Réorganisation du passage des bus rue de Bertrand

Intervention de Benoît Caron

Conseil municipal, 08/12/08

 

 

Monsieur le Maire, Chers Collègues

 

La densité du trafic des bus en centre  ville, spécialement dans l’espace délimité par la rue Motte Fablet -rue d’Antrain, c’est à dire la portion comprise entre la Place Sainte Anne, la rue Le Bastard et la Visitation, et qui représente, en nombre, environ 700 à 800 bus par jour, met gravement en danger la sécurité des personnes et notamment celle des enfants et des personnes à mobilité réduite.

C’est un impératif que de résoudre effectivement ce problème. Nous sommes tous concernés à des titres divers.

En premier lieu, les riverains et les commerçants, les usagers des transports en commun, les conducteurs de bus eux-mêmes, qui travaillent dans des conditions de sécurité limites.

La réunion de concertation, qui aurait dû conduire à un projet améliorant la sécurité des piétons et des vélos face aux quelques 800 bus qui passent chaque jour dans ces rues était donc très attendue.  Malheureusement, cette réunion s’est avérée purement informative et n’a pas donné lieu à un véritable échange afin de trouver la meilleure solution.

Vous êtes venus annoncer la modification de la circulation des bus, les décisions étant déjà prises, parce que,vous affirmiez une fois de plus, qu’il n’y avait pas d’autres solutions possibles, ni techniquement, ni pratiquement. La « concertation » n’a pas eu lieu. Lire la suite »


Conseil Municipal, 12 novembre 2008

Un conseil riche, et dense, aux enjeux à l’arrivée assez éloignés des « focus » qui avait été « vendus » par la majorité. L’occasion souvent pour les élus URC de nourrir des débats bien souvent escamotés par le recours à certaines formes d’intimidation et autres arguments d’autorité.

Deux questions orales tout d’abord : la première, en écho à une perche « téléphonée », tendue par Sylvie Robert, présidente du groupe socialiste à Daniel Delaveau. Dans cette intervention consacrée à la crise économique, Bruno ChAVANAT rappelait notamment que les fragilités du secteur automobile avaient été pointées depuis bien longtemps sans que les constats aient toujours été suivis d’effet. L’autre question orale a été adressée par Bertrand PLOUVIER pour s’étonner que le tempo envisagé pour la construction du Centre des Congrès ne prévoie pas la participation des Rennais aux débats.

Au fil de l’ordre du jour ensuite, l’achèvement des travaux du Liberté a donné lieu à une intervention de Benoît CARON. L’occasion pour lui de donner acte de la qualité de l’équipement mais de rappeler qu’au lieu de « faire du neuf avec du vieux« , il aurait été possible, pour moins cher, de « faire mieux » par la construction d’une structure polyvalente.

Jérôme NORMANDIERE quant a lui à propos d’une délibération relative aux entrées de ville, a invité la majorité, compte tenu de leur importance et de leur fonction, à leur destiner un « plan global de développement et d’aménagement« .

Enfin, l’actualité nationale et ses conséquences locales se sont invitées une nouvelle fois au Conseil à travers notamment la réforme des Unités de Soins Longues Durées (USLD) et le dépôt d’un vœu du groupe socialiste contre celle-ci. Marie LOUIS a rappelé les motivations au fond de cette réforme et s’est employé à dénoncer les amalgames et raccourcis caricaturaux pratiqués par la majorité sur ce dossier.

Question orale sur la crise économique

La crise économique n’épargne pas Rennes. La Ville est particulièrement touchée par les fragilités rencontrées par le secteur automobile, qu’elles concernent les sites de production ou les équipementiers. Les risques sont pourtant connus et reconnus depuis quelques temps déjà. Comment passer d’une analyse partagée à une action partagée ? Quel avenir pour le pôle de compétitivité haut de gamme ? Compte tenu de la part (via la TP) de la contribution du secteur automobile à la fiscalité métropolitaine quelle visibilité financière, quels scénarios de recettes et de dépenses à court et moyen terme ?

Question orale de Bruno CHAVANAT >

Question orale sur le projet de Centre des Congrès

La lecture du dernier numéro d’Infos Métropole laisse entendre que le choix du Couvent des Jacobins pour y implanter le Centre des Congrès est d’ores et déjà arrêté. Bertrand PLOUVIER interpelle le Maire sur l’intention pourtant exprimée en conseil communautaire d’organiser un débat sur la question. Un débat que la mobilisation contre le projet (et cela toutes tendances confondues) rend plus que jamais bienvenue.   Un débat en tout état de cause nécessaire devant les Rennais directement concernés par un choix engageant.

