Impôts locaux à Rennes métropole : +53%

Coup de gueule, Sur le vif 28 septembre 2009

communiqueLes avis d’imposition arrivent et chacun peut désormais juger sur pièces la politique menée par la municipalité rennaise à Rennes et à Rennes Métropole.

Disons le clairement les décisions qui font peser sur les Rennais l’augmentation cumulée des taxes prélevées par les trois principaux niveaux d’administration locale – ville, métropole et département- sont cette année à la fois injustes et injustifiées.

Ces augmentations sont injustes et même choquantes s’agissant de Rennes métropole, où les taux de taxe foncière et de taxe d’habitation connaissent une hausse de 53%, car elles font peser sur les citoyens une économie que la collectivité ne s’impose pas à elle-même. Alors que Rennes Métropole demande aux habitants de se serrer la ceinture sur leurs dépenses courantes, la collectivité donne l’exemple inverse. Qu’on en juge : entre 2008 et 2009, les dépenses de communication augmentent de 5 ,5%, le budget des moyens généraux augmente de 16% !

Ces augmentations sont injustes parce qu’elles concernent un poste de dépense –le logement- sur lequel, par définition, les familles n’ont aucun choix : elles sont obligées de subir le prélèvement qu’on leur impose.

Naturellement, le maire de Rennes prendra lui-même prétexte de la crise pour dire que toutes ces hausses sont indispensables pour que la collectivité puisse y faire face. Cet argument est trompeur. N’en soyons pas dupes.

Il faut savoir que les ressources 2009 de Rennes et de Rennes Métropole ont continué d’augmenter malgré la crise. Les recettes de Taxe professionnelle sont perçues en 2009 sur la base de l’activité économique de 2007. Elles sont donc encore en hausse sensible cette année par rapport à l’an dernier. Et en plus la ville a bénéficié d’une aide substantielle de l’Etat au titre du Plan de relance.

Les comptes de la ville et de l’agglomération en témoignent : les recettes de la taxe professionnelle ont augmenté de 50% au cours des dernières années, au point de conduire à des remboursements d’emprunt par anticipation. Il n’y avait aucune nécessité de faire peser –au cours de cette année de crise- une ponction supplémentaire sur les dépenses de logement des Rennais.


Impôts Ménages de Rennes Métropole : une hausse injustifiée

Dans les médias 11 mai 2009

Bien que les recettes de Rennes Métropole – hors fiscalité ménages – augmentent, la Majorité a décidé de relever les taux de la taxe d’habitation ainsi que la taxe sur le foncier bâti et sur le non bâti. Cette hausse de 50 %, même si elle moins importante que prévue, n’en grève pas moins le pouvoir d’achat des ménages déjà concernés par une augmentation des taux de la Région, du Département et de nombreuses communes de l’agglomération. Dans un contexte de crise économique et de finances saines de Rennes Métropole, les élus de la Minorité n’ont pas voté cette hausse.


La droite tire à boulets rouges sur la gestion des villes roses

Dans les médias 10 avril 2009

Les leaders d’opposition des 20 plus grandes ville socialistes de France étaient réunis le 8 avril dernier à Paris afin de présenter à la presse le Livre noir des villes de gauche. Ce document met en avant notamment le phénomène commun d’explosion de la fiscalité ainsi que les nombreuses postures idéologiques l’égard des politiques gouvernementales. (Le Figaro, 9 avril 2009)


Budget : la hausse des impôts attise les débats

Dans les médias 10 mars 2009

Samedi soir, les élus de droite et ceux du Modem ont voté contre le budget de la ville. Celui-ci a malgré tout été adopté. Non sans une petite joute verbale…

Bruno CHAVANAT pour le groupe Union pour Rennes Capitale est revenu sur l’augmentation des impôts. Elle avait été annoncée comme « modérée » lors du débat d’orientations budgétaires en janvier dernier, mais ce n’est pas le cas.

