Refus du dialogue. Villejean : un nouveau cas d’école.

enfants tribune« On ferme d’abord, on discute après ! »

A deux pas de l’université, au cœur d’un quartier en ZEP (zone d’éducation prioritaire), l’école primaire JF Kennedy est une école à taille humaine. Les effectifs y ont certes baissé. Mais la violence scolaire aussi. Motivés et soudés par l’enjeu éducatif, parents et enseignants se mobilisent ensemble pour faire vivre à Villejean une école dont ils sont fiers.

Mais patatras ! Plutôt que d’encourager une dynamique, la mairie brandit le rouleau compresseur du « tous pareils ». Elle ferme l’école sous prétexte qu’elle est plus petite que les autres écoles du quartier. Les difficultés pratiques pour redispatcher les enfants s’accumulent, le devenir du site Kennedy est enveloppé de brouillard, l’avantage financier de l’opération est nul. Tout cela devrait peser dans la décision ! A tout le moins les parents et les habitants voudraient en discuter.

Il n’en est pas question. Le verdict est tombé. De haut. Comme à la maison de quartier de Maurepas. Comme à la bibliothèque de la Maison bleue. Comme à celle de Carrefour 18. Les habitants croyaient pouvoir être considérés comme des citoyens adultes. La mairie ne l’entend pas de cette oreille. « On ferme d’abord, on discute après ! ».


Petite enfance : l’offre en baisse

Bertrand PlouvierIntervention de Bertrand PLOUVIER

Conseil Municipal du 13 mars 2010

 

Monsieur le Maire,

  

Nous sommes réunis aujourd’hui pour voter le budget et selon Winston CHURCHILL : « Il n’y a pas de meilleur placement pour un pays que de mettre du lait dans nos enfants ».

Les enfants sont la richesse et l’avenir d’un pays, d’une ville.

Bien que tout le monde en soit convaincu, nous ne pouvons que déplorer à la lecture de ce budget que vous n’ayez pas tenu compte de nos différentes interventions.

En effet, malgré les effets d’annonce et de communication, la Ville de Rennes fait figure de mauvais élève en termes d’offre de garde d’enfants.

Alors que les demandes d’inscription en crèches collectives et familiales ne cessent d’augmenter chaque année, les crédits alloués à celles-ci stagnent voire diminuent pour certaines d’entre elles.

Pourtant le problème est bien réel.

Regardez les chiffres et le problème en face.

Entre 2001 et 2009, la capacité d’accueil totale de la Ville est passée de 1164 à 1068 places, le nombre de places en crèches familiales de 341 à 184, le nombre d’assistantes maternelles de 181 à 84 et ce malgré une grosse campagne de recrutement.

L’offre est ainsi désespérément en baisse.

Vous vous dites offensifs. Nous vous trouvons bien au contraire défensifs. Votre politique en matière de petite enfance n’est que saupoudrage.

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Conseil Municipal, 30 mars 2009

A la salle du conseil 31 mars 2009

Le Conseil Municipal du 30 mars dernier a donné lieu à de nombreux échanges, parfois vifs. Des délibérations importantes étaient inscrites à l’ordre du jour : aménagement de la ZAC Porte de Nantes, rénovation du centre ancien, modes de gardes, caravane des quartiers…

Un rapport a particulièrement donné lieu à débats : le Pôle Multimodal de la Gare. Il s’agit en effet d’un projet important pour l’avenir de Rennes, appelé notamment à métamorphosé le centre ville. Bruno CHAVANAT a proposé d’intégrer dans ce projet des études sur l’implantation éventuelle d’un centre des congrès sur le site gare, ainsi que la prison des femmes dans le schéma d’aménagement.

Rénovation du centre ancien : mieux vaut tard que jamais…

Le Conseil Municipal a adopté de nouvelles mesures en direction du centre ancien. Benoît CARON a rappelé que l’état alarmant de nombreux immeubles est connu depuis plus de 30 ans. Il faut désormais après les nombreuses déclarations d’intentions agir concrètement et efficacement. L’élu propose également que cette opération soit l’occasion de faire revenir les familles dans le centre ville, notamment en proposant notamment des logements sociaux de plus grande superficie.

Intervention de Benoît CARON

Modes de garde : l’offre est insuffisante !

