Prairies des Matélouères : la ville s’enferme dans une position autiste

Poirier Prairie Poterie 002Voilà des mois que la municipalité rennaise cherche à isoler et à dénigrer les défenseurs du site naturel des prairies des Matélouères. Cet écrin naturel abrite, en plein cœur de Rennes, un biotope exceptionnel et plusieurs espèces protégées. Il participe d’un corridor écologique. Son urbanisation est un non sens. Des associations, un collectif, des habitants se sont époumonés à le répéter. Mais, ici comme ailleurs, la mairie se considère comme la seule expression de l’intérêt général, comme si habitants et associations ne défendaient, par construction, que des intérêts corporatistes. 

Ce complexe de supériorité de la mairie vis-à-vis des habitants, peut il aller jusqu’à refuser de prendre en compte l’avis des scientifiques ? Malheureusement oui. Il y a quelques semaines le Conseil scientifique régional patrimoine naturel, dont l’indépendance, l’autorité et la compétence sont difficilement contestables valide le point de vue des habitants et dénonce le projet d’urbanisation des prairies. L’adjoint à l’urbanisme dégage en touche : « ce n’est qu’un avis ».

Mais nous apprenons aujourd’hui que cet avis n’est pas sans poser de question à la direction régionale de l’environnement et au Préfet lui-même. La ville peut elle sans renier tous les discours prétendument écolo-compatibles dont elle abreuve les Rennais, continuer à préconiser l’urbanisation d’un site naturel majeur et de ses abords ? Nous affirmons pour notre part que ce serait un entêtement absurde de ne rien voir et de ne rien écouter.

Il est vrai que le vert très pâle des élus de Rennes métropole Ecologie qui ont obtenu des responsabilités dans la municipalité PS moyennant leur discipline sur certains sujets écologiquement sensibles, ne facilite pas les efforts de ceux qui veulent préserver la nature dans la ville.


La nouvelle collecte des déchets : une réorganisation regrettable

devptdurableBenoît CARON au nom du groupe pour Rennes Capitale trouve profondément regrettable cette nouvelle organisation du ramassage des déchets dans le centre ville.

Elle ne correspond pas aux besoins des habitants et des commerçants et rend par ailleurs la situation très compliquée. En effet, au-delà, de la baisse du nombre de passages, les horaires retenus occasionnent des perturbations de la circulation et de la vie commerciale du centre ville.

Cette nouvelle organisation, est également regrettable pour le contribuable Rennais car elle n’a pas vocation à réduire la Taxe d’Ordures Ménagères.

Nous avions pourtant alerté la Majorité de Rennes Métropole en assemblée des désagréments et des déséquilibres qui résulteraient de cette nouvelle organisation. Celle-ci avait malheureusement une nouvelle fois été ignorée notre intervention et l’avait même tournée en dérision.

Cet épisode est une nouvelle illustration du manque de concertation et d’un exercice du pouvoir autoritaire.


Prairie des Matelouères : Pourquoi il faut suspendre le projet

Poirier Prairie Poterie 002Le site des Matélouères  est un trésor écologique en plein Rennes. La mairie veut y construire 60 logements. Il est devenu le symbole d’un combat inégal entre des défenseurs de l’environnement et  l’équipe municipale qui ne renonce à aucun moyen pour les discréditer. La qualité du site et son intérêt appellent pourtant d’autres méthodes. Il faut suspendre le projet.

 

D’abord un conseil : allez-y. Allez voir. Allez vous promener, seul ou en famille, un matin à la fraîche ou un dimanche de printemps dans cet écrin de nature exceptionnel enclavé entre la rue de la Poterie et la rue de Vern dans le quartier de la Poterie. Vous êtes au cœur de la ville mais, le temps de votre visite, vous l’oublierez. Vous êtes en pleine nature et pourtant vous êtes à Rennes.

Depuis de long mois, la prairie des Matélouères est l’objet d’un conflit entre la Mairie, qui veut lotir la prairie, et les partisans de la protection et de la valorisation de ce site naturel exceptionnel. Car la « prairie » n’est pas une simple étendue d’herbe. Elle jouxte un ensemble d’arbres et de haies, des milieux humides et une clairière, dans lesquelles nombre d’espèces protégées, salamandres tachetées, pipistrelles, grands capricornes, lucarnes, piques prunes et écureuils roux trouvent refuge.

D’un côté donc, 60 logements sont annoncés, un processus  lancé, concours d’architecte à la clé. En projet, une barre d’immeuble sur la rue et trois « bâtiments-prairies », qui sont des logements groupés avec jardins privatifs, répartis sur le site. De l’autre côté, des habitants et un collectif fortement mobilisés. 