Question orale de Bertrand PLOUVIER >

Derniers travaux sur Le Liberté

Le Liberté sera livré l’an prochain. A l’occasion d’une délibération portant sur les travaux d’achèvement, Benoît CARON rappelle combien le projet aura été mal mené de bout en bout. Les contraintes du parti pris contestable de « restructurer » plutôt que de reconstruire, ont eu les conséquences redoutées… Et annoncées… à l’époque par le Groupe d’opposition.

Les coûts, à la dérive, ont doublé par rapport aux estimations initiales (de 10 à 24 millions). Si l’équipement est à l’arrivée, de qualité, il eût possible de faire bien mieux, en moins longtemps et pour bien moins cher. Sa proximité avec la gare, les parkings et le métro plaidaient en effet pour l’implantation d’un équipement polyvalent qui aurait eu vocation à accueillir le Centre des Congrès. Une solution qui réglait les questions de l’emplacement, du coût et des délais qui se posent  sur le dossier, au point de s’annoncer aujourd’hui délicates pour la majorité.

Intervention de Benoît CARON >

Les entrées de Ville à Rennes

A l’occasion d’une délibération sur les syndicats intercommunaux d’entrée de Ville, Jérôme NORMANDIERE, pour le Groupe URC, rappelle leurs fonctions et les problèmes qu’elles invitent à résoudre. Lieux d’activité économique et commerciale, elles réclameraient une labellisation plus valorisante sur la base des travaux engagés par la CCI. Leur statut de « vitrines et d’images de la ville » appelle quant à elle une réflexion ambitieuse sur leur qualité visuelle, environnementale et architecturale. Enfin, en tant que destination ou point de passage, elles doivent être intégrées dans la problématique générale des déplacements autour de Rennes (engorgement, développement des accès par d’autres moyens que l’automobile…). Autant d’éléments à intégrer dans la « stratégie globale de développement des entrées de ville » que l’opposition appelle aujourd’hui de ses vœux.

Intervention de JEROME NORMANDIERE >

Les Unités de Soins de Longue Durée (USLD) – Réponse au Vœu de la majorité

La réforme des Unités de Soins Longue Durée (USLD), a fait l’objet d’un vœu déposé par la majorité pour la condamner en des termes durs et polémiques. L’enjeu est celui du vieillissement de la population et de la prise en charge de la dépendance, que la réforme en cours a pour objet de faire passer du secteur hospitalier à celui des maisons de retraites spécialisées (EHPAD) pour une majorité de personnes dont la situation ne justifie pas l’hospitalisation. Au-delà de la polémique et des procès d’intention contre l’Etat (dont l’engagement financier reste pourtant le même…), Marie LOUIS remet la réforme dans son contexte et rappelle les motifs qui la justifient et la rendent même nécessaire.

Intervention de Marie LOUIS >


Transports: renforcer les modes doux

Réflexion, Sur le vif 11 novembre 2008

Après le succès de la première ligne de VAL, Rennes et la Métropole sont entrées dans une phase de réflexion et de décision sur une deuxième ligne.

Nous avons d’ailleurs à ce sujet pris l’initiative de demander que les Rennais soient saisis d’un débat qui jusqu’alors a été très largement escamoté.

La nécessité de penser la deuxième ligne à l’échelle de l’agglo, les perspectives financières qui s’assombrissent, les exemples des villes qui, disposant d’un métro, font aujourd’hui le choix du tramway… Autant d’éléments qui concourent à plaider que soit proposé un « Plan B » (tramway…) sur lequel les habitants de toutes les communes de l’agglo doivent pouvoir se prononcer en toute connaissance de cause.

Au-delà, les problèmes de circulation et de stationnement sont aujourd’hui à Rennes des enjeux majeurs qui appellent des réponses adaptées.

La montée en puissance des préoccupations environnementales et la recherche d’une meilleure qualité de vie renouvellent la réflexion autour des modes doux comme le vélo ou la marche à pied.

Nous n’avons jamais cessé de réclamer un plan ambitieux de développement du vélo dont la part, dans les déplacements en ville, est passée de 10% à la fin des années 70 à 3% aujourd’hui…

Concernant la marche à pied,  quatre axes peuvent être envisagés :

- renforcer la sécurité des piétons notamment en centre ville. Par exemple les traversées nord et sud de la place de la mairie ainsi que la traversée de rue Motte-Fablet présentent des difficultés avérées.

- élargir le plateau piétonnier en partenariat avec les commerçants du centre ville. La cohabitation voitures/piétons présente dans certaines rues  une réelle dangerosité. Cet élargissement du plateau est d’autant plus d’actualité qu’un grand nombre de places de stationnement ont été supprimées par la municipalité ces dernières années. 