Yannick NADESAN, conseiller municipal délégué à la petite enfance, annonçait il y a quelques jours dans la presse que l’offre de garde à Rennes était satisfaisante. Un constat que Marie LOUIS ne partage pas, chiffres à l’appui. Au contraire, l’offre est trop faible et la situation s’est dégradée ces dernières années.

Intervention de Marie LOUIS

Pillages des commerces : il est temps de réagir !

De nombreux commerces ont été vandalisés et pillés ces dernières semaines, en marge des manifestations. Françoise L’HOTELLIER a interpelé le Maire afin qu’il use des moyens à sa disposition pour protéger des commerçants déjà fragilisés par la crise.

Intervention de Françoise L’HOTELLIER

L’opération « Caravanes des quartiers » : un échec

L’opération « caravanes des quartiers » a été annoncée depuis des semaines aux Longs-Champs/Jeanne d’Arc à grands renforts de communication. Force est de constater que cette première édition s’est soldée par un échec. Pour Bruno CHAVANAT, cette désaffection du public est en particulier la conséquence de l’exercice d’une démocratie de proximité artificielle.

Intervention de Bruno CHAVANAT


Modes de garde : l’offre est insuffisante

Intervention de Marie LOUIS

Conseil Municipal du 30 mars 2009

 

 

Monsieur le Maire,

 

Cette délibération, que nous approuvons pleinement tant le travail de l’association Parenbouge est remarquable, appelle de notre part une observation plus générale sur la garde des jeunes enfants. Une affirmation récente de Monsieur NADESAN, publiée dans le journal Ouest France, je cite : « A Rennes, l’offre de garde est suffisante » a fait réagir tous ceux qui connaissent la réalité, la vraie vie -bien différente- à laquelle se heurtent les parents de jeunes enfants. Un rennais, parmi beaucoup d’autres, s’est exprimé dans le même journal le 11 mars 2009.

Il écrit :

« Je suis surpris des propos de M. Nadesan. Effectivement, dans la revue « La Gazette des communes » du 2 mars 2009, à la page Initiatives, il est question de la ville de Rennes, des services proposés et de la pénurie de places dans les structures d’accueil. Les 17 crèches de la ville affichent un taux de réservation de 100 %. Au total, seuls 46 % des demandes obtiennent une réponse positive, relate Laurence Guéguen, responsable de la direction des Crèches à la ville de Rennes. Comment M. Nadesan peut-il donc dire « A Rennes, l’offre de garde est suffisante » ? Il n’a pas les mêmes chiffres ! Il ne faut pas se voiler la face : la garde d’enfants est problématique ».

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Conseil municipal, 07 juillet 2008

Le Conseil municipal du 7 juillet dernier fut assez riche. Le groupe URC a notamment souhaité ouvrir le débat de la fête de la musique au lendemain d’une édition 2008 marquée une nouvelle fois par une forte alcoolisation et les dérives qui en résultent.

L’invitation à la « concertation » et à la « réflexion » a également été renouvelée à plusieurs reprises en direction de la Majorité que ce soit sur la question de la 2ème ligne de Métro, de l’avenir de la salle Guy Ropartz ou encore sur la mutualisation envisagée des services de la ville de Rennes et de Rennes Métropole.

Il a également été question de la famille avec la création du centre d’information l’Etoile sur la garde d’enfant alors que les places en crèches manquent cruellement à Rennes.

Enfin, un débat a été lancé sur la citoyenneté européenne et la citoyenneté française, suite à l’impossibilité pour une conseillère municipale d’origine allemande de voter aux élections sénatoriales.

Question orale sur la fête de la musique

La fête de la musique, malgré une campagne de communication engagée par la municipalité, n’a pas dérogé aux traditionnels débordements dus à une forte consommation d’alcool. Les pompiers sont intervenus 64 fois au cours de cette soirée.

Cette manifestation doit pouvoir rester une fête populaire et ne pas laisser la place aux excès alcooliques d’une partie seulement des participants, mais qui nuisent à l’arrivée au bon déroulement et à l’image de l’évènement.