« Simple querelle de voisinage dans laquelle les résidents cherchent à protéger leur tranquillité en refusant de nouvelles constructions  » ? En tentant d’accréditer cette thèse, la mairie cherche surtout à utiliser tous le moyens  pour discréditer ses interlocuteurs. Et comme toujours en pareil cas, elle utilise l’artillerie lourde.

Les défenseurs du site ont pourtant de solides raisons de ne pas se laisser intimider.

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Conseil : les économies d’eau nous coûteront cher

Dans les médias 11 février 2010

Lundi, lors du conseil municipal, Marc Hervé a rappelé les ambitions de Rennes en matières d’économies d’eau. Les investissements liés devraient entraîner de nouvelles hausses des tarifs. (Journal Ouest France, 10 février 2010)

 

eau 


La question de transports dans l’agglomération rennaise : l’atout ferroviaire

Sur le vif, Vie de l'asso 3 décembre 2009

Gare SNCFPartout où elle est mise en place, la desserte cadencée des trains express régionaux entre la ville-centre et les communes périurbaines, combinée au développement de la multimodalité, rend possible une croissance significative du trafic voyageurs.). Ce mode de transport collectif est plus souple et moins coûteux que le métro ou le tramway.

Notre agglomération dispose d’un atout remarquable : l’étoile ferroviaire à cinq branches desservant Vitré, Retiers, Messac-Guipry, La Brohinière et Montreuil sur Ille. Depuis 2002, le nombre de voyages a augmenté de 8 à 9% par an. Sur certaines destinations, la part de marché du transport ferroviaire de voyageurs atteint 20% (Rennes-Vitré par exemple).

Or l’étoile ferroviaire est encore sous-exploitée sur l’agglomération rennaise. Ainsi pour rejoindre en 20 minutes Corps-Nuds et Rennes il n’y a que trois liaisons en matinée ; il n’y en a que trois également depuis Bruz (9 minutes). En revanche depuis septembre 2009, les dessertes matinales ont été accrues à huit liaisons depuis Noyal (10 minutes), six depuis Betton (12 minutes) et huit depuis L’Hermitage-Mordelles (10 minutes).

Il est d’ailleurs significatif de constater que la Région s’est donné pour objectif d’adapter l’offre de transport ferroviaire pour tendre vers une desserte combinant des niveaux de fréquence importants (toutes les 15 à 20 minutes en pointe) et des départs à heure fixe toute la journée pour davantage de lisibilité.

Rennes-Métropole doit s’engager, en liaison avec la Région et la SNCF, sur la voie d’une utilisation plus efficace et plus rationnelle du réseau ferroviaire, plutôt que de développer le réseau STAR en concurrence avec celui-ci. L’efficacité d’une telle coordination repose sur une cohérence des objectifs et des actions. Elle rend nécessaire de lourds investissements en matière d’infrastructures (réseau, matériel roulant, haltes ferroviaires, parkings…) et de services (multimodalité, harmonisation des dessertes et des tarifs, billettique, information…). A court terme,  un réaménagement de la gare de Rennes est indispensable, celle-ci ayant aujourd’hui atteint les limites de sa capacité.

Rennes-Métropole a-t-elle les moyens d’apporter sa contribution à une telle politique tout en réalisant un investissement aussi coûteux que la deuxième ligne de VAL ?

Pour la Commission « Transports »

Pierre GUSDORF et Antoine CRESSARD


Le Mail Mitterrand renoue avec les piétons

Peu à peu le Mail Mitterrand redonnera la part belle au piétons et aux transports doux. Et le stationnement.

Si le projet est « un beau projet », pour Benoît CARON, il ne prend pas en compte la question du stationnement alors que le Mail se situe au commencement de l’axe est-ouest et aux portes du centre ville historique. Un parking relais serait utile à cet endroit afin de ne pas « handicaper ceux qui veulent venir dans le centre ainsi que le reste du quartier où le stationnement va se reporter. » (Journal Ouest France, 6 octobre 2009)

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La Courrouze commence à sortir de terre

Le futur quartier de la Courrouze (entre Cleunay et Arsenal) se dévoile peu à peu. 250 personnes ont visité le site, samedi.

Le projet de la Courrouze se base sur une forte valeur ajoutée écologique. Pour Bruno CHAVANAT, c’est une bonne chose mais il ne faut pas négliger non plus l’équilibre entre l’haitat, les activités économiques, culturelles et associatives. » Selon lui les premiers aperçus des travaux vont dans le bon sens. (Journal Ouest France, 21 septembre 2009)

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BARO’METROPOLE : Indispensable mais insuffisant

08-1201-hotel-rmIntervention de Bruno CHAVANAT

 

Conseil de Rennes Métropole du 17 septembre 2008

Un travail indispensable et pour l’essentiel un travail de qualité.

