Nathalie Appéré, première adjointe au maire de Rennes, a présenté le bilan des Conseils de quartiers, après deux années de fonctionnement. Pour Bruno CHAVANAT, ce bilan est à nuancer, car il n’y a jamais eu autant de difficultés de concertation à Rennes. (Journal Ouest France, 6 juillet 2010)
Intervention de Bruno CHAVANAT
Conseil Municipal du 5 juillet 2010
Les associations sont au cœur et souvent à la base d’une grande part de la vie sociale de la ville.
C’est une richesse, une richesse double.
Ce n’est pas seulement une richesse qui résulte du service rendu (sport, musique, entraide, culture, services aux familles), c’est aussi une richesse en soi. La vie associative est une école d’engagement et de responsabilité issus de plusieurs traditions (associations laïques, patros).
- Toute richesse est le fruit d’un effort.
Le maintien de la vie associative à Rennes ne peut résulter que d’un effort partagé entre les associations elles-mêmes et la Ville.
Intervention de Bertrand PLOUVIER
Conseil Municipal du 5 juillet 2010
Monsieur le Maire,
Cher(e)s Collègues,
Noyée au milieu de cette délibération, vous en profitez pour enterrer en catimini la Maison de quartier de Maurepas sans que pour autant il y ait eu un débat contradictoire sur l’intérêt de priver, une nouvelle fois, les rennais d’un équipement de quartier.
En totale contradiction avec vos promesses de campagne de soutien aux associations, mais dans la droite ligne de votre politique de destruction des équipements de proximité, cette délibération signe l’arrêt de mort de la Maison de Quartier de Maurepas.
La fermeture de la bibliothèque de la Maison bleue (Saint-Martin) était à l’ordre du jour du conseil du 7 juin.
Bruno Chavanat a dénoncé une décision prise à l’encontre des usagers sur le mode du « on ferme d’abord, on discute après ». Cette méthode, caractéristique de la majorité depuis maintenant deux ans, ne répond pourtant en rien ni aux enjeux du développement averré de la lecture publique, ni à l’exigence de respect de la population.
La majorité métropolitaine ne cesse de fustiger la réforme territoriale : « décentralisation à l’envers », « regression », privation des libertés locales »… sont les arguments répétés à qui veut bien les entendre pour dénoncer ce projet de réforme, dont le sont d’ailleurs en cours de discussion et méritent donc une certaine prudence non seulement dans les propos mais aussi dans les décisions.
Curieusement, lorsqu’il s’agit de concentrer plus fortement les pouvoirs à Rennes Métropole et d’étendre le périmètre géographique à la 2ème, voire 3ème couronne de Rennes par la création d’une Métropole, super communauté urbaine qui se substitue à la quasi-totalité des communes, la réforme territoriale devient une « opportunité à saisir », un « nouvel essor de la solidarité territoriale », un « rendez-vous avec l’Histoire »…
Curieuse attitude qui consiste à dénoncer à Paris ce que l’on veut faire localement !!!
La Métropole, de quoi parlons-nous ?
En l’état actuel du projet de loi, la création d’une Métropole suppose de fonder une structure de plus de 450 000 habitants et entraîne donc une large extension géographique de Rennes Métropole. La Métropole gère des compétences très structurantes non seulement du Département (voirie départementale, développement économique, éventuellement action sociale et collèges) mais aussi des communes (notamment toutes les prérogatives en matière d’aménagement et de gestion de l’espace public).
Intervention de Bruno CHAVANAT
Conseil d »agglomération de Rennes Métropole du 29 avril 2010
Le rayonnement d’une Métropole dépend il principalement de sa taille ?
Quel est le levier décisif pour être la « Métropole européenne du XXIème siècle » que nous aspirons à devenir ? Est-ce prioritairement d’intégrer dans notre périmètre le Val d’Ille, St Aubin d’Aubigné ou Guichen ? Est-ce une question de périmètre ? Où est-ce de renforcer notre attractivité économique, nos sièges sociaux, notre université ? Autrement dit, n’est-ce pas plutôt une question de compétence ?