Tous les ménages rennais seront concernés par cette hausse, y compris les plus modestes.

La ville de Rennes en décidant cette nouvelle hausse se rapproche par ailleurs du haut du tableau des villes à la plus forte fiscalité.

Après 10 heures de discours et de débat, le groupe Union pour Rennes Capitale et le groupe Modem ont voté contre le budget. (Journal Ouest France, 9 mars 2009)


Budget 2009 : l’appel à la responsabilité et à l’audace du groupe Union pour Rennes Capitale

Le débat précédant l’adoption du budget samedi dernier revêtait une importance particulière cette année. C’est en effet le premier du mandat. Cependant force est de constater qu’il manque cruellement d’impulsions nouvelles et d’une perspective financière globale pour les cinq ans à venir.

Pour Bruno CHAVANAT, ce déficit de prospective financière au démarrage du mandat pose la question de savoir si l’on sait où on va.

Ce débat a vu renaître comme à l’accoutumée les habituelles charges contre l’Etat, alors que la réalité est toute autre. Il s’agit surtout de passer sous silence l’examen de nos propres responsabilités. Bruno CHAVANAT a réalisé cet examen à partir de trois constats sur les dépenses.

Certes un tour de vis a plus ou moins été proposé sur les dépenses de fonctionnement, mais est-il bien à la mesure de ce qui est nécessaire ?

Sur la fiscalité, on observe, alors que nous sommes dans une période difficile pour le pouvoir d’achat, que c’est aux Rennais que la ville demande un effort, sans s’imposer à elle-même une discipline comparable.

Enfin, sur l’investissement, nous pouvons nous attendre une nouvelle fois à un décalage entre ce qui est annoncé et ce qui est effectivement réalisé.

Aménagement : la sécurité et le principe de précaution au coeur des débats

Cette commission couvre un champ d’application assez large, ce qui n’a pas empêché les élus du groupe Union pour Rennes Capitale de s’emparer d’un certains nombre de sujets.

Benoît CARON est notamment revenu sur la décision  de la Mairie d’installer des antennes-relais à Saint-Melaine. Dans cette affaire, le principe de précaution a été ignoré. De plus en plus de décisions de justice et de rapports scientifiques mettent pourtant en lumière le défaut de certitudes sur l’innocuité de telles installations.

L’état de plus en plus dangereux des immeubles du centre ville a également été soulevé. Des aides au secteur privé deviennent urgentes. Le programme de rénovation de 75 parties communes actuellement programmé est malheureusement insuffisant, car à ce rythme il faudra 30 ans pour répondre aux besoins.

Enfin, Benoît CARON est revenu sur la déviation des bus de l’axe Nord Sud.

Intervention de Benoît CARON

Michèle PAYEN-TOULOUSE est quant à elle revenue sur le RSA afin de rappeler toute l’utilité du dispositif proposé par le gouvernement. Il s’agit en effet d’un véritable outil d’équité qui va jouer tout son rôle dans la crise actuelle.

Intervention de Michèle PAYEN-TOULOUSE

Sport et Culture : un manque d’ambition

Marie LOUIS est intervenue pour dénoncer le manque d’ambition de la politique sportive de la ville. Rennes, en effet, n’investit plus dans le sport, visant en tout et pour tout le statu quo malgré les effets d’annonce.

Il aurait par exemple été opportun d’inscrire au plan de relance local le projet d’équipements sportifs départemental récemment abaondonné par le Conseil Général.

L’élue est également revenue sur le manque de piscines et sur la nécessité d’élargir l’amplitude horaire.

Intervention de Marie LOUIS

Tout comme en matière sportive, Jérôme NORMANDIERE, a mis en lumière le manque d’ambition de la politique culturelle de la ville. Les moyens déployés au titre de cette politique ne manquent pas, mais malheureusement, faute de stratégie culturelle, la ville ne peut pas réellement capitaliser sur son rayonnement.

