Bus, métro, tarifs en hausse

Dans les médias 24 mai 2008

Bruno CHAVANAT, pour l’opposition s’est étonné de l’anticipation de onze mois de l’augmentation du ticket de bus « alors que le plan de financement global avec la 2e ligne de métro n’est pas connu ». Il a par ailleurs évoqué l’abonnement Dom’école « moins favorable. Une famille de trois enfants bénéficiait de la gratuité pour le 3e abonnement. Aujourd’hui, elle bénéficie d’une réduction de 50 € sur un abonnement qui coûte 111 €. » Guy Jouhier a répondu : «Nous ne sommes pas parfaits partout, mais globalement les moins chers» (Vendredi 23 mai 2008, Journal Ouest-France)

 


Le conseil en bref…

Dans les médias 7 mai 2008

La charge de Gwenaëlle Hamon, adjointe à l’éducation et jeunesse, contre Nicolas Sarkozy et son gouvernement pour leur politique en direction de l’école, n’est pas restée sans réponse. Pour l’opposition, Doris Madingou a regretté que la majorité « force le trait sur les suppressions de postes. Ce que vous présentez comme des retraits n’étaient, en réalité, pas pourvus« . (Mardi 6 mai 2008, Journal Ouest-France)


Conseil municipal, 6 mai 2008

Ce Conseil municipal a été l’occasion pour les élus du groupe URC de s’exprimer sur de nombreux sujets. Le principal, en ce 2ème Conseil du mandat, portait sur l’école. L’occasion de rappeler que la réalité est plus contrastée que ce que les prises de position plus ou caricaturales de la majorité laisseraient penser.

Il convient en effet de mettre en perspective les suppressions de postes avec les créations qui interviennent dans le même temps. Par ailleurs, certains suppressions sont justifiées par une baisse du nombre des familles à Rennes et donc de la démographie scolaire. Un constat qui trouve d’ailleurs son écho dans le manque criant de crèches à Rennes par exemple. C’était l’objet d’une intervention de Marie LOUIS, qui propose de soutenir les initiatives en faveur de la diversification des modes de garde.

Le groupe n’a pas manqué de soulever le manque d’anticipation de la municipalité dans la gestion de ses équipements, qu’il s’agisse de la destination de la salle Guy Ropartz ou des travaux qui interviennent aux piscines de Brequigny et des Gayeulles.

Parallèlement à l’anticipation, les élus du groupe URC attendent également une vision d’avenir de la municipalité, avec de vrais projets. Jérôme NORMANDIERE, à ce titre, a proposé la mise en place d’une stratégie en faveur du numérique ou encore le développement d’une coopération plus effective et concrète entre Rennes et Saint-Malo.

Installation de Jérôme NORMANDIERE

Après la démission de Karim BOUDJEMA, Jérôme NORMANDIERE a rejoint le groupe Union pour Rennes Capitale. Son installation a eu lieu lors de ce conseil. L’occasion pour Bruno CHAVANAT de saluer cette arrivée et de rappeler le rôle constructif qu’entend jouer l’opposition dans le débat démocratique.

Intervention de Bruno CHAVANAT >

Projet d’avis sur l’école

Avant les vacances, la municipalité a rendu un avis sur la politique éducative du gouvernement et plus précisément sur la modulation des effectifs prévue à Rennes pour la prochaine rentrée.

Une prise de position convenue et caricaturale, dans laquelle ne sont évoquées que les suppressions de postes ou de classes, tandis que les 11 créations sur la ville sont passées sous silence. La Majorité refuse également de faire le lien entre cette réorganisation et la baisse démographique scolaire régulière qu’enregistre la ville ces dernières années.

L’élue URC invite plutôt la majorité à un dialogue constructif pour participer à l’ambition éducative du gouvernement.

Intervention de Doris MADINGOU >

TNB Guy ROPARTZ

Cet équipement est une chance pour le quartier de Maurepas. Il a eu vocation à remplacer le TNB lors de sa rénovation. Celle-ci étant achevé, la destination des lieux demeure toutefois inconnue. Bertrand PLOUVIER y voit un manque d’anticipation de la municipalité. Il suggère la mise en place d’un comité de pilotage afin de développer et mettre en place un projet culturel pour le quartier.

Intervention de Bertrand PLOUVIER >

Manque de places en crèche

Faire garder son enfant à Rennes aujourd’hui relève du parcours du combattant, si ce n’est de l’exploit. En effet, les places en crèches sont saturées et le nombre des assistantes a été divisé par deux entre 1998 et 2006. Au bout du compte, seulement 36 % des demandes sont satisfaites. Parmi les pistes à envisager, Marie LOUIS préconise la diversification des modes de gardes avec un soutien aux crèches d’entreprises, aux mini-crèches…

Intervention de Marie LOUIS >

Une stratégie pour démocratiser le numérique

A la faveur d’une délibération relative aux espaces Médias, Jérôme NORMANDIERE pointe l’absence de stratégie coordonnée concernant le numérique. La conséquence en est que les initiatives certes se multiplient, mais semblent relever du « coup par coup », s’arrêtant quelquefois même « au milieu du gué ». En témoignent par exemple, les limites et insuffisances du site internet de la Ville.

