Pour un plan global des entrées de ville


Intervention de Jérôme Normandière

Conseil municipal, 12/11/08

Pour un plan global des entrées de ville

 

Monsieur le Maire, chers collègues,

Les délibérations sur les syndicats intercommunaux qui nous sont proposées ce soir sont l’occasion de ne pas se pencher simplement sur leur gestion mais de s’interroger aussi sur l’évolution des trois entrées de ville qu’ils concernent.

Les entrées de ville Ouest Nord et Sud Est de Rennes exercent, à des degrés divers concernant chacune d’entre elles, trois grandes fonctions. A chacune de ces fonctions correspond un problème à résoudre.

  • D’abord ce sont des lieux d’activité économique et commerciale. Et, comme tels, il convient d’intégrer leur développement dans une vision d’ensemble à l’échelle de l’agglomération et même à l’échelle du pays de Rennes.

Quelle est par exemple la complémentarité de la zone de Rennes Saint Grégoire par rapport au développement de Cap Malo ou de Betton ? Comment valoriser le positionnement propre à chacune de ces zones par rapport aux zones voisines d’Atalante ? Comment anticiper mieux les zones en restructuration ou les friches existantes ? Une labellisation plus valorisante de ces zones mériterait d’être envisagée sur la base des travaux déjà engagés par la CCI.

  • Deuxièmement, ces entrées de ville sont des images de la ville. Il faut donc y veiller comme on veille à l’image de notre cœur de ville. Il n’y a pas de fatalité à ce que les entrées de ville soient délaissées du point de vue de la qualité visuelle, environnementale et architecturale.

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Ouverture des commerces le dimanche : recourir aux 5 dérogations accordées au Maire.

Réflexion, Sur le vif 5 novembre 2008

C’est tout d’abord un sujet de société : le repos dominical y est solidement ancré depuis 1906. D’un temps «hors du labeur», il est devenu progressivement un temps de respiration,  hors des ryhtmes de la semaine (travail, consommation…).  De tous temps, il a permis aux familles de se réunir. 

Mais  l’actualité par laquelle le débat (re)surgit rappelle que c’est aussi un sujet et un enjeu économique.

A ce stade, il faut tout d’abord faire un point sur l’état du droit : aux termes de la loi, l’interdiction du travail le dimanche dans les commerces est la règle. Au-delà des exceptions faites pour certains secteurs (hôtels, restaurants, débits de boisson, fleuristes…) la règle qui (re)connaît cependant des dérogations, limitées et encadrées:

- Les commerces qui n’emploient pas de salariés peuvent ouvrir à leur guise.

- Le commerce de détail de denrées alimentaires peut ouvrir du dimanche matin jusqu’à midi.

- En « zone touristique », une dérogation peut être accordée par le préfet sur demande du conseil municipal.

- Enfin, le maire de toute commune à la possibilité d’accorder jusqu’à 5 autorisations d’ouverture par an.

Deux niveaux d’analyse doivent être ici distingués. Le premier, à propos de l’idée actuellement contenue dans une proposition de loi (soutenue par le gouvernement), de remettre en cause le régime d’ouverture des commerces le dimanche pour le soumettre au « libre choix » de chacun.

Le second, quant au pouvoir de dérogation accordé aujourd’hui au Maire et auquel la Ville de Rennes a toujours refusé de recourir.

Le projet envisagé (qui nourrit de nombreux débats jusques dans les rangs de la majorité), ressemble à une « fausse bonne idée ». L’Espagne qui avait d’ailleurs tenté l’expérience, est en train d’y renoncer.  Alors que le projet est censé profiter à « l’économie et au pouvoir d’achat », aucune étude à ce jour n’est parvenue à démontrer qu’une ouverture 7 jours sur 7 aurait les effets escomptés.

A revenu égal en effet, les ménages ne consommeront pas davantage. Le volume de consommation sera seulement réparti sur 6 jours au lieu de 7…

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