Ce budget 2009 ne laisse pas entrevoir de sursaut. Au contraire, il est celui des rendez-vous manqués. Qu’en est-il en effet du transfert du Musée des Beaux Arts au Couvent des Jacobins annoncé sous l’ère d’Edmond HERVE ? Qu’en est-il de la rénovation des portes Mordelaises, haut lieu de notre patrimoine ? A quand un évènement à rayonnement internationale ou encore la gratuité des musées pour les moins de 25 ans ?…

Intervention de Jérôme NORMANDIERE

Au titre, plus précisément des équipements culturels, Benoît CARON est revenu plus précisément sur l’état du Musik’Hall. Cette salle qui accueille de nombreux spectacles en attendant la réouverture du Liberté n’est pas digne de notre ville et du rayonnement qu’elle mérite.

Par ailleurs, Benoît CARON regrette le choix de la rénovation du Liberté, qui après dérive des coûts, revient finalement au prix du Zénith de Nantes avec ses 8500 places.

Intervention de Benoît CARON

Le développement nécessaire du tourisme et du commerce

Françoise L’HOTELLIER rappelle l’importance du tourisme pour le développement économique de Rennes. Il est aujourd’hui important de développer une communication plus offensive pour se faire connaître des touristes, potentiels. L’élue propose également de d’organiser un festival d’envergure internationale qui participerait au rayonnement de notre cité.

Le développement du commerce mérite également une attention particulière. Il ne suffit pas en effet d’allouer une subvention pour prétendre agir en faveur du développement commerciale notamment en centre ville. Des aménagements sont nécessaires pour attirer les visiteurs et les clients potentiels, tels que l’augmentation du nombre de parkings relais ou encore l’élargissement du plateau piétonnier.

Intervention de Françoise L’HOTELLIER


Fiscalité contre pouvoir d’achat

Dans les médias 17 février 2009

La ville en ce début d’année est amenée à débattre de son budget. Il s’agit d’un moment important, car il fixe le cap de l’année à venir. Il est d’autant plus important en cette période de crise qui n’épargne pas notre ville.

Dans ce contexte, il est indispensable d’utiliser les leviers à notre disposition pour soutenir l’investissement et notre économie. Nous étions partisans d’un recours à l’emprunt parfaitement envisageable dans une ville comme Rennes peu endettée. C’est finalement une nouvelle augmentation de la pression fiscale, au détriment du pouvoir d’achat des familles, qui a été privilégiée. Il est inutile de se défausser sur un Etat qui se désengage pour justifier ces hausses répétitives (+ 50 % en entre 2002 et 2007), car ce n’est pas la réalité. Les contributions de l’Etat n’ont cessé de croître ces dernières années. (Le Rennais, Expression politique, 15 février 2009)


Entre choix budgétaires et industrie automobile, une année charnière pour le bassin rennais

Dans les médias 21 janvier 2009

En cette période de crise, Rennes Métropole comme toutes les collectivités est amenée à adopter son budget pour l’année à venir. Cette situation oblige, plus qu’à l’accoutumée, à faire des choix responsables. Rennes Métropole a fait celui d’augmenter globalement la fiscalité. Pour les élus de la Minorité, ce choix est contestable lorsque l’on sait qu’elle est peu endettée et que depuis 7 ans ses recettes n’ont cessé d’augmenter (+ 40 % de taxe professionnelle). Il aurait été préférable de ne pas accabler davantage les ménages et d’utiliser les marges de manœuvres existantes en faveur du développement économique et notamment en direction des filières porteuses.

