Installation d’antennes relais: pour le principe de précaution

Réflexion, Sur le vif 9 décembre 2008

Edito politique de la semaine: quelques heures avant le Conseil Municipal du 09 décembre, Bruno Chavanat fait un point sur deux de ses enjeux : projet d’implantation d’antennes relais sur le toit de l’Eglise St Melaine et réorganisation du passage des bus dans l’hypercentre.

Convention d’implantation d’antennes relais sur le toit de l’Eglise St Melaine.

La majorité a le projet d’installer 6 antennes relais sur le toit de l’Eglise St Melaine. La proximité de l’école publique a vu un certain nombre de parents se mobiliser et demander que le projet soit différé au nom du principe de précaution. Pour Bruno Chavanat, il y a un certain nombre d’intérêts à mettre en balance. On ne peut pas,  « d’un revers de main » considérer qu’il n’ y a aucun problème et arguer de ce que des normes a minima (et de surcroît anciennes) sont respectées pour se soustraire au débat. Bruno Chavanat estime sous cet angle que la convention d’implantation doit être suspendue.

Réorganisation du passage des bus dans l’hypercentre.

Il y a aujourd’hui clairement un problème quant au passage des bus dans l’hyper centre historique de rennes. Dangereux pour les piétons, dangereux pour les conducteurs de bus, sources de nuisances pour les immeubles avoisinants. La solution envisagée est de diviser et de déporter le problème  en exportant la moitié du trafic à deux rues de là, rue de Bertrand.

Il y a 3 questions posées qui conduisent à s’opposer au projet. Doit-on concentrer le passage dans les rues du centre historique ? Non. Deuxième point, la rue de Bertrand était promise à une extension du plateau piétonnier. Faire passer 700 bus, c’est y renoncer. La troisième question soulève le choix qui a été fait de concentrer tous les bus de l’agglo pour les faire converger vers la place de la République. Or, nous avons besoin à Rennes qu’une partie de la circulation puisse se faire entre les quartiers sans qu’elle passe nécessairement par le centre ville.   


Le service minimum d’accueil, un devoir

Dans les médias 21 novembre 2008

A l’appel des syndicats, un certain nombre d’enseignants s’étaient mis en grève ce jeudi 20 novembre. La ville de Rennes a mis en œuvre les prérogatives qui lui reviennent au titre de la loi sur le « service minimum d’accueil ».

L’occasion pour la majorité d’afficher contradictions et ambiguïtés: contradictions quant à sa position de principe au regard du « service minimum ». Ambiguïtés quant au fait de se prévaloir « de l’esprit républicain » pour se distancier et justifier l’application… des obligations qui lui incombent au titre de la Loi (dura lex, sed lex…).

En effet, un communiqué diffusé jeudi rappelait son « opposition »  à « l’obligation faite aux communes de mettre en place le droit d’accueil dans les écoles » tout en « prenant acte de l’adoption de cette loi » et annonçant le dispositif déployé pour la circonstance. Le faible taux de présence des élèves le jeudi inspirait semble-t-il le lendemain un autre communiqué où « sans remettre en question l’intérêt d’un service minimum », la Ville de Rennes proposait un « partage des conditions d’organisation ».

L’occasion quoi qu’il en soit pour le Groupe URC de rappeler, dans un communiqué diffusé par Ouest-France, son soutien de principe au service minimum qui « sans remettre en cause le droit de grève » permet de soustraire les parents des difficultés matérielles qu’il peut poser dans ce cas précis. (Journal Ouest-France, jeudi 20 novembre 2008)


Transports: renforcer les modes doux

Réflexion, Sur le vif 11 novembre 2008

Après le succès de la première ligne de VAL, Rennes et la Métropole sont entrées dans une phase de réflexion et de décision sur une deuxième ligne.

Nous avons d’ailleurs à ce sujet pris l’initiative de demander que les Rennais soient saisis d’un débat qui jusqu’alors a été très largement escamoté.