Sur le modèle de Lyon, Rennes mériterait ainsi de faire l’objet d’une stratégie coordonnée du web visant par exemple : développement de points d’accès haut débit, cartographie des lieux d’accès à internet, multiplication des services publics en ligne, développement d’espaces numériques entreprises…

Intervention de Jérôme NORMANDIERE >

Manque de piscines à Rennes

La piscine des Gayeulles va être fermée pour travaux alors que la rénovation de la piscine de Bréquigny a pris du retard. Pourquoi ne pas différer cette fermeture lorsqu’on sait que le manque de piscines sur Rennes est patent ? Il est en effet difficilement supportable pour les nageurs de se voir retirer l’accès à deux piscines dans ce contexte. A cela s’ajoutent des plages horaires peu pratiques…

Intervention de Bertrand PLOUVIER >

Relations Rennes/Saint-Malo

Rennes et Saint-Malo sont des villes naturellement complémentaires. Rennes dispose des atouts dus à son statut de métropole, notamment sur le plan des infrastructures, tandis que Saint-Malo constitue « sa façade maritime » de Rennes et jouit d’une notoriété mondiale.

Malgré cela, aucune coopération digne de ce nom n’existe à ce jour. Pourtant elle devrait s’imposer dans de nombreux domaines, tels que la recherche et l’enseignement supérieur, le tourisme et l’évènementiel. En rappelant que le Centre des Congrès à Rennes mériterait d’être envisagé sous l’angle d’une complémentarité avec St Malo, Jérôme NORMANDIERE souligne l’importance de la volonté politique, qui dans ce domaine comme en d’autres fait défaut.

Intervention de Jérôme NORMANDIERE >


Postes dans les écoles : tenir compte des besoins

Intervention de Doris Madingou
Conseil municipal, 05/05/08

Effectifs scolaires

Monsieur Le Maire, Mesdames Messieurs, mes chers collègues,

Chaque année, quelques mois avant la rentrée scolaire, la ville est saisie, du fait de ses compétences en matière d’enseignement du premier degré, des mouvements d’emplois d’enseignants envisagés à Rennes pour le mois de septembre.

Chaque année, il y a, dans la proposition qui nous est faite, des créations de postes et des suppressions de postes. C’est assez compréhensible : la démographie scolaire bouge à Rennes, les besoins évoluent. Il y a aussi des priorités éducatives nouvelles qui apparaissent et des difficultés qu’il faut prendre en compte.

Il y a enfin un contexte national, notamment budgétaire, dont il faut nécessairement tenir compte également. Ne pas le faire serait irresponsable. Plus de 80 milliards d’euros sont consacrés à l’Education nationale.

Au moment où nous avons à rendre l’avis qui nous est demandé, il y a deux attitudes possibles.

La première attitude consiste à donner un avis favorable à toutes les créations. Et à s’opposer à toute suppression. Cela revient à prendre le plus et à rejeter le moins. C’est évidemment assez confortable. Mais est-ce faire preuve de responsabilité ? Le projet d’avis que vous nous proposez va malheureusement (un peu) dans ce sens là. Il consiste d’abord à forcer le trait sur les suppressions de postes.

Quantitativement d’abord. Parmi ce que vous présentez comme des « retraits de poste », vous nous avez dit vous-même, en réponse à nos questions, que plusieurs postes dont la suppression est envisagée n’étaient en réalité pas pourvus aujourd’hui. Il s’agit du poste de classe d’initiation (CLIN) à Louise Michel et du poste de psychologue à Guyennes.

Qualitativement ensuite, l’avis que vous proposez laisse croire qu’il y a une politique délibérée de l’Etat pour pénaliser des élèves les plus en difficulté. Or, précisément, chacun sait que les propositions présentées en ce moment même par le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, pour la rentrée prochaine vont au contraire, de manière décisive, dans le sens d’un soutien aux élèves les plus en difficulté :

  1. Diminution de l’échec scolaire par un retour aux savoirs fondamentaux ;
  2. Libération d’une plage hebdomadaire de deux heures pour le soutien scolaire des élèves en difficulté
  3. Mise en place d’un soutien scolaire adapté, pendant les vacances, aux élèves de CM1 et CM2 les plus en difficulté.

Dans ce contexte, déduire des propositions qui nous sont faites que l’Education nationale se désengage du soutien des élèves en difficulté est, reconnaissez-le, particulièrement injuste.

Parallèlement, l’avis dit peu de choses sur les créations de postes. Pourtant, il y a bien un certain nombre de créations de postes, 11 au total.

  • 9 affectations en classe ordinaire élémentaire
  • 1 affectation en classe ordinaire maternelle
  • 1 affectation de poste spécifique

Or, vous nous avez dit vous-même que ces créations de postes correspondaient à des priorités qui étaient non seulement celles de l’éducation nationale mais aussi celles de la ville et qu’il y avait d’ailleurs eu une concertation à ce sujet.

Avoir des priorités, c’est aussi faire des choix.

Encore une fois, il serait paradoxal de ne donner un avis favorable que pour les priorités qui conduisent à des créations de postes et de refuser toutes les conséquences de ces choix, dès lors qu’elles conduisent à des suppressions.

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