La crise économique touche particulièrement la filière automobile. Celle-ci connaît dans le même temps une profonde métamorphose avec le changement de comportement des consommateurs. La hausse du prix du carburant et la prise de conscience écologique peuvent même nous faire douter du choix du pôle automobile « haut de gamme »pour la région rennaise. L’automobile doit donc rester une chance pour le bassin rennais. Pour cela, il est important d’accompagner l’évolution de la production vers des véhicules propres, répondant aux exigences de demain. (Info Métropole, Expression politique, janvier 2009)

 


« Mesdames et messieurs les élus, mettez vous au vélo »

A la sortie du Conseil de Rennes Métropole, Bruno Chavanat revient sur quelques points du débat: le doublement (dans le cadre du vote du budget) de l’impôt ménages, la critique de la gouvernance de l’agglo par le maire d’une commune appartenant à la majorité, la création d’un budget annexe pour le Centre des Congrès et l’augmentation du nombre des vélos en libre service.

Doublement de l’impôt ménage: injustifié et injuste

Nous nous sommes battus (extraits audio de l’intervention à Rennes Métropole ici) contre le doublement de l’impôt ménages que nous estimons injuste et injustifié. Injuste de faire porter sur les familles qui subissent déjà la crise, sur les communes, qui ont du mal à financer les équipements liés à l’augmentation de leur population, un effort que Rennes Métropole ne fait pas elle-même. L’agglo est riche : elle a augmenté de 50% ses recettes de Taxe professionnelle sur les 5 dernières années. Injustifié de recourir en l’état à une augmentation de la fiscalité alors que notre faiblement endettement aurait du nous voir préférer arbitrer en faveur de l’emprunt.

Un vent de fronde à Rennes Métropole ?

Le Maire de Chevaigné, ami affiché  d’Edmond Hervé, socialiste de conviction, a dénoncé dans une longue intervention, écoutée je crois avec intérêt par ses collègues, le fonctionnement peu démocratique de Rennes Métropole,  où tt se décide en petit comité et où, je cite ses termes  « l’exécutif décide et où l’assemblée exécute ». C’est précisément ce que nous ce que nous dénonçons depuis plusieurs années. C’est également illustratif de la façon dont les débats sont menés, c’est à dire que dès que quelqu’un lève le doigt pour émettre une idée différente, faire des propositions, porter un regard critique, il est aussitôt mis au ban si bien que de nombreux maires sont dissuadés de le faire.

 

Un débat sur le Centre des Congrès ?

Le débat en fait, n’a toujours pas eu lieu. On a eu une délibération technique sur la création d’une « coque budgétaire » relative au Centre des Congrès, mais on attend toujours la délibération de principe sur le choix du lieu, reportée de mois en mois. A vrai dire, le Président de Rennes Métropole n’est pas, sur ce dossier, à une contradiction près. Il nous dit d’une part qu’il faut aboutir en 2014, tout en anticipant dans le même temps, sur le report des délais. D’autre part, il s’abstient de profiter de ce temps pour étudier d’autres solutions. Or c’est bien maintenant qu’il faut envisager un «  Plan B » d‘autant qu’on nous dit très nettement que les études auxquelles on procède aujourd’hui pourraient présenter des difficultés telles qu’elles pourraient éventuellement conduire à renoncer à l’implantation du Centre des Congrès aux Jacobins… Ce que nous avons dit déjà il y trois mois.

L’augmentation du nombre des vélos en Libre Service ?

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’opposition n’a pas ménagé ses efforts pour se battre pour le vélo à Rennes depuis quelques années et au cours de la dernière campagne électorale. Mais nous avons affaire à des gens qui ont une vision théorique du vélo, qui ne le pratiquent pas. Aujourd’hui, Rennes n’est plus du tout précurseur : le nombre de déplacements à vélo a été divisé par trois en 30 ans et Lyon et Paris ont pris le relais de façon exemplaire.

Il  s’agit moins aujourd’hui de mettre 800 ou 1000 vélos à disposition que de voir quel est l’usage concret qu’on en fait. L’usage tient notamment à la qualité, à la continuité, à la sécurité des pistes cyclables. ..Combien de parents de lycéens redoutent que leurs enfants de 15 à 18 ans prennent  le vélo ? S’il s’agit d’un pas dans la bonne direction, il y encore des efforts à faire.  Mesdames et messieurs les élus, mettez vous au vélo !




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