La nécessité de penser la deuxième ligne à l’échelle de l’agglo, les perspectives financières qui s’assombrissent, les exemples des villes qui, disposant d’un métro, font aujourd’hui le choix du tramway… Autant d’éléments qui concourent à plaider que soit proposé un « Plan B » (tramway…) sur lequel les habitants de toutes les communes de l’agglo doivent pouvoir se prononcer en toute connaissance de cause.

Au-delà, les problèmes de circulation et de stationnement sont aujourd’hui à Rennes des enjeux majeurs qui appellent des réponses adaptées.

La montée en puissance des préoccupations environnementales et la recherche d’une meilleure qualité de vie renouvellent la réflexion autour des modes doux comme le vélo ou la marche à pied.

Nous n’avons jamais cessé de réclamer un plan ambitieux de développement du vélo dont la part, dans les déplacements en ville, est passée de 10% à la fin des années 70 à 3% aujourd’hui…

Concernant la marche à pied,  quatre axes peuvent être envisagés :

- renforcer la sécurité des piétons notamment en centre ville. Par exemple les traversées nord et sud de la place de la mairie ainsi que la traversée de rue Motte-Fablet présentent des difficultés avérées.

- élargir le plateau piétonnier en partenariat avec les commerçants du centre ville. La cohabitation voitures/piétons présente dans certaines rues  une réelle dangerosité. Cet élargissement du plateau est d’autant plus d’actualité qu’un grand nombre de places de stationnement ont été supprimées par la municipalité ces dernières années. 

-  mettre en place en partenariat avec les associations concernées une charte du piéton : véritable « code de bonne conduite » et de partage de l’espace urbain a été mise en oeuvre à Lyon ou Lille. A Rennes, son principe a fait l’objet d’un quasi consensus au cours de la campagne du printemps dernier, reste aujourd’hui à la mettre en actes .

- développer pour les enfants des écoles primaires les circuits pedibus : ces dispositifs de sécurisation du parcours à pied vers l’école existent déjà, à Rennes et aux alentours  mais l’initiative mérite encore d’être développée.

A se contenter de décourager le recours à la voiture en centre ville sans promouvoir dans le même temps et avec un effort de même intensité, le recours aux alternatives « douces », on se prive de la cohérence, du confort et de la pédagogie qui doivent nécessairement accompagner une démarche inscrite dans le « sens de l’histoire ».


Conseil municipal, 8 septembre 2008

Ouest-France au lendemain du Conseil titrait « Conseil Municipal faites un vœu« . C’est en effet devenu une habitude pour la Majorité d’alimenter les Conseils par des vœux sur des sujets généralement de politique nationale.

Une façon de mieux marquer l’absence de projets concrets pour la ville. Cette fois-ci c’était la politique éducative qui était attaquée de front par la municipalité.

Pour cette rentrée municipale, le groupe URC a souhaité recadrer le débat sur les compétences de la Ville et les préoccupations des Rennais et a ainsi interrogé le Maire sur ses ambitions pour Rennes.

Au menu donc, la question du tourisme ou encore le développement du vélo. Deux délibérations ont également retenu l’attention de notre groupe. Une première sur la présence sociale en centre ville et une autre sur le droit de préemption de la Mairie sur les fonds de commerce.

Vœu du Conseil municipal contre les mesures gouvernementales en matière de politique scolaire.

En cette période rentrée scolaire, la majorité a souhaité déposer un vœu sur l’avenir de l’école, l’occasion pour Bruno CHAVANAT de réagir sur les réelles intentions de cette même majorité. Aux termes de l’analyse de B. CHAVANAT, ce vœu, par sa formulation caricaturale, a vocation a appuyer une démonstration politique partisane, plus qu’à rendre compte fidèlement des enjeux des réformes annoncées.

Après avoir rappelé les réelles ambitions de la réforme de Xavier DARCOS en faveur d’une école de la réussite, Bruno CHAVANAT a dénoncé une stratégie de communication qui masque une absence de projets concrets pour Rennes. En matière scolaire, notamment, force est de constater que la baisse des familles à Rennes entraîne inéluctablement une baisse des élèves dans les écoles de la ville.

