervenus à Rennes Métropole, avec ceux qu’elle aurait du, en toute rigueur, porter devant le Conseil Municipal et même pour quelques unes d’entre elles directement devant les Rennais.

Les arguments qui nous ont été alors opposés (« Hors sujet, ça relève des compétences de l’agglo ») (se) jouent en fait d’une certaine ambiguïté.

Les transferts de compétences en direction des structures intercommunales ont été plus rapides à intervenir dans les faits qu’ils n’étaient identifiés par le grand public.

Alors que les compétences exercées en propre par la Ville tendent à se réduire, les Rennais considèrent encore sans doute spontanément que l’essentiel des décisions qui les concernent et les engagent sont prises au sein du Conseil Municipal.

« L’onction » du suffrage direct y est certainement pour quelque chose. Compte tenu de la publicité et de la « solennité » qui entoure l’élection municipale, il est difficile en effet de concevoir que les leviers de l’action publique soient détenus alternativement soit par le Maire, soit par le Président de l’agglo.

A Rennes, la confusion des deux fonctions dans la personne de M. Delaveau entretient cette ambiguïté et conforte la majorité à renvoyer aux débats intervenus au sein de Rennes Métropole.

Raisonnement a priori imparable, sauf que si ce sont bien les mêmes personnes qui siègent, elles n’y sont plus seules, n’y représentent plus les mêmes intérêts et ne procèdent, quant à leur légitimité pas du même mode de désignation.

Même si les débats y sont publics et relayés par les médias locaux et que les délégués communautaires sont « issus » du suffrage universel, le caractère indirect de ce dernier tend à y diluer la légitimité qu’il est censé consacrer.

Le « fait majoritaire » et les logiques partisanes achèvent de court-circuiter le débat en le réduisant souvent à celui qui intervient entre les communes solidaires de la majorité et celles qui ne le sont pas… (encore qu’il puisse venir se nicher, dans cette mécanique un peu convenue -et c’est réjouissant pour la démocratie- un grain de sable qui en révèle les limites).

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L’édito politique de la semaine

Réflexion, Sur le vif 3 novembre 2008

Lundi 3 novembre 2008, Bruno Chavanat, Président du Groupe « Union pour Rennes Capitale » commente l’actualité Rennaise:

- L’interruption de la production sur le site de la Janais au mois de décembre: au-delà de la conjoncture, l’industrie automobile est à un tournant stratégique que les partenaires publics doivent accompagner. « Se réunir autour d’une table, avec les acteurs concernés pour établir un diagnostic et réfléchir aux évolutions du secteur et à la mise en valeur des compétences développées dans le pôle « automobile haut de gamme ». Le Maire, le Président de Rennes Métropole a une initiative à prendre dans ce domaine« .


- Début du festival Yaouank. Quid de la culture bretonne à Rennes? Yaouank participe de ces initiatives qui contribuent à conforter l’identité culturelle de la ville et joue un rôle important dans la mise en avant de l’identité bretonne.  Cependant, Rennes est « Capitale de la Bretagne »: on peut ainsi regretter que les très grands événements autour de la culture bretonne se passent aujourd’hui à Paris ou à Lorient. Il existedonc des ambitions à affirmer, de nouvelles voies à tracer pour imaginer à Rennes une manifestation populaire, fédératrice, « dans laquelle tous les rennais d’ici et d’ailleurs se retrouveraient sûrement« .

- L’aménagement du site gare à Horizon 2020, un bon tempo? L’aménagement du site gare est déterminant pour les 6 ans à venir. C’est un enjeu pour accompagner les échanges et les transports que l’on s’apprête à accueilir, c’est également un enjeu d’urbanisme, pour mieux relier la ville du nord et du sud. C’est enfin et surtout, alors que la LGV reliera Rennes à Paris en 1h27 en 2014 un outil de rayonnement. Les projets réalisés à Lille ou au Mans lorsque ces villes ont accueilli le TGV, montrent que l’aménagement d’un Centre d’Affaires et de Congrès est déterminant pour la capacité d’attractivité et de rayonnement d’une ville. C’est donc pour 2014 que l’on doit prévoir un projet pour le site (et non 2020) sous peine de devoir se contenter de « voir passer les trains« .