-  mettre en place en partenariat avec les associations concernées une charte du piéton : véritable « code de bonne conduite » et de partage de l’espace urbain a été mise en oeuvre à Lyon ou Lille. A Rennes, son principe a fait l’objet d’un quasi consensus au cours de la campagne du printemps dernier, reste aujourd’hui à la mettre en actes .

- développer pour les enfants des écoles primaires les circuits pedibus : ces dispositifs de sécurisation du parcours à pied vers l’école existent déjà, à Rennes et aux alentours  mais l’initiative mérite encore d’être développée.

A se contenter de décourager le recours à la voiture en centre ville sans promouvoir dans le même temps et avec un effort de même intensité, le recours aux alternatives « douces », on se prive de la cohérence, du confort et de la pédagogie qui doivent nécessairement accompagner une démarche inscrite dans le « sens de l’histoire ».


Huit semaines sans voitures

Idées neuves, Place du marché 21 octobre 2008

A Nantes, une expérience originale a conduit 4 personnes à se passer, deux mois durant de leur voiture. C’est l’expérience Zenius. Elle présente un double intérêt. D’abord montrer que c’est possible.

En alliant location de voiture, transport en commun et transport en mode doux, les participants ont réussi grosso modo à se passer de leur voiture et même, pour certains, ont renoncé à en posséder une de manière permanente.

Deuxième intérêt, pointer les points de blocage. Il y a des situations dans lesquelles, qu’on le veuille ou non la voiture reste le seul mode de transport possible, parce que les autres ne sont pas assez développés ou sont inadaptés aux exigences professionnelles ou familiales.

Pourquoi ne pas tenter une expérience similaire à Rennes, en faisant notamment participer à l’expérience des habitants des communes de la métropole ?

On s’apercevrait vite que, malgré le discours sur le développement des transports en commun, il n’y a pas aujourd’hui, lorsqu’on habite dans une commune voisine de Rennes, de véritable possibilité de se priver de sa voiture. Rien de tel qu’une expérience très concrète pour mesurer les progrès à réaliser!


Semaine européenne de la mobilité

Question orale de Benoit Caron
Conseil municipal, 08/09/08

Semaine européenne de la mobilité

Dans moins de deux semaines, entre le 16 et le 22 septembre, aura lieu la semaine européenne de la mobilité.

Il y a plusieurs années, cette initiative était régulièrement l’occasion d’un débat au conseil municipal de Rennes sur la «journée sans voiture». Ce débat a disparu.

Pour quelle raison ? Ne nous cachons pas la réalité. C’est essentiellement parce que la politique de la ville et de l’agglomération rendent de plus en plus difficile l’initiative elle-même.

Des logements à l’extérieur des rocades… des transports en commun à l’intérieur, cela conduit au résultat que l’on sait : 70% des déplacements en provenance des communes périphériques se font en voiture. Face à cette contradiction majeure qui attire de plus en plus de voitures dans Rennes, nous ne sommes tout simplement plus en situation de programmer quelque « journée sans voiture » que ce soit.

Faut il pour autant renoncer à agir, renoncer à sensibiliser les Rennais sur les enjeux capitaux qui s’attachent à la transformation de nos modes de déplacement ?

Non, bien évidemment, et c’est pour ça qu’il est regrettable que la semaine de la mobilité soit aussi peu mise à profit et qu’elle ne donne pas lieu, surtout en ce début de mandat à une initiative forte qui devrait être débattue en conseil municipal.

Or des initiatives fortes méritent d’être prises, en particulier dans un domaine où la ville de Rennes prend du retard et où, pourtant la rentrée est l’occasion d’agir : c’est le vélo.

La rentrée scolaire et universitaire est en ce mois de septembre l’occasion pour des milliers d’élèves et des milliers d’étudiants de mettre au point leur mode de déplacement dans la ville pour l’année scolaire et universitaire 2008 – 2009. Parallèlement, des milliers de parents s’interrogent sur les conditions dans lesquels ils peuvent ou non laisser leurs enfants se déplacer en sécurité à vélo pour leurs trajets quotidiens dans la ville.

A ces parents, à ces lycéens, à ces étudiants, nous n’apportons aujourd’hui aucune réponse ambitieuse qui changerait le visage de la ville et les modes de déplacement de chacun. La sécurité des personnes et des vélos pose toujours problème, la continuité des itinéraires aussi.

Septembre était pourtant le moment privilégié où des initiatives d’ampleur pouvaient être prises, où les comportements peuvent changer à condition qu’on les y incite. Où est le code de la rue promis pendant la campagne électorale ? Où sont les initiatives qui permettraient de regagner un peu du terrain perdu par Rennes où la part des déplacements en vélo qui était de 11% en 1979 oscille entre 4 et 5% aujourd’hui ?