Intervention de Bruno CHAVANAT >

Question orale de Françoise L’HOTELLIER sur le tourisme

Rennes ville morte en été ? En réaction à une interview d’Yves PREAULT dans la presse constatant à mi-mot que Rennes s’endort durant l’été, Françoise L’HOTELLIER a interrogé la municipalité sur ses ambitions et ses projets pour développer le tourisme à Rennes.

Notre ville est en effet la capitale bretonne et dispose d’un riche patrimoine encore trop méconnu hors des frontières de la métropole rennaise. Elle suggère compte tenu des enjeux de rayonnement et de développement économique dont le tourisme est porteur, d’imaginer des animations culturelles à l’image des Folles Journées de Nantes, le festival de Jazz à Vannes ou le festival inter celtique de Lorient.

Intervention de Françoise Lhôtellier >

Question orale de Benoît CARON à l’occasion de la semaine de la mobilité

La semaine de la mobilité était habituellement l’occasion d’un débat sur la journée sans voiture. Ce débat a disparu. Il est aujourd’hui difficile d’envisager cette possibilité du fait d’un développement du logement à l’extérieur des rocades et des transports en commun concentrés à l’intérieur de celles-ci.

Il est pourtant important d’encourager le développement du vélo par une meilleure continuité des itinéraires, davantage de sécurité pour les cyclistes et ce afin de faciliter leurs trajets quotidiens dans la ville.

Intervention de Benoit Caron >

Intervention de Doris MADINGOU sur la mise en place d’une présence sociale en centre Ville

Un an après les incidents de la rue d’Orléans, la municipalité entend mettre en place une présence sociale dans le centre ville dans un but de prévention. Cependant, cette initiative marquée de bonnes intentions, ne prend pas toute la mesure du problème. Ce type d’action concernera essentiellement la prévention des risques liés à l’alcool alors que ce mal issu de la spécificité du centre ville est beaucoup plus large.

Que fait-on pour la rénovation des 500 logements insalubres du centre ? Comment renouer le dialogue entre les étudiants et les habitants du centre…?

Intervention de Doris Madingou >

Intervention de Benoît CARON sur les droits de préemption des fonds de commerce dans le centre ville

La loi Dutreil de 2005 prévoit la possibilité pour les communes d’user d’un droit de préemption sur les fonds de commerce ou artisanaux. Cela est particulièrement utile pour les centres villes. Il est en effet important de veiller à ce que le centre-ville conserve une diversité commerciale et une densité de commerces de proximité satisfaisante.

Cependant, cette faculté implique de prendre en compte le risque financier pour la ville et le fait que « la vigueur et le dynamisme du commerce ne se décrète, pas plus qu’il ne se préempte« .

Intervention de Benoit Caron >


Vœu du conseil municipal contre les mesures gouvernementales en matière de politique scolaire

Question orale de Bruno Chavanat
Conseil municipal, 08/09/08

Voeu du Conseil Municipal contre les mesures gouvernementales en matière de politique scolaire.

Monsieur le Maire, Madame l’adjointe à l’éducation, mes chers collègues,

Il y a plusieurs manières de lire le vœu qui nous est soumis et d’interpréter les raisons qui, en cette période de rentrée, ont conduit la majorité à faire, elle aussi sa rentrée politique et syndicale, comme si elle craignait d’être jugée trop tiède par tous ceux qui protestent contre la politique du gouvernement.

La première manière de lire ce vœu, c’est de faire crédit à ceux qu’ils l’ont écrit que c’est vraiment l’avenir de l’école et la situation des élèves rennais, de leurs parents, des enseignants et de tous ceux qui concourent à l’éducation qui les intéressent et qui les ont guidés. Faisons un instant cet effort et posons nous quelques questions simples.

- Oui ou non y a-t-il urgence à réformer l’école et à permettre aux 15% d’enfants qui en sortent sans la maîtrise des savoirs fondamentaux de retrouver des chances de réussite ?

- Oui ou non y a-t-il urgence à permettre aux élèves les plus en difficulté à bénéficier d’une attention particulière, de moyens dédiés, d’un suivi plus attentif ?

- Oui ou non y a-t-il urgence à permettre aux maîtres de consacrer officiellement une part significative de leur temps à cette tâche et une autre part de leur temps à la concertation entre enseignants et pédagogues et à des relations avec les partenaires naturels de l’école, en premier lieu les parents ?