Dans un esprit constructif, le groupe URC, souhaite faire une proposition concrète afin de rechercher collectivement des solutions pertinentes. Il invite à créer un groupe de travail qui réunirait les différents acteurs institutionnels et non institutionnels afin d’améliorer les prochaines éditions. Il propose dans ce cadre d’imaginer sur un périmètre donné et en lien avec les cafetiers de la ville une « fête de la musique sans alcool ».

Intervention de Michèle PAYEN-TOULOUSE >

Etoile, centre d’information petite enfance

Le problème de la garde d’enfants à Rennes est un problème latent et qui se manifeste avec une acuité croissante et criante. Ce centre d’information peut être intéressant si les moyens suivent, c’est-à-dire à la condition que le nombre de places en crèches augmente, tout comme le nombre d’assistantes maternelles. Sans cela, cette initiative risque de se réduire à une simple opération de communication.

Intervention de Jérôme NORMANDIERE >

Mutualisation des services de la ville de Rennes et de Rennes Métropole

Des axes de mutualisation des services de la ville de Rennes et de Rennes Métropole sont actuellement à l’étude. Il s’agit là d’une question importante lorsque l’on sait existe de nombreux doublons entre ces deux entités. Mais il s’agit d’une réforme de fond qui ne doit être prise ni à la légère ni en catimini. Elle doit notamment prendre en compte les caractéristiques des entités concernées, l’une étant une collectivité territoriale et l’autre un établissement public et donc avec des statuts et une légitimité différente. Bruno Chavanat rappelle également que l’étude doit couvrir également la notion de territoire à considérer ainsi que les compétences respectives de ces institutions.

Intervention de Bruno CHAVANAT >

Rachat d’installation et matériel de la salle Guy ROPARTZ

Le TNB a réouvert ses portes en mars dernier, grâce notamment à une aide confortable de l’Etat. Il est proposé d’adopter une délibération sur le rachat des équipements utilisé à Guy Ropartz lors des travaux du TNB. Ce rachat s’élève à 222 211 € en se basant sur le coût du neuf. Le Groupe URC, à travers l’intervention de Jérôme NORMANDIERE, s’interroge sur l’absence du projet culturel qui devrait justifier le rachat des équipements. Qu’envisage-t-on de faire désormais de la salle Guy ROPARTZ ?

Intervention de Jérôme NORMANDIERE >

Concertation préalable concernant la deuxième ligne de métro

A l’occasion de ce Conseil, il est proposé d’adopter une délibération sur la 3ème phase du projet, c’est-à-dire l’enquête publique. La question qui se pose aujourd’hui est: que va-t-on dire à la population ? Au moment où la délibération doit être prise, il n’y a encore aucune idée précise sur les trajets pas plus qu’il n’existe de plan de financement…

Le flou qui règne sur ce dossier, déjà très présent dans la campagne électorale a pour conséquence une relative méfiance  de la part de certains des habitants concernés par les travaux de cette hypothétique ligne de métro.

Par ailleurs, Bruno Chavanat interroge les choix de la majorité au regard des besoins de desserte des communes de la 1ère et 2ème couronne. Compte tenu de ce qu’elles seront mise à contribution, elles ont voix au chapitre : l’investissement extrêmement lourd que constitue un métro Renno-Rennais risque de compromettre les projets qui devraient leur être dédiés.

Intervention de Bruno CHAVANAT >

Centre des Congrès au Couvent des Jacobins

A l’occasion du lancement d’un concours d’architecte et d’un marché d’assistance à maîtrise d’ouvrage (déjà publié au bulletin officiel des marchés publics), Bruno Chavanat rappelle les éléments qui l’inclinent à penser que ce « projet mal bâti est également mal parti » (extrême confusion de la procédure, absence d’information des Rennais et du conseil municipal, dépassement prévisible des coûts…).

Intervention de Bruno CHAVANAT >

Régime et indemnités des élus

La loi électorale française autorise tout citoyen de l’Union européenne à devenir conseiller municipal. Mme KRUGER, de nationalité allemande, a été élue à ce titre en mars dernier. Cependant, cette même loi, n’autorise pas les élus concernés à voter aux élections sénatoriales. Le groupe communiste auquel elle appartient est intervenu en Conseil pour dénoncer cette situation.

