Conseil Municipal du 13 mars 2010

08_1115_cm_rennesSamedi 13 mars 2010, lors du Conseil Municipal, les élus ont eu à débattre et à voter le budget primitif de la Ville de Rennes pour 2010. Les élus du groupe Union pour Rennes Capitale n’ont pas manqué de faire entendre leur voix sur les grandes orientations du budget et notamment la hausse de la pression fiscale sur les familles, mais aussi sur des sujets comme le centre ancien, la petite enfance, le sport, le tourisme ou encore l’envolée des dépenses de communication.

1°) Budget 2010 : La ville impose aux Rennais et aux associations un effort qu’elle ne s’impose pas à elle-même

Dans son intervention générale sur le budget 2010, Bruno CHAVANAT est revenu sur l’habituelle charge contre l’Etat de la Majorité Municipale. Cette stratégie qui vise à faire reporter sur d’autre ses propres responsabilités ne peut plus fonctionner. La réalité structurelle de ce budget est marquée par une nouvelle hausse de la fiscalité, ainsi qu’une augmentation des charges de fonctionnement alors que la mutualisation des services avec Rennes Métropole est entamée. Cette augmentation de la fiscalité n’est pas justifié par l’investissement qui est en baisse. 

 Intervention de Bruno CHAVANAT

2°) Pour un parc automobile électrique à Rennes

L’économie rennaise est fortement marquée par l’industrie automobile. La Ville  veut être un exemple de développement durable. Françoise L’HOTELLIER a ainsi proposé de développer un parc de voitures électriques.

 Intervention de Françoise L’HOTELLIER

3°) Centre ancien : les conséquences de la politique du « laisser-faire »

 Les derniers jours ont été marqués par des évacuations d’immeubles dans le centre ancien. Cette situation n’est pourtant pas nouvelle et ces réactions parfois précipitées à l’image de l’évacuation de l’immeuble de l’Opéra sont malheureusement le résultat d’un laisser-faire de la part de la Municipalité. Benoît CARON a rappelé la Municipalité à ses responsabilités et souhaite désormais une réaction à la hauteur du problème.

 Intervention de Benoît CARON

4°) Réorienter la nuit des 4 Jeudis

L’opération « la nuit des 4 Jeudis » connaît une baisse de fréquentation. Pour Doris MADINGOU, il est nécessaire de réorienter l’évènement en relançant par exemple les cafés-concerts dans différents bars de la Ville en partenariat avec la Mairie.

 Intervention de Doris MADINGOU

5°) Petite enfance : l’offre en baisse

Bertrand PLOUVIER est revenu l’offre insuffisante de modes de garde à Rennes. Le taux de satisfaction des demandes est même en baisse tout comme l’investissement dans certaines crèches municipales. La famille et notamment la petite enfance doit être une priorité municipale.

 Intervention de Bertrand PLOUVIER

6°) Plus de lisibilité et d’équité dans le soutien au monde sportif

Marie LOUIS regrette le manque d’équité et de lisibilité dans l’attribution des subventions au monde sportif. Elle propose notamment d’adapter la méthode des fonds globaux aux subventions en direction des associations sportives. L’élue est également revenu sur la baisse des investissements dans le domaine du sport.

 Intervention de Marie LOUIS

7°) L’accompagnement nécessaire des professionnels du tourisme rennais

Rennes souhaite développer le tourisme d’affaire notamment avec la construction d’un centre des congrès. Françoise L’HOTELLIER a rappelé la nécessité de développer une offre hôtelière adaptée en accompagnant les professionnels. 

 Intervention de Françoise L’HOTELLIER

8°) Une politique de communication de la Ville coûteuse

Benoît CARON a pointé du doigt l’augmentation du budget de communication et notamment l’augmentation du nombre de publications de la Ville. Il a notamment dénoncé la réapparition des journaux d’information des quartiers à un an des prochaines élections cantonales.

 Intervention de Benoît CARON


Réforme des collectivités : les trois contradictions du Maire

Sur le vif, Tribune Libre 10 décembre 2009

CGCTDans son dernier éditorial du « Rennais », Daniel DELAVEAU mène une charge violente contre la réforme des collectivités et de la fiscalité locale. « La réforme gommera 30 ans d’avancées » peut on lire sous la plume du maire. 30 ans d’avancées ? On est un peu surpris quand on sait à quel point les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, ont parlé de cette réforme sans jamais la faire.

Aujourd’hui, personne ne doute plus de la volonté politique qui anime le Gouvernement et le Président de la République pour s’attaquer au chantier. Naturellement, parce que cette réforme est importante et qu’elle a beaucoup attendu, elle est aujourd’hui difficile. Mais est-ce vraiment une raison pour ne pas la faire ? Beaucoup d’élus, dont nous sommes, sont d’avis contraire.

Alors, bien sûr, la réforme suscite des débats. C’est une bonne chose. C’est le signe que nous sommes sur une question de fond. Mais sur un débat de fond, on ne peut pas se contenter de défendre une logique partisane, sans s’exposer à des contradictions. Comme le montrent les prises de position de Daniel Delaveau.

PREMIERE CONTRADICTION : Etre en théorie favorable à une réforme mais s’opposer à toute réforme concrète.

La réduction du mille-feuille administratif français, la convergence de l’action du département et de la région dont les élus se font aujourd’hui concurrence et qui demain siégeront côte à côte, l’émergence de métropoles capables de s’affirmer au plan européen… Voilà le cœur de la réforme. Tout le monde en parle depuis 30 ans. Nous avons enfin un projet –perfectible sûrement mais qui a le mérite d’être concret -. « Je dis oui à la réforme pas à la contre-réforme» assure le Maire de Rennes. Ah bon ? Mais au-delà de cette pirouette, en quoi consiste la réforme que préconise Daniel Delaveau ?

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Bruno CHAVANAT : « La municipalité n’accepte pas la contradiction et a une faible culture du débat. C’est dommage pour Rennes »

Réflexion, Sur le vif 26 octobre 2009

photo-aditoQ : On vous a beaucoup entendu critiquer les hausses d’impôt. Pourquoi cette année particulièrement ?

Parce qu’elles sont injustes et injustifiées. Le plus choquant de notre point de vue est que Rennes Métropole augmente de 53% sa part de taxe foncière et de taxe d’habitation alors que ses autres ressources augmentent par ailleurs sensiblement et que la collectivité ne s’impose pas à elle-même les efforts qu’elle demande aux Rennais. Cette année, les frais de fonctionnement auront augmenté de 16%. En période de crise, quelle famille peut en dire autant ? Mais sur ce sujet, le maire est imperméable à toute discussion. Le discours est toujours le même : « vous êtes contre l’impôt, vous êtes des citoyens suspects ».

Q : Dans un autre domaine, la sécurité, on assiste à un changement de discours de la municipalité …

Un changement de discours, vous avez raison. Et même parfois un changement à 180 ° comme sur la vidéoprotection, que nous avons recommandé depuis longtemps dans quelques points sensibles où on sait bien que se concentrent les agressions et les trafics. Même chose pour l’alcool : hier c’était « on ne touche pas à la liberté des jeunes ! ». Aujourd’hui, le discours change un peu. On commence à s’apercevoir que la liberté de s’autodétruire, c’est quand même pas terrible. Mais on ne passe toujours pas du discours aux actes. Il y a un vrai problème de cohérence. Le maire prend des arrêtés contre l’alcool sur la voie publique mais ne veut pas les faire appliquer. Il reconnaît qu’on ne peut pas vivre tranquillement dans certains quartiers mais il laisse les habitants seuls avec leurs difficultés.

Q : Au-delà de ces points de désaccords, y a-t-il des points d’accord entre la majorité municipale et l’opposition ?

Bien sûr. Car nous ne sommes pas là pour critiquer tout ce qui se fait. Notre rôle est d’être vigilants mais constructifs. C’est le cas en matière de développement durable, dans l’esprit du « Grenelle de l’environnement ». Dans ce domaine, où les enjeux sont très clairs et dominent les clivages politiques, nous sommes en accord avec les objectifs de la municipalité. Mais nous voudrions plus d’action concrète. Par exemple pour les économies d’énergie : avec 66% de logements insuffisamment isolés à Rennes (notamment dans le parc HLM), il y a un chantier urgent pour réduire à la fois les factures de chauffage et l’émission de gaz à effet de serre. Ou encore pour un usage plus facile du vélo en ville : un sujet sur lequel notre pratique quotidienne nous donne des idées !

Q : Après 20 mois de présence au conseil municipal, l’opposition a-t-elle trouvé son rythme de croisière ?

Notre engagement ressemble à tout sauf à une croisière ! D’abord parce que nous sommes sollicités en permanence par des Rennais qui souhaitent entendre une autre voix sur les questions qui les concernent. Pour y répondre, nous avons mis en place un réseau d’écoute et de débat : les « relais de quartier ». Il y en a cinq aujourd’hui et un nouveau se crée chaque mois. Ensuite, nous avons à porter le débat au conseil municipal et sur la place publique. C’est un combat permanent. Parce que l’équipe en place n’accepte pas la contradiction et a une faible culture du débat. Cà ne la grandit pas et c’est dommage pour Rennes, car il est toujours utile de se remettre en cause.


