Etats d’ivresse en centre-ville : il faut revoir la prévention et faire appliquer les arrêtés municipaux

Coup de gueule, Sur le vif 4 mars 2011

Suite à l’article du 1er mars 2011 dans Ouest France, Benoît CARON, Conseiller Municipal URC, tient à réagir :

« Je ne peux que partager la lassitude et la colère des policiers et pompiers devant une situation qui n’a cessé de se développer. L’ivresse des fins de semaine est depuis trop longtemps devenue une triste tradition pour notre ville. De nombreuses conséquences dommageables en découlent sur la santé publique, sur la sécurité avec les débordements liés à l’alcool, sur l’hygiène et salubrité avec les débris de verre et autres désagréments que l’on retrouve sur les trottoirs le matin. »

« La Ville de Rennes se défend de mener une politique de prévention volontariste. Celle-ci se résume essentiellement à l’initiative des Nozambules trop peu nombreux pour être réellement visibles et efficaces et à l’opération Dazibao dans le cadre de la Nuit des 4 Jeudis au 4 Bis, c’est-à-dire à l’opposé des lieux de concentration de la fête. »

« L’idée de travaux d’intérêt général serait effectivement une idée intéressante et une manière de revoir la prévention. »

« Enfin, la Municipalité devrait déjà commencer par faire appliquer les arrêtés qu’elle a pris sur l’interdiction de la consommation d’alcool sur la voie publique et l’utilisation de bouteilles de verre afin que ceux-ci ne se résument pas à de pures opérations de communication sans effet. »

 

Benoît CARON

Conseiller Municipal de Rennes


OPAH Centre ancien : Serons-nous victime du retard à l’allumage de la Municipalité ?

Coup de gueule, Sur le vif 4 février 2011

A peine votée, la nouvelle Opération Programmée d’Aménagement de l’Habitat du centre ancien semble déjà menacée. Pour Benoît CARON, Conseiller Municipal de Rennes, cette situation est regrettable.

L’ANAH ne pourra vraisemblablement pas répondre favorablement aux besoins financiers de cette nouvelle opération. Ceux-ci sont en effet très importants, mais ils sont surtout à la hauteur de l’inaction de la Municipalité en direction du centre ancien ces dernières années.

La Mairie semble en effet découvrir la situation désastreuse de l’habitat ancien alors que des études et rapports n’ont cessé de la dénoncer depuis près de 30 ans. Certes, des opérations d’aménagement se sont succédées, mais leur faible taux de réalisation laisse douter de la réelle volonté d’agir pour sauver notre patrimoine.

Il aura fallu attendre un énième rapport (Tattier) en 2008 et une série d’incidents au cours des 2 dernières années pour aboutir à une OPAH répondant à l’urgence de la situation.

La Ville de Rennes aurait pu traiter la rénovation de son centre ancien sur la durée et répartir les besoins de financement plutôt que d’organiser un sauvetage sans être assuré des moyens pour le réaliser. Mme APPERE a avoué que la Ville de Rennes avait peu fait appel aux ressources financières jusqu’à aujourd’hui (6 % par an) et cela pourra s’avérer regrettable.

Je souhaite sincèrement dans l’intérêt des habitants et de notre patrimoine historique que nous ne paierons pas trop durement encore ce retard à l’allumage et que l’ANAH répondra favorablement à la demande de la Ville.

 

Benoît CARON


Le nouveau Plan Lumière de notre ville devra réellement faire preuve d’ambition

Intervention de Benoît CARON

Conseil Municipal du 8 novembre 2010

 

Monsieur le maire,

Chers collègues,

 

Il s’agit ce soir d’approuver le schéma directeur d’aménagement lumière et plan lumière pour notre ville.

La mise en place de notre plan-lumière doit nous conduire à mettre en place un système global et cohérent d’éclairage, avec des investissements planifiés dans l’espace et dans le temps, et doit répondre au développement anarchique de l’éclairage.

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La nouvelle Maison des Associations : le choix contestable d’une rénovation

Intervention de Benoît CARON

Conseil Municipal du 10 mai 2010

 

Monsieur le Maire,

Cher(e)s Collègues,

  

Cette délibération appelle de notre part un certain nombre d’observations. 

Nous en sommes sans doute à la dernière phase des travaux concernant l’aménagement de l’esplanade du Général de Gaulle. 

Après les champs libres, le 4 bis, le Liberté rénové, les complexes cinématographiques, la station de métro, nous voici sans doute arrivés au terme des aménagements de la place avec cette délibération concernant la restructuration de la maison des associations.

1°) Tout d’abord, le choix que vous avez fait de restructurer une partie des bâtiments existants, vous le savez n’était pas le nôtre. Vous avez, sur le plan architectural, pris l’option de mettre au devant du bâtiment un autre édifice en verre, de conception résolument actuelle : le 4 Bis.

Au risque de déséquilibrer l’harmonie nouvelle de l’esplanade, composée désormais de bâtiments d’architecture contemporaine, vous envisagez de restructurer un bâtiment de conception ancienne.

2°) Ensuite, le coût de cette restructuration, nous interpelle. L’opération en phase programme est évaluée à 7 660 000 € TTC sans compter les diverses options qui sont susceptibles d’augmenter encore ce montant. Nous connaissons les aléas en termes de délais de livraison, de dérives des finances publiques et d’efficacité de ce genre d’opération.

3°) Par ailleurs, sur le plan de l’accessibilité le projet n’est pas satisfaisant. En effet, une partie de ce bâtiment rénové, ne sera pas, malgré les travaux accessibles par des personnes à mobilité réduite. Un comble de voter cette délibération le soir d’un conseil municipal où nous allons nous prononcer pour étendre le droit et l’accessibilité aux bâtiments et voies publiques aux personnes handicapées.