Jérôme NORMANDIERE, pour le groupe URC, rappelle qu’il s’agit là d’une question qui touche au modèle républicain et que plutôt de soulever un débat en Conseil municipal, il serait plus intéressant de profiter de la Présidence française de l’Union Européenne pour interpeller son Président. Sans cela, les messages et les protestations n’ont qu’une fonction symbolique et risquent là encore de confiner à l’exercice de communication.

Intervention de Jérôme NORMANDIERE >


Centre d’information petite enfance : « il ne pourra pas faire de miracles »

Intervention de Jérôme Normandière
Conseil municipal, 07/07/08

Centre d’Information Petite enfance

Le Centre d’information petite enfance est une initiative tout à fait intéressante. Elle peut néanmoins paraître étonnante au regard de la nature des difficultés persistantes en matière de garde d’enfant à Rennes. Le problème réside sans doute autant, si ce n’est même plus, dans le manque de capacité d’accueil que dans l’information et l’orientation.

C’est donc à la fois très simple… et très compliqué. Nous ne doutons pas que ce centre trouvera sa pleine mesure et toute son utilité lorsqu’il sera également envoyé par la Mairie un signe fort pour satisfaire les besoins en matière de garde d’enfant. A lui seul, il ne pourra pas faire de miracles.

L’information, sans les moyens qui suivent derrière risque de confiner, chacun le sait, à un exercice de communication.

Nous verrons donc à l’usage, mais en attendant, le centre ne doit pas être le cache-sexe –ou plutôt l’arbre qui cache la forêt- des choix qui ont pu être faits et qui conduisent à la situation que nous connaissons.

Les crèches sont aujourd’hui saturées. Le nombre de places en crèches municipales est passé de 1227 en 1996 à 1070 en 2006. Le nombre d’assistantes maternelles de la Ville de Rennes a été divisé par deux entre 1998 et 2006. 36% des demandes sont aujourd’hui satisfaites alors qu’elles étaient encore 58% en 1998.

Cette réalité pèse sur la disponibilité et même sur le droit au travail d’un grand nombre de parents, essentiellement des mères de famille.

C’est un constat que nous avons formulé au cours de la campagne du printemps dernier. Nous proposions notamment, en liaison avec la CAF et le CG un plan d’adaptation de l’offre –structures collectives ou assistantes maternelles- destinées à satisfaire en deux ans la totalité des besoins des familles rennaises pour la garde des enfants de moins de 3 ans. Ce plan devrait idéalement précéder ou accompagner une initiative telle que le centre d’information.

Il y avait en 2000 43500 familles avec au moins un enfant. Elles étaient 39700 en 2006, alors que la population de la Ville s’accroissait dans le même temps, de 12000 habitants environ.

Une Ville qui perd ses familles, c’est une ville qui renonce implicitement à tout un pan du lien social. C’est une ville qui trahit sa raison d’être en s’abstenant de s’adresser à tous. C’est une ville qui fait des choix implicites. En s’abstenant de prendre des mesures positives et volontaristes, elle fait celui de les laisser partir et ainsi de tourner le dos à son avenir.


Postes dans les écoles : tenir compte des besoins

Intervention de Doris Madingou
Conseil municipal, 05/05/08

Effectifs scolaires

Monsieur Le Maire, Mesdames Messieurs, mes chers collègues,

Chaque année, quelques mois avant la rentrée scolaire, la ville est saisie, du fait de ses compétences en matière d’enseignement du premier degré, des mouvements d’emplois d’enseignants envisagés à Rennes pour le mois de septembre.

Chaque année, il y a, dans la proposition qui nous est faite, des créations de postes et des suppressions de postes. C’est assez compréhensible : la démographie scolaire bouge à Rennes, les besoins évoluent. Il y a aussi des priorités éducatives nouvelles qui apparaissent et des difficultés qu’il faut prendre en compte.

Il y a enfin un contexte national, notamment budgétaire, dont il faut nécessairement tenir compte également. Ne pas le faire serait irresponsable. Plus de 80 milliards d’euros sont consacrés à l’Education nationale.

Au moment où nous avons à rendre l’avis qui nous est demandé, il y a deux attitudes possibles.

La première attitude consiste à donner un avis favorable à toutes les créations. Et à s’opposer à toute suppression. Cela revient à prendre le plus et à rejeter le moins. C’est évidemment assez confortable. Mais est-ce faire preuve de responsabilité ? Le projet d’avis que vous nous proposez va malheureusement (un peu) dans ce sens là. Il consiste d’abord à forcer le trait sur les suppressions de postes.

Quantitativement d’abord. Parmi ce que vous présentez comme des « retraits de poste », vous nous avez dit vous-même, en réponse à nos questions, que plusieurs postes dont la suppression est envisagée n’étaient en réalité pas pourvus aujourd’hui. Il s’agit du poste de classe d’initiation (CLIN) à Louise Michel et du poste de psychologue à Guyennes.

Qualitativement ensuite, l’avis que vous proposez laisse croire qu’il y a une politique délibérée de l’Etat pour pénaliser des élèves les plus en difficulté. Or, précisément, chacun sait que les propositions présentées en ce moment même par le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, pour la rentrée prochaine vont au contraire, de manière décisive, dans le sens d’un soutien aux élèves les plus en difficulté :

  1. Diminution de l’échec scolaire par un retour aux savoirs fondamentaux ;
  2. Libération d’une plage hebdomadaire de deux heures pour le soutien scolaire des élèves en difficulté
  3. Mise en place d’un soutien scolaire adapté, pendant les vacances, aux élèves de CM1 et CM2 les plus en difficulté.

Dans ce contexte, déduire des propositions qui nous sont faites que l’Education nationale se désengage du soutien des élèves en difficulté est, reconnaissez-le, particulièrement injuste.

Parallèlement, l’avis dit peu de choses sur les créations de postes. Pourtant, il y a bien un certain nombre de créations de postes, 11 au total.

  • 9 affectations en classe ordinaire élémentaire
  • 1 affectation en classe ordinaire maternelle
  • 1 affectation de poste spécifique

Or, vous nous avez dit vous-même que ces créations de postes correspondaient à des priorités qui étaient non seulement celles de l’éducation nationale mais aussi celles de la ville et qu’il y avait d’ailleurs eu une concertation à ce sujet.

Avoir des priorités, c’est aussi faire des choix.

Encore une fois, il serait paradoxal de ne donner un avis favorable que pour les priorités qui conduisent à des créations de postes et de refuser toutes les conséquences de ces choix, dès lors qu’elles conduisent à des suppressions.

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« La question des crèches devrait être une priorité. »

Intervention de Marie Louis

Conseil municipal, 05/05/08

Réponses municipales aux besoins de garde d’enfants

Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs, Chers collègues, la délibération que nous nous apprêtons à voter appelle quelques commentaires…

Les responsabilités peuvent générer deux types d’attitudes :

- La première posture est d’être satisfait. Et le niveau d’exigence est faible. Les conséquences ne sont pas neutres…

- La seconde posture est d’être toujours plus exigeant et proposer aux Rennais davantage de services et de qualité. Et je crois que nous avons, comme partout, des marges de progrès et sur bien des sujets.

Je pense en particulier aux familles. Le défi à relever est de permettre à celles qui le souhaitent de rester vivre à Rennes, et non pas de quitter la ville dès qu’arrive une naissance. Voici une belle ambition… À partager !

36 % seulement des demandes sont satisfaites.

Aujourd’hui pourtant, le constat est sans appel : la baisse significative du nombre des familles est préoccupante. Le prix de l’immobilier n’est pas étranger à cette tendance de plus en plus lourde, mais le manque d’infrastructures pour l’accueil des tout-petits joue aussi un rôle.

Est-il besoin de rappeler que les crèches sont aujourd’hui, saturées, que le nombre des assistantes maternelles a été divisé par deux entre 1998 et 2006 au point que seulement 36 % des demandes sont satisfaites?

Cette réalité pèse sur la disponibilité d’un grand nombre de parents, essentiellement des mères de famille. Et permettez-moi de vous dire que je sais de quoi je parle… Je pense que la question des crèches devrait être une priorité.

L’idée de diversifier les modes de gardes, de soutenir le développement des crèches d’entreprises, les mini crèches ou de créer une allocation municipale de garde… pourrait être débattue. D’autant plus que, la diversification présente de réels avantages, à commencer par un plus grand choix pour les parents et des coûts bien moindres pour la municipalité.

Au-delà des aménagements proposés que, bien entendu, nous voterons, nous souhaiterions, Monsieur Le maire, que la petite enfance soit mise au rang de vos priorités.