  • L’élaboration d’un baromètre comportant des indicateurs de mesure du développement durable de Rennes Métropole est une bonne nouvelle. Le travail accompli dans ce sens, notamment par l’AUDIAR doit être salué.
  • Mesurer ses résultats est aussi nécessaire quand on est une collectivité publique que quand on est une entreprise ou un organisme d’intérêt général. C’est même indispensable si l’on veut rendre compte aux citoyens qui nous ont élus de l’efficacité des politiques menées.
  • Le travail qui est présenté est donc indispensable. Il est pour l’essentiel, de qualité. Mais, tel qu’il se présente il présente encore des insuffisances.

Une insuffisance méthodologique : ce n’est pas l’organisme qui conseille qui est le mieux placé pour contrôler les résultats.

  • On le sait dans le secteur privé. Le cabinet de conseil ne peut pas être en même temps celui qui certifie les comptes. Depuis les récents scandales, toutes les législations ont évolué dans un sens plus strict. C’est désormais interdit par la loi.
  • La même discipline devrait s’imposer à nous. Ce ne doit pas être à notre propre agence d’urbanisme, qui est le principal organe de conseil de notre collectivité d’établir le baromètre de réussite de nos politiques. Ce n’est d’ailleurs pas faire injure à son professionnalisme. Mais lui demander à la fois de nous conseiller pour nos politiques et ensuite de déterminer les indicateurs qui mesureront ces politiques c’est la faire à la fois juge et partie.
  • Il serait donc souhaitable que ce baromètre, qui mesure les résultats comparés d’un panel de 8 agglomérations, soit établi par un organisme indépendant. Pourquoi pas un organisme émanant des agences d’urbanisme des 8 agglomérations concernées qui sont classées les unes par rapport aux autres dans ce baromètre. Ce serait une garantie imparable d’objectivité dans le choix des indicateurs.

Des insuffisances quant aux indicateurs de mesures des résultats de nos politiques.

Je me limiterai à quelques exemples.

  • Il y a d’abord des indicateurs qui manquent alors que nous sommes en plein dans les politiques communautaires. C’est le cas du vélo. Dans ce qui nous est présenté, on mesure la part des déplacements en mode doux (32%) mais on n’individualise pas le vélo, dont on sait très bien que la part est particulièrement basse puisse qu’elle est passée de 11% en 1979 à 4% aujourd’hui. Si nous voulons mesurer l’impact de nos politiques, il ne faut pas se contenter de mesurer le nombre de km de pistes cyclables, il faut mesurer, par rapport aux autres métropoles, l’évolution de la part des déplacements en vélo.
  • Il y a ensuite des indicateurs qui manquent dans des domaines dont nous ne sommes pas directement responsables mais qui sont stratégiques pour le rayonnement de l’agglomération. C’est le cas par exemple du taux d’intégration dans l’emploi et de la qualification des emplois obtenus par les jeunes sortis de nos universités. Ce sont des chiffres qui sont de mieux en mieux suivis (notamment à Rennes 1 et Rennes 2) et qui sont évidemment essentiels. Cela correspond à notre objectif stratégique d’être au cœur de l’économie de la connaissance.

 

Des insuffisances quant aux enseignements tirés des indicateurs.

C’est la difficulté de ne pas recourir à un organisme indépendant pour établir le baromètre, c’est que non seulement, on retient plus facilement les indicateurs qui révèlent des résultats positifs mais parfois on a tendance à interpréter les résultats dans un sens favorable.

La encore quelques exemples.

  • Sur le plan du dynamisme économique, il est paradoxal de mettre en valeur notre bon positionnement pour les bases de TP (alors que nous savons que l’entreprise principalement concernée (Citroên est en difficulté) et de ne pas accorder d’importance à un indicateur qui n’est pas favorable le taux de créations pures d’entreprise qui nous classe en mauvaise position.
  • Sur le plan universitaire, il est quand même curieux que le seul commentaire qui accompagne le chiffre de 40% des étudiants qui quittent l’université après la première année consiste à dire que ce n’est pas forcément synonyme d’échec. Certes il vaut mieux voir le verre à moitié plein.

 

Si ce baromètre a une utilité ce n’est pas de nous glorifier de ce qui va bien, c’est de nous permettre de regarder en face les résultats qui doivent être améliorés.

Pour cette raison, si nous nous félicitons de l’existence du baromètre, nous pensons important qu’il soit lui-même encore amélioré.

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