Le Gouvernement et Xavier Darcos depuis un an ont répondu oui à ces trois questions.

Le ministre, lui, qui n’est pas réputé pour être un dangereux idéologue, a choisi de bouger. Il a choisi de bouger sur la promotion des savoirs fondamentaux, par une réforme des programmes extrêmement simple qui répond à des préoccupations maintes fois exprimés par des pédagogues et des experts en sciences de l’éducation de droite et de gauche depuis des années.

- Il a choisi de bouger sur l’aide aux élèves en difficulté, dès le diagnostic des premières difficultés en prévoyant le soutien individualisé deux heures par semaine. Il l’a prévu non pas de façon uniforme et rigide mais souple. L’organisation dépendra des parents, des enseignants et des réalités locales (c’est ce qu’a précisé l’inspecteur d’académie). De la même façon qu’est prévu une souplesse sur le maintien des expérimentations sur les rythmes scolaires.

- Il a choisi de bouger sur les horaires que les enseignants pourront consacrer à l’aide aux élèves et à l’organisation pédagogique (3 heures par semaine)

- Il a choisi de bouger sur la faculté de faire des heures supplémentaires, ce qui contribue à une augmentation non négligeable de la rémunération des enseignants

- Il a choisi de bouger aussi sur l’aide aux enfants handicapés pour permettre la scolarisation en milieu ordinaire -ceci notamment par la création dès l’année dernière de 2700 postes d’aides à la vie scolaire Enfin il a choisi de bouger pour que le nombre de postes d’enseignants sans affectation complète ou réelle (35 000 équivalents temps plein) soit réduit parce qu’aucune réforme n’est possible à terme si on la fait sans se préoccuper de mieux gérer.

Naturellement on peut comprendre qu’il y ait des difficultés, des oppositions, que l’on veuille en faire plus, que la réforme ce soit toujours difficile à conduire. C’est naturellement plus confortable de n’avoir pas bougé pendant des années de responsabilité gouvernementale.

Naturellement c’est moins facile à Rennes d’obtenir des créations de postes massives, quand on sait que, depuis 10 ans le nombre d’élèves dans le primaire a baissé de 5000, que le nombre de familles entre 2000 et 2006 a baissé de 4000.

Mais il faut choisir entre un discours constructif et un discours purement protestataire

Il faut choisir entre l’intérêt des enfants, des parents, des enseignants et l’intérêt purement politicien qui consiste à chercher à récupérer les mécontents.

Il faut choisir entre se retrousser les manches ensemble ou mettre de l’huile sur le feu. Mme Hamon, vous avez bien du mal à choisir.

Dans « Education Infos », vous écrivez que vous êtes d’accord avec les objectifs. Vous parlez de partenariat. Et on est alors tenté de vous suivre.

On est tenté aussi de vous dire aimablement que les responsabilités qui sont les vôtres emportent des obligations, sur le temps extra scolaire, sur la « carte de famille nombreuse rennaise » dans les transports entre la maison et l’école, que vous venez de supprimer et qu’il faudrait rétablir (gratuité du titre dom’écoles à partir du 3ème enfant), sur les relations entre les parents et l’école, entre les quartiers et l’école.

Mais nous sommes ici en conseil municipal et le virus de la politique vous reprend. Adieu le partenariat. Bonjour les vieilles formules caricaturales et assassines. Tout cela nous oblige à constater qu’il y a une deuxième lecture du voeu et à le lire comme il a sans doute en partie été écrit. Comme une opération purement politique ou politicienne avec tout ce que ce mot peut comporter d’intention manœuvrière et caricaturale.

Il n’y a pas besoin de chercher très loin, tout l’arsenal des vieilles caricatures est là. Le vœu est farci d’expressions alarmistes « mise en danger de l’école républicaine » « recul de l’État face à ses responsabilités », déstabilisation de la situation des « enfants les plus fragiles ».

Tout ceci c’est le langage du parti socialiste qui se parle à lui-même. Un parti socialiste en mal d’idées qui se fabrique un diable pour user contre lui les armes et les formules les plus outrées possibles.

