La nouvelle Maison des Associations : le choix contestable d’une rénovation

Intervention de Benoît CARON

Conseil Municipal du 10 mai 2010

 

Monsieur le Maire,

Cher(e)s Collègues,

  

Cette délibération appelle de notre part un certain nombre d’observations. 

Nous en sommes sans doute à la dernière phase des travaux concernant l’aménagement de l’esplanade du Général de Gaulle. 

Après les champs libres, le 4 bis, le Liberté rénové, les complexes cinématographiques, la station de métro, nous voici sans doute arrivés au terme des aménagements de la place avec cette délibération concernant la restructuration de la maison des associations.

1°) Tout d’abord, le choix que vous avez fait de restructurer une partie des bâtiments existants, vous le savez n’était pas le nôtre. Vous avez, sur le plan architectural, pris l’option de mettre au devant du bâtiment un autre édifice en verre, de conception résolument actuelle : le 4 Bis.

Au risque de déséquilibrer l’harmonie nouvelle de l’esplanade, composée désormais de bâtiments d’architecture contemporaine, vous envisagez de restructurer un bâtiment de conception ancienne.

2°) Ensuite, le coût de cette restructuration, nous interpelle. L’opération en phase programme est évaluée à 7 660 000 € TTC sans compter les diverses options qui sont susceptibles d’augmenter encore ce montant. Nous connaissons les aléas en termes de délais de livraison, de dérives des finances publiques et d’efficacité de ce genre d’opération.

3°) Par ailleurs, sur le plan de l’accessibilité le projet n’est pas satisfaisant. En effet, une partie de ce bâtiment rénové, ne sera pas, malgré les travaux accessibles par des personnes à mobilité réduite. Un comble de voter cette délibération le soir d’un conseil municipal où nous allons nous prononcer pour étendre le droit et l’accessibilité aux bâtiments et voies publiques aux personnes handicapées.

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La nouvelle collecte des déchets : une réorganisation regrettable

devptdurableBenoît CARON au nom du groupe pour Rennes Capitale trouve profondément regrettable cette nouvelle organisation du ramassage des déchets dans le centre ville.

Elle ne correspond pas aux besoins des habitants et des commerçants et rend par ailleurs la situation très compliquée. En effet, au-delà, de la baisse du nombre de passages, les horaires retenus occasionnent des perturbations de la circulation et de la vie commerciale du centre ville.

Cette nouvelle organisation, est également regrettable pour le contribuable Rennais car elle n’a pas vocation à réduire la Taxe d’Ordures Ménagères.

Nous avions pourtant alerté la Majorité de Rennes Métropole en assemblée des désagréments et des déséquilibres qui résulteraient de cette nouvelle organisation. Celle-ci avait malheureusement une nouvelle fois été ignorée notre intervention et l’avait même tournée en dérision.

Cet épisode est une nouvelle illustration du manque de concertation et d’un exercice du pouvoir autoritaire.


Opération anti-drogue : Union pour Rennes Capitale salue l’intervention de la police

Dans les médias 12 avril 2010

08_1117-policeBertrand PLOUVIER pour le groupe Union pour Rennes Capitale tient à saluer l’intervention de la police dans le quartier de la place Sainte Anne mercredi dernier. 

Il est important de prendre les mesures nécessaires pour enrayer le fléau qui touche certaines rues de notre ville. Les problèmes liés à la violence et à la drogue sont en effet monnaie courante, en particulier dans le centre-ville, exaspérant les riverains. 

Depuis le début du mandat, nous avons régulièrement interpellé la municipalité afin qu’elle prenne les mesures nécessaires aptes à garantir la sécurité des Rennais (Place Sainte Anne, rue Saint –Michel, arcades de la place de la République). 

Nous ne pouvons ainsi que nous réjouir du travail de la police et des services de l’Etat pour l’action de terrain qu’ils mènent et espérons que d’autres opérations de ce type seront organisées.