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La nouvelle collecte des déchets : une réorganisation regrettable

devptdurableBenoît CARON au nom du groupe pour Rennes Capitale trouve profondément regrettable cette nouvelle organisation du ramassage des déchets dans le centre ville.

Elle ne correspond pas aux besoins des habitants et des commerçants et rend par ailleurs la situation très compliquée. En effet, au-delà, de la baisse du nombre de passages, les horaires retenus occasionnent des perturbations de la circulation et de la vie commerciale du centre ville.

Cette nouvelle organisation, est également regrettable pour le contribuable Rennais car elle n’a pas vocation à réduire la Taxe d’Ordures Ménagères.

Nous avions pourtant alerté la Majorité de Rennes Métropole en assemblée des désagréments et des déséquilibres qui résulteraient de cette nouvelle organisation. Celle-ci avait malheureusement une nouvelle fois été ignorée notre intervention et l’avait même tournée en dérision.

Cet épisode est une nouvelle illustration du manque de concertation et d’un exercice du pouvoir autoritaire.


Opération anti-drogue : Union pour Rennes Capitale salue l’intervention de la police

Dans les médias 12 avril 2010

08_1117-policeBertrand PLOUVIER pour le groupe Union pour Rennes Capitale tient à saluer l’intervention de la police dans le quartier de la place Sainte Anne mercredi dernier. 

Il est important de prendre les mesures nécessaires pour enrayer le fléau qui touche certaines rues de notre ville. Les problèmes liés à la violence et à la drogue sont en effet monnaie courante, en particulier dans le centre-ville, exaspérant les riverains. 

Depuis le début du mandat, nous avons régulièrement interpellé la municipalité afin qu’elle prenne les mesures nécessaires aptes à garantir la sécurité des Rennais (Place Sainte Anne, rue Saint –Michel, arcades de la place de la République). 

Nous ne pouvons ainsi que nous réjouir du travail de la police et des services de l’Etat pour l’action de terrain qu’ils mènent et espérons que d’autres opérations de ce type seront organisées.


Centre ancien : c’est avec les habitants que l’avenir doit s’écrire

porte de Rennes 15eme siecleDébut mars, les Rennais apprenaient stupéfaits que l’immeuble qui abrite le « Piccadilly » sur la place de la mairie devait être évacué dans l’urgence. Une fois encore, l’état du bâti du centre ancien faisait la « une » du journal. Une fois encore sous le signe de l’urgence.

Cette urgence est réelle. Elle est connue. Elle a été précisément analysée par un rapport publié en 2008, qui a recensé plus de 1 500 immeubles dégradés, dont 300 présentent des risques sérieux nécessitant une intervention lourde. Elle doit être traitée avec sérieux. La prise de conscience de la mairie, pour tardive qu’elle soit, et la constitution d’une mission « Centre ancien » peut y aider. A condition toutefois d’accompagner les propriétaires, qui ont des responsabilités à assumer mais qui ont aussi besoin d’être conseillés.

Cependant, on ne doit pas se contenter de l’urgence. L’urgence, en l’espèce, est en partie la sanction de décennies de passivité pendant lesquelles la mairie n’a pas su ou pas voulu prendre la mesure du problème. Car les dégradations et certains défauts d’entretien ne datent pas d’hier. Et chacun pouvait constater que l’efficacité des OPAH (Opérations programmées d’amélioration de l’habitat) était largement insuffisante.

Plus encore, c’est au prix d’une magistrale erreur sociale et urbanistique que l’on a prétendu que « La Ville ne devait pas en faire trop pour les privilégiés du centre-ville ! ». C’était méconnaître ce quartier si particulier qui, à lui tout seul, fut toute la Ville il y a moins d’un siècle. La réalité était pourtant très différente. De nombreux Rennais aux revenus très ordinaires, des familles vivaient derrière les belles façades en si mauvais état. Les a-t-on pris en compte ? Non. Des logements familiaux ont été divisés dans l’indifférence en studios étudiants ou en bureaux. Certains combles ont été aménagés au-delà de ce qui est souhaitable. Et c’est ainsi qu’au fil des ans, l’équilibre social a été abandonné à son sort aussi bien que les bâtiments.

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Halte aux zones de non-droit dans le centre-ville

Bertrand PlouvierIntervention de Bertrand PLOUVIER

Conseil Municipal du 30 mars 2010

 

Monsieur le Maire,

 

Je profite de cette délibération pour m’étonner de votre silence et de celui de votre majorité sur la situation préoccupante de la rue Pont-aux-Foulons.

On pouvait en effet lire dans les colonnes d’Ouest France de l’édition du 27/28 mars que, contacté par la rédaction du quotidien, la Ville de Rennes n’a pas tenu à faire de commentaires et dit ne pas avoir reçu de courrier de la part des riverains vous informant de cette situation de violence dramatique et persistante.

Votre attitude dans ce dossier n’est pas sans nous rappeler la situation des arcades de la place de la République pour lesquels vous reconnaissiez naïvement ne pas être au courant de ses problèmes.

Alors pour éviter de perdre du temps, je tenais à vous informer des problèmes de violence, de deals de drogues diverses, de racket qui sont une réalité du quotidien pour les riverains de la place Sainte Anne. 

Il faut que vous preniez conscience que la rue Pont-aux-Foulons fait partie de ces zones de non-droit qui existent dans certains quartiers de Rennes.

La sécurité est la première des libertés et votre mandat vous oblige envers vos administrés. Vous êtes le garant de cette liberté.

Nous vous demandons, Monsieur le Maire, d’avoir le courage de prendre les mesures nécessaires, en concertation avec la Préfecture afin de rendre notre ville plus sûre et plus particulièrement les rues du centre ville le soir.

Je vous remercie

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