Il est sain de démasquer cette mise en scène et de la dévoiler très simplement pour que personne ne s’y laisse prendre. Pour ceux qui ne s’en souviendraient pas, ce même vœu a déjà été présenté au conseil municipal exactement dans les mêmes termes il y a quelques mois. C’était le 5 mai dernier. On rejoue la pièce une deuxième fois.

Il n’y a pas forcément lieu de s’en émouvoir. Sauf qu’on aimerait bien que plutôt que d’accumuler les vœux de protestation contre le Gouvernement, la municipalité nouvelle s’occupe un peu plus de Rennes, assume ses responsabilités et lance le mandat sur des projets concrets qui témoignent de son envie de faire du neuf. Car pendant que l’on fait des vœux sur la politique du Gouvernement, il y a des clignotants qui s’allument localement auxquels qui sont des vraies questions que l’on ferait bien de prendre à bras le corps.

Ainsi qu’en est-il de l’emploi avec les nouvelles inquiétantes pour l’avenir qui nous viennent de PSA principal employeur du bassin rennais. Où est la stratégie du mandat pour l’emploi? Il y a aussi les promesses de campagne dont on attendait que la rentrée concrétise avec par exemple le code de la rue, le partage de l’espace public, une vraie politique pour le vélo au moment où plus de 70 000 cyclistes potentiels entre 15 et 25 ans font ces jours ci leur rentrée à Rennes.

Il y a bien d’autres sujets qui sont de votre ressort et qui méritent davantage que des vœux qui sont encore une fois surtout une manière de vous parler à vous-même. Ce n’est pas cela que les Rennais attendent de vous.


Conseil municipal, 09 juin 2008

Les Universités bretonnes avaient dans le cadre de « l’opération campus » monté un projet commun. Celui-ci n’a malheureusement pas été retenu. Dans ce contexte, le groupe URC a tenu à rappeler l’importance de l’Université et du monde étudiant dans le vie et le développement de la ville. Il s’agit d’une richesse pour notre cité, qui mérite à ce titre une politique de soutien ambitieuse.

Le développement urbanistique et la recherche étaient également à l’honneur avec une délibération sur la ZAC Atalante Champeaux. Benoit Caron a en effet appelé à une véritable ambition architecturale et économique de cette zone.

La famille était à l’ordre du jour avec une intervention de Marie Louis sur la suppression de la gratuité de la carte DOM’Ecole pour le 3ème enfant dans un contexte déjà inquiétant de fuite des familles au-delà des rocades.

Enfin, nous avons parlé convivialité avec la réussite de l’opération « Fête des Voisins » pour laquelle le groupe URC a renouvelé son invitation faite à la Municipalité de s’y associer.

« Opération Campus », quelle est la stratégie de Rennes pour soutenir le développement de son Université ?

Cette semaine a débuté avec une nouvelle regrettable. Les Universités bretonnes ne bénéficieront pas de l’enveloppe du plan campus. Le projet d’innovation numérique n’a pas été retenu en 1ère sélection. Il en sera vraisemblablement de même à la 2ème sélection. Le projet était ambitieux, trop peut-être. La municipalité a cependant été plus que discrète sur ce dossier en amont comme en aval, comme elle l’est plus largement sur toutes les questions touchant les universités rennaises, la Recherche et la condition étudiante.

Intervention de Bruno CHAVANAT >

ZAC Champeaux-Atalante

La ZAC Atalante Champeaux, est un des éléments phares de la métropole en ce qui concerne le développement économique et la recherche, puisque faisant partie de la zone Atalante. Elle est située à une entrée de ville, au sein d’un urbanisme d’habitat relativement dense et vertical, avec un besoin et une demande pour un urbanisme de qualité.

Benoît Caron invite la majorité à envisager au sein de la ZAC un espace de recherches et d’implantation industrielle dans le domaine de l’agro alimentaire, avec un urbanisme digne de l’ambition que cela impose. Au-delà, il prolonge son propos par une réflexion et un constat sur l’identité architecturale d’une Ville qui n’a plus en ce domaine l’ambition qu’elle avait encore dans les années 70.