Centre ancien : c’est avec les habitants que l’avenir doit s’écrire

porte de Rennes 15eme siecleDébut mars, les Rennais apprenaient stupéfaits que l’immeuble qui abrite le « Piccadilly » sur la place de la mairie devait être évacué dans l’urgence. Une fois encore, l’état du bâti du centre ancien faisait la « une » du journal. Une fois encore sous le signe de l’urgence.

Cette urgence est réelle. Elle est connue. Elle a été précisément analysée par un rapport publié en 2008, qui a recensé plus de 1 500 immeubles dégradés, dont 300 présentent des risques sérieux nécessitant une intervention lourde. Elle doit être traitée avec sérieux. La prise de conscience de la mairie, pour tardive qu’elle soit, et la constitution d’une mission « Centre ancien » peut y aider. A condition toutefois d’accompagner les propriétaires, qui ont des responsabilités à assumer mais qui ont aussi besoin d’être conseillés.

Cependant, on ne doit pas se contenter de l’urgence. L’urgence, en l’espèce, est en partie la sanction de décennies de passivité pendant lesquelles la mairie n’a pas su ou pas voulu prendre la mesure du problème. Car les dégradations et certains défauts d’entretien ne datent pas d’hier. Et chacun pouvait constater que l’efficacité des OPAH (Opérations programmées d’amélioration de l’habitat) était largement insuffisante.

Plus encore, c’est au prix d’une magistrale erreur sociale et urbanistique que l’on a prétendu que « La Ville ne devait pas en faire trop pour les privilégiés du centre-ville ! ». C’était méconnaître ce quartier si particulier qui, à lui tout seul, fut toute la Ville il y a moins d’un siècle. La réalité était pourtant très différente. De nombreux Rennais aux revenus très ordinaires, des familles vivaient derrière les belles façades en si mauvais état. Les a-t-on pris en compte ? Non. Des logements familiaux ont été divisés dans l’indifférence en studios étudiants ou en bureaux. Certains combles ont été aménagés au-delà de ce qui est souhaitable. Et c’est ainsi qu’au fil des ans, l’équilibre social a été abandonné à son sort aussi bien que les bâtiments.

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Halte aux zones de non-droit dans le centre-ville

Bertrand PlouvierIntervention de Bertrand PLOUVIER

Conseil Municipal du 30 mars 2010

 

Monsieur le Maire,

 

Je profite de cette délibération pour m’étonner de votre silence et de celui de votre majorité sur la situation préoccupante de la rue Pont-aux-Foulons.

On pouvait en effet lire dans les colonnes d’Ouest France de l’édition du 27/28 mars que, contacté par la rédaction du quotidien, la Ville de Rennes n’a pas tenu à faire de commentaires et dit ne pas avoir reçu de courrier de la part des riverains vous informant de cette situation de violence dramatique et persistante.

Votre attitude dans ce dossier n’est pas sans nous rappeler la situation des arcades de la place de la République pour lesquels vous reconnaissiez naïvement ne pas être au courant de ses problèmes.

Alors pour éviter de perdre du temps, je tenais à vous informer des problèmes de violence, de deals de drogues diverses, de racket qui sont une réalité du quotidien pour les riverains de la place Sainte Anne. 

Il faut que vous preniez conscience que la rue Pont-aux-Foulons fait partie de ces zones de non-droit qui existent dans certains quartiers de Rennes.

La sécurité est la première des libertés et votre mandat vous oblige envers vos administrés. Vous êtes le garant de cette liberté.

Nous vous demandons, Monsieur le Maire, d’avoir le courage de prendre les mesures nécessaires, en concertation avec la Préfecture afin de rendre notre ville plus sûre et plus particulièrement les rues du centre ville le soir.

Je vous remercie

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Centre ancien : les conséquences de la politique du « laisser-faire »

Benoît CaronIntervention de Benoît CARON

Conseil Municipal du 13 mars 2010

 

Monsieur le maire,

 

L’actualité de ces derniers jours nous impose de revenir sur les évènements concernant le patrimoine immobilier du centre ville.

