Pôle Gare : Flou et pas écolo

Dans les médias 9 septembre 2009

Lors du dernier Conseil Municipal, Bruno CHAVANAT est intervenu sur le pôle gare, mettant en lumière le flou qui règnait sur ce dossier. Est-il prévu une ouverture vers le sud de la future gare ? (Journal Ouest France, 8 septembre 2009)

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La gare 2014 devra ouvrir la ville vers le sud

Dans les médias 1 avril 2009

Le Conseil Municipal s’est penché, hier, sur le projet « EuroRennes ». Il va profondément transformer la ville. Et peut-être poser la question du devenir de la prison des femmes.

L’arrivée de la LGV en 2014 impose d’aménager la gare et son quartier. Rennes Métropole entend y créer des bureaux, des commerces et des logements neufs. L’idée, à terme, est d’étendre le centre ville en l’ouvrant sur le sud. Pour Bruno CHAVANAT, le projet d’aménagement devrait intégrer la prison des femmes. (Journal Ouest France, 31 mars 2009)


EuroRennes : « L’ouverture de la ville vers le Sud, une urgence négligée »

Le classement d’intérêt communautaire du site de la gare était nécessaire en vue de l’arrivée de 50 % de voyageurs supplémentaires avec la future LGV.

Au-delà des nouveaux aménagements du site il est important d’envisager un rééquilibrage à l’échelle de la ville. En effet, si la continuité avec le Nord de Rennes ne pose pas de problème du fait de la proximité de la nouvelle esplanade Charles de Gaulle, puis de Colombia et du centre historique, des efforts restent à faire en direction du sud. Les quartiers sud doivent pouvoir eux aussi bénéficier du rayonnement du futur site.

Il serait également intéressant d’intégrer dans le périmètre de réflexion et d’aménagement des sites à proximité immédiate comme la prison des femmes dont l’avenir n’a pas été décidé. (Journal Ouest France, 3 mars 2009)

 


Trois sites exceptionnels pour le « Centre des Congrès » de Rennes

Sur le vif, Vie de l'asso 25 février 2009

L’association Projets pour Rennes Capitale s’est réunie pour la 3ème fois fin Janvier. Trois sites exceptionnels retenus lors de la précédente réunion ont été présentés par les différents participants afin d’évaluer leur intérêt pour accueillir un « Centre des Congrès ».

La Caserne Foch d’une surface totale de 70.000 m2 dont 22.000 m2 de bâtiments existants a donc toutes les capacités d’accueil pour un tel projet. Proche de la Gare et des voies ferrées, ce site permet largement d’envisager, en lien avec la commission « transports » de l’association qui réfléchit sur l’intégration d’un projet tram-train disposé en étoile sur toute la ville et la métropole, un arrêt de station à proximité immédiate pour les congressistes venant soit de la gare, soit de l’aéroport. 

Le site de la Gare devra être repensé et réorganisé pour l’arrivée de la future ligne LGV. La ville pourrait profiter de cette opportunité pour proposer un bâtiment moderne et futuriste, dressé au dessus des voies et symbolisant à la fois le dynamisme, la technologie et le souci environnemental de la ville de Rennes. Une construction sur ce site permettrait de créer un lien physique entre le nord et le sud de la ville tellement nécessaire. Cet espace contribuerait en outre à développer un nouveau cœur central pour notre cité autour du Liberté, des Champs Libres et de la Gare.

La Prison des Femmes, dont la surface du site est estimée entre 50 et 60.000m2 permettrait tout comme les 2 autres sites d’accueillir très facilement ce « Centre des Congrès », répondant aux critères souvent mis en avant par la ville à savoir l’importance d’un site historique pour attirer les congressistes à Rennes. Grâce aux conseils précieux d’un architecte, nous pouvons envisager la construction d’un très grand amphithéâtre en sous-sol de l’hexagone du bâtiment central classé aux Monuments Historiques. L’apport en éclairage naturel de cette structure en sous-sol se ferait grâce à la construction d’une grande verrière. Les bâtiments conservés de la prison permettraient, entre autres, d’accueillir un grand hôtel de luxe.

Il est à noter que pour ces 3 sites, l’accessibilité voitures, bus et cars de tourisme est très simple avec des liaisons directes aux voies express périphériques.

Une dernière réunion de travail, précédent le bilan de l’ensemble des travaux qui sera présenté courant mars devant l’ensemble des membres de l’association, aura lieu le samedi 28 février à 9h30. Cette réunion abordera les projets alternatifs que l’association envisage pour le magnifique site des Jacobins.  Venez nombreux !

Thierry Guillaudeux                                                              Christine  Coudrais


L’association Projