C’est tout d’abord un sujet de société : le repos dominical y est solidement ancré depuis 1906. D’un temps «hors du labeur», il est devenu progressivement un temps de respiration, hors des ryhtmes de la semaine (travail, consommation…). De tous temps, il a permis aux familles de se réunir.
Mais l’actualité par laquelle le débat (re)surgit rappelle que c’est aussi un sujet et un enjeu économique.
A ce stade, il faut tout d’abord faire un point sur l’état du droit : aux termes de la loi, l’interdiction du travail le dimanche dans les commerces est la règle. Au-delà des exceptions faites pour certains secteurs (hôtels, restaurants, débits de boisson, fleuristes…) la règle qui (re)connaît cependant des dérogations, limitées et encadrées:
- Les commerces qui n’emploient pas de salariés peuvent ouvrir à leur guise.
- Le commerce de détail de denrées alimentaires peut ouvrir du dimanche matin jusqu’à midi.
- En « zone touristique », une dérogation peut être accordée par le préfet sur demande du conseil municipal.
- Enfin, le maire de toute commune à la possibilité d’accorder jusqu’à 5 autorisations d’ouverture par an.
Deux niveaux d’analyse doivent être ici distingués. Le premier, à propos de l’idée actuellement contenue dans une proposition de loi (soutenue par le gouvernement), de remettre en cause le régime d’ouverture des commerces le dimanche pour le soumettre au « libre choix » de chacun.
Le second, quant au pouvoir de dérogation accordé aujourd’hui au Maire et auquel la Ville de Rennes a toujours refusé de recourir.
Le projet envisagé (qui nourrit de nombreux débats jusques dans les rangs de la majorité), ressemble à une « fausse bonne idée ». L’Espagne qui avait d’ailleurs tenté l’expérience, est en train d’y renoncer. Alors que le projet est censé profiter à « l’économie et au pouvoir d’achat », aucune étude à ce jour n’est parvenue à démontrer qu’une ouverture 7 jours sur 7 aurait les effets escomptés.
A revenu égal en effet, les ménages ne consommeront pas davantage. Le volume de consommation sera seulement réparti sur 6 jours au lieu de 7…










Un thème fréquemment revenu au cours de la campagne électorale du printemps dernier est celui de la situation alarmante de l’état des immeubles en centre ville. 