Après les arrêtés de mise en péril de l’immeuble qui jouxtait le restaurant du four à ban, après avoir voté ici même les décisions de sauvegarde du patrimoine historique du centre nous assistons à une multiplication des décisions de mise en péril imminent de certains immeubles ayant pour conséquence l’évacuation des logements, la gêne en résultant pour les habitants qui se retrouvent en quelques heures à la rue comme l’expliquaient à la presse les habitants évacués de l’immeuble qui se trouve exactement derrière nous.

Si ce rythme de décisions et d’évacuations continue, cela va bientôt être la moitié du centre ville qu’il va falloir reloger. On s’aperçoit également que ces décisions sont prises dans l’urgence et la précipitation, avec, heureusement, une fois  la sérénité nécessaire revenue, une réappropriation des locaux par les habitants.

Ce constat de vétusté d’un grand nombre d’immeuble du centre ville n’est pas nouveau, nous le connaissons depuis longtemps, la presse nous rappelait que déjà en 1969 l’immeuble jouxtant le théâtre du coté opposé à celui faisant la une aujourd’hui avait du être entièrement rénové. Quelles décisions en ont découlées, quelles réalisations ont elles été entreprises depuis ? Rien ou pas grand chose. 40 années se sont écoulées et alors dans l’urgence et devant le péril qui se dessine, des décisions d’urgence et un peu de panique sont prises, en ouvrant le parapluie du désormais fameux  » principe de précaution ».

Durant ces nombreuses années, vous aviez plutôt pour ambition concernant le centre de notre ville d’en chasser le maximum de véhicules automobiles et d’en faire un centre d’habitation étudiante et de manifestations multiples et  festives, ayant pour résultat d’en chasser les familles et une partie de ses habitants « stables » plutôt que d’envisager un quartier certes avec ses spécificités particulières, mais un quartier  également habité par des Rennais qui aiment leur ville et qui souhaitent continuer à y vivre dans des conditions de qualité de vie appréciable, avec tous les équipements  auxquels ils ont légitimement droit, comme tous ceux des autres quartiers de notre ville.

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Accessibilité et valorisation du commerce en centre ville

Françoise L'Hôtellier

Intervention de Françoise L’HOTELLIER

Conseil Municipal du 7 décembre 2009

 

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

 

L’attractivité du pôle Rennais repose sur la complémentarité du centre ville avec les pôles majeurs du pays de Rennes que constituent les divers centres commerciaux.

La municipalité a le devoir de veiller au respect et à la durabilité de cet équilibre fragile. 

Le centre ville est aujourd’hui le 1er pôle du pays de Rennes avec ses 1600 commerces et ses 430 millions d’euros de chiffre d’affaire. C’est aussi « l’image de la ville » sa carte de visite.

Mais on constate que les pôles périphériques et le maillage voulu et nécessaire des pôles de proximité concurrencent de plus en de plus le centre avec une offre de plus en plus importante et diversifiée. 

Cette concurrence est saine mais doit se faire dans le respect du principe de complémentarité.

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Encourager l’animation commerciale en centre ville

Françoise L'HôtellierIntervention de Françoise L’HOTELLIER

Conseil Municipal du 7 décembre 2009

 

Monsieur le Maire,

Cher(e)s Collègues,

 

Nous revenons sur la charte d’urbanisme du Pays de Rennes qui a tendance à être oubliée.

On l’a vue pour l’accessibilité et le stationnement. On l’a surtout vu récemment quand la page 27 le site de Betton est définit comme un pôle d’agglomération destiné à accueillir des activités de sport et loisirs. La réalité en sera finalement toute autre…

Avant qu’elle ne subisse peut être le même sort, regardons ce que nous préconise la page 18 :

« Renforcer l’identité commerciale du centre ville par des actions permettant l’implantation d’enseignes attractives »

Plus largement aujourd’hui il est nécessaire de conforter l’offre commerciale du centre ville en la valorisant si nous voulons asseoir et développer son rayonnement. 

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