Intervention de Benoît CARON >

DOM’Ecoles

Si la municipalité augmente la plupart des tarifs municipaux de 2,8 % pour suivre l’inflation (3%), il est une augmentation plus difficilement acceptable.

Ainsi, la suppression de la gratuité de la carte Dom’écoles pour le 3ème enfant ne paraît pas compréhensible dans l’immédiat et revient, ironies des calendrier, à décliner à l’échelle de la ville la suppression un temps envisagée de la carte familles nombreuses, dénoncée alors par le PS, et auquel le gouvernement a finalement renoncé.

Intervention de Marie LOUIS >

La Fête des voisins

Cette année encore la fête des voisins fut un véritable succès. Cependant il est étonnant que cette manifestation ne bénéficie pas d’un soutien plus marqué de la Mairie. Michèle Payen revient sur l’histoire et le sens d’une manifestation qui a su trouver sa place, répondre à un besoin et témoigner ainsi de tout son intérêt.

Intervention de Michèle PAYEN-TOULOUSE >


Remise en cause de la gratuité du forfait dom’écoles pour le 3è enfants: une mesure qui pénalise les familles

Intervention de Marie Louis

Conseil municipal, 09/06/08

Forfait Dom’école

Monsieur le Maire, Chers collègues,

Si la municipalité augmente la plupart des tarifs municipaux de 2,8 % pour suivre l’inflation de 3%, il est une augmentation plus difficilement acceptable, car non justifiée dans l’immédiat.

En effet, le passage du ticket de 1,10 € à 1,20 € au 1er juillet 2008 ne paraît pas compréhensible aujourd’hui. Une augmentation aurait pu être envisagée sur la base d’un plan de financement de la 2ème ligne de métro. Le faire avant signifie qu’il n’est pas à exclure une nouvelle hausse des tarifs quand on sait le coût que cette nouvelle opération va représenter.

Autre décision tout aussi incompréhensible, la remise en cause de la gratuité du forfait Dom’écoles pour le 3ème enfant.

Je rappelle que cette carte est réservée aux scolaires qui sont à la fois domiciliés et scolarisés dans Rennes Métropole.

Au moment où nous savons combien le budget transport pèse sur les familles, com bien les familles ont des difficultés pour rester vivre à Rennes… Pourquoi les pénaliser ?

Pourquoi enfoncez un peu plus les familles en supprimant la gratuité pour le 3ème enfant ? Il en coûtera à ces familles 60 € de plus par an.

C’est un peu facile de faire la leçon sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire au niveau national et dans le même temps alourdir la charge qui pèse sur les familles.

Quelle est votre ambition ?

• soit vous décidez de poursuivre l’opération dissuasion qui consiste à ne rien faire pour stopper la fuite des familles,
• soit nous décidons de faciliter la vie des familles par une meilleure prise en compte des problèmes de transport mais aussi de logement, de garde d’enfant, par le développement des services aux personnes… Et j’en passe !

Monsieur le Maire, je veux vous encourager à tout mettre en œuvre pour inciter les familles à rester à l’intérieur du périmètre de notre ville.

Gardons à l’esprit que les dépenses pour les enfants sont un investissement fondamental pour l’avenir.

Il serait profondément nuisible de l’oublier pour répondre à des préoccupations souvent de court terme, trop comptables et pas équitables.


Bus, métro, tarifs en hausse

Dans les médias 24 mai 2008

Bruno CHAVANAT, pour l’opposition s’est étonné de l’anticipation de onze mois de l’augmentation du ticket de bus « alors que le plan de financement global avec la 2e ligne de métro n’est pas connu ». Il a par ailleurs évoqué l’abonnement Dom’école « moins favorable. Une famille de trois enfants bénéficiait de la gratuité pour le 3e abonnement. Aujourd’hui, elle bénéficie d’une réduction de 50 € sur un abonnement qui coûte 111 €. » Guy Jouhier a répondu : «Nous ne sommes pas parfaits partout, mais globalement les moins chers» (Vendredi 23 mai 2008, Journal Ouest-France)