« Tout Rennes Court »: un évenement sportif et un temps fort pour les Rennais

Sur le vif 11 octobre 2009

Ce dimanche 10 octobre, au sortir de la soirée de clôture de « Tout rennes court », Bruno Chavanat président du groupe « Union pour Rennes Capitale » revient sur sa participation. Au-delà des performances des élus du Groupe, Bruno Chavanat souligne l’implication des bénévoles au cours d’un événement « qui parle à l’ensemble des Rennais » et revient sur l’expérience très particulière que constitue cette course qui « donne à voir, sur son parcours, la ville dans sa dimension réelle ».


Journée de rentrée de Rennes 2 : une agression inacceptable

Coup de gueule, Sur le vif 2 septembre 2009

communiqueL’agression dont a été victime le Président de Rennes 2, à l’occasion de la rentrée étudiante, est particulièrement choquante et condamnable. Les agressions physiques sont révélatrices de l’état d’esprit de leurs auteurs, toujours enclins à préférer l’intimidation plutôt que le respect des personnes, la violence plutôt que le débat, les méthodes guerrières plutôt que le combat des idées.

Au-delà de cet incident, nous exprimons notre soutien à tous ceux, étudiants, enseignants-chercheurs, présidents d’université, qui oeuvrent avec détermination pour que la rentrée universitaire soit l’occasion de démontrer la solidité de l’Université rennaise et l’excellence de ses filières. Nous appelons tous ceux qui considèrent que l’université est une des premières richesses de Rennes à le dire en cette occasion. Pour que le monde universitaire sache que les Rennais refusent les provocations de ceux qui, sous couvert de luttes politiques, n’ont pour objectif que de déstabiliser l’Université.

Bruno CHAVANAT


Résultats des élections européennes

Sur le vif, Tribune Libre 8 juin 2009

« Le résultats des élections européennes à Rennes, comme dans toute la Bretagne, traduit d’abord l’échec du parti socialiste.

Le mouvement d’opinion qui a sanctionné à l’échelle nationale un parti qui n’a pas su gérer ses divisions internes et n’a formulé aucune proposition claire sur l’Europe est évidemment l’une des causes de ce vote sanction.

Mais ça n’est pas la seule.

Au plan régional, choisir pour la Bretagne, une partisane du Non, c’était nier l’attachement des bretons à l’Europe.

Au plan local, la municipalité rennaise conduite par Daniel Delaveau, qui n’a pas démontré sa capacité à incarner une ambition nouvelle. n’offre aucun point de résistance. Son score s’effondre passant de plus de 46% au premier tour des municipales à moins de 20%. Ce résultat démontre que l’antisarkozysme systématique que l’on nous sert en toute occasion, y compris dans les débats municipaux, est un paravent qui ne protège pas l’équipe en place de ses propres faiblesses. Le résultat éloquent des Verts montre en revanche, que face à une équipe qui ne se renouvelle pas, il y a un besoin de respiration dans la ville.

Le score de l’UMP et des formations politiques unies dans la liste conduite par Christophe Béchu et où figurait la conseillère municipale du groupe Rennes Capitale Doris MADINGOU, est supérieur à celui du PS. Il doit encore progresser mais il nous donne désormais une  responsabilité toute particulière.

C’est à nous, principale formation d’opposition représentée au conseil municipal, qu’il appartient de répondre au besoin de respiration et de renouvellement qui s’est exprimé. Nous avons commencé d’y répondre. Nous allons amplifier notre action.

Nous le ferons en rassemblant ceux qui ont envie d’agir. Les résultats d’aujourd’hui leur montrent qu’ils ne sont pas seuls à vouloir réveiller la municipalité. Nous le ferons en faisant confiance  et en rassemblant les nouveaux talents de tous les horizons, qui ont une ambition pour Rennes. »

 Bruno CHAVANAT


« Trouver en nous même les ressources pour affronter l’avenir ».

Réflexion, Sur le vif 11 janvier 2009

A l’occasion de ses vœux, Bruno Chavanat renouvelle ses préoccupations devant un début d’année difficile. Touché par l’inquiétude des familles rennaises, il réaffirme son soutien et sa solidarité à l’endroit de celles et ceux touchés par la crise et des difficultés. « Là où croit le péril, là croît aussi ce qui sauve » : le message du président du groupe « Rennes Capitale » porte aussi une invitation à envisager et construire ensemble l’avenir avec confiance.