Et pour être les mieux placés dans la « forte compétition internationale » que décrit notre projet communautaire, est il nécessaire que nous chargions la Métropole d’élaborer les PLU, c’est-à-dire l’urbanisme de proximité ou faut il que nous concentrions notre effort sur les services aux habitants et les infrastructures que seule l’intercommunalité peut prendre en charge?
Voilà quelques questions qui nous sont posées à travers le débat de ce soir.
Dans ce débat, il y a une chance et un risque.
La chance serait de pouvoir tirer parti de la réforme des collectivités territoriales pour avancer plus vite et de manière plus cohérente et avec une gouvernance plus équilibrée pour réaliser notre projet communautaire.
Le risque, ce serait de perdre de vue nos priorités essentielles, le rayonnement de l’agglomération, les besoins concrets des habitants, leur souhait que les décisions qui les concernent soient prises au plus proche des citoyens. Le risque serait d’introduire un biais dans le débat. La course à la taille. La course au statut. Ce serait -parce qu’une réforme législative aux contours encore provisoires fixerait un seuil à 450 000 habitants- de n’avoir plus que ce chiffre en tête et d’oublier tout le reste.
Je voudrais le dire d’emblée. Il me semble que nous n’avons pas besoin de nous laisser détourner de notre chemin par cette obsession des 450 000 habitants.
« On ferme d’abord, on discute après ! »
A deux pas de l’université, au cœur d’un quartier en ZEP (zone d’éducation prioritaire), l’école primaire JF Kennedy est une école à taille humaine. Les effectifs y ont certes baissé. Mais la violence scolaire aussi. Motivés et soudés par l’enjeu éducatif, parents et enseignants se mobilisent ensemble pour faire vivre à Villejean une école dont ils sont fiers.
Mais patatras ! Plutôt que d’encourager une dynamique, la mairie brandit le rouleau compresseur du « tous pareils ». Elle ferme l’école sous prétexte qu’elle est plus petite que les autres écoles du quartier. Les difficultés pratiques pour redispatcher les enfants s’accumulent, le devenir du site Kennedy est enveloppé de brouillard, l’avantage financier de l’opération est nul. Tout cela devrait peser dans la décision ! A tout le moins les parents et les habitants voudraient en discuter.
Il n’en est pas question. Le verdict est tombé. De haut. Comme à la maison de quartier de Maurepas. Comme à la bibliothèque de la Maison bleue. Comme à celle de Carrefour 18. Les habitants croyaient pouvoir être considérés comme des citoyens adultes. La mairie ne l’entend pas de cette oreille. « On ferme d’abord, on discute après ! ».
Intervention de Bertrand PLOUVIER
Conseil Municipal du 8 février 2010
Monsieur le Maire,
Nous avons été informés de la tenue prochaine d’une « Caravane des quartiers » dans le quartier de Maurepas.
Les trois premières opérations de cette nature, qui se sont déroulées dans le courant de l’année 2009, n’ont pas permis aux Rennais, et en particulier aux publics des quartiers visés de comprendre l’objectif recherché par ces opérations de communication que votre première adjointe qualifiait d’ »évènementielle ».
Force est ainsi de constater qu’elles n’ont pas été l’occasion d’une concertation avec les habitants sur la conduite des projets municipaux dans les quartiers concernés.
Par ailleurs ces opérations ponctuelles n’ont pas eu de suites utiles pour les quartiers visités.
Votre première adjointe avait elle-même reconnu en conseil municipal les limites de ce type de communication. Vous aviez annoncé un bilan.
Ce bilan était d’autant plus nécessaire, qu’eu égard, au faible nombre des participants, un nombre important de Rennais s’interroge sur l’intérêt d’y consacrer 50 000 euros à chaque fois. Or, de bilan, il n’y en a pas eu.
Et pourtant, vous prévoyez prochainement à Maurepas une « Caravane des quartiers » dont l’intérêt public est plus qu’incertain. Cette initiative est en effet doublement préoccupante.



