 

 

Rien n’est jamais acquis ni écrit d’avance. Nombre de choix dépendent de nous même. Nous avons toute liberté d’inventer des solutions nouvelles. Celles-ci commencent par le fait de se poser les bonnes questions : celles qui nous invitent à sortir du modèle dans lequel on se croit enfermé. La (re)mise en cause, en débat et en question rentre précisément dans le rôle qu’entend assumer le Groupe Union Pour Rennes Capitale. Comme nous l’avons fait depuis l’élection du printemps dernier, nous continuerons de poser les questions et porter les propositions destinées à élargir les perspectives de notre avenir commun .

C’est l’objet du petit ouvrage que le groupe a écrit pour le partager avec les Rennais : Rennes, questions d’avenir: 10 questions-clés pour le mandat (présenté cette semaine à la presse et disponible en téléchargement sur le site très prochainement), qui ouvrent des chemins nouveaux  en terme de développement de l’emploi, d’urbanisme, de cadre de vie… 10 questions, autant de réponses et d’objet de débats pour  apporter et trouver  en nous même les ressources pour surmonter l’avenir. 


Doublement de « l’impôt ménages »: inopportun dans le fond et la forme

Au sortir du Conseil de Rennes Métropole qui se tenait ce jeudi 18 décembre (PV des débats disponible ici), Bruno Chavanat revient plus particulièrement sur trois points: la tonalité générale des débats, le doublement de l’impôt ménages et le voeu déposé pour protester contre la délocalisation des services de l’Insee à Metz.

La qualité du débat au conseil d’agglo ce 18 novembre ?

La « chape de plomb » qui recouvre les débats est assez frappante. Etant dans l’opposition, je suis naturellement conduit à porter devant la majorité une certaine contradiction. Dans le même temps, chacun pourrait intervenir utilement sur un grand nombre de sujets. Or, je suis à l’arrivée, le seul à intervenir, à poser des questions, à remettre en cause les options qui sont prises.

C’est moins le fait d’une majorité infaillible que celui d’une discussion étouffée. En effet à chaque fois que je me suis exprimé de façon un peu critique, j’ai soulevé une bronca d’agressivité,  et me suis attiré de nombreuses réactions de plus ou moins bonne foi, souvent du reste très peu reliées au fond de mon analyse. C’est cette ambiance générale, faite d’intimidation et d’arguments d’autorité qui refroidit je pense un certain nombre de délégués communautaires à participer au débat.

 

Le doublement de l’impôt ménage ?

La décision a été prise -et c’est le moins qu’on puisse dire- de façon discrète. Au cours du débat qui a eu lieu à ce sujet il y a un mois, rien n’a en effet été annoncé en ce sens par le Président de Rennes Métropole. Tout s’est joué en commission et en bureau, où l’on a appris très discrètement que les impôts prélevés sur les ménages en 2009 seraient doublés par rapport à 2008. Au-delà de la transparence que la mesure aurait méritée, ce taux d’augmentation de 100% pose beaucoup de questions. Ajouté à la hausse des taux de 10% de l’impôt prélevé par le Département, ce sont des mesures qui pèsent sur le pouvoir d’achat des ménages à un moment malvenu.

On peut en effet se demander, alors que les recettes de TP perçues en 2009 seront en hausse, si ce doublement de l’impôt prélevé sur les familles était nécessaire : nous répondons  « non et surtout pas dans ces conditions ».

Le vœu de protestation contre la délocalisation des services de l’Insee ?

Il y a actuellement un mouvement de délocalisation de l’Insee. Rennes Métropole a été saisie d’un vœu de protestation. Est-ce le rôle de l’agglo que d’aller à la remorque de tous les mouvements sociaux qui se passent à Rennes et en France ? Nous pensons que « non », a fortiori lorsque le terrain est mal choisi comme c’est le cas ici. Ce qui est en cause, c’est la constitution à Metz, d’un pôle de compétences important qui regroupe des services aujourd’hui en province et à Paris. On sait que pour des villes de la taille de Metz, attirer à elle des compétences dans un domaine est un facteur d’attractivité important.

Rennes devrait s’en souvenir, puisque nous avons profité de plusieurs de ces mouvements qui ont participé à  la richesse de notre ville : c’était le cas de l’école de l’Insee, décentralisée sur le campus de Ker Lann. Ca a été le cas des centres de recherches de France Télécom sur Rennes Atalante, mais également l’implantation de Citroën, issue d’une volonté de décentralisation d’un pôle de production automobile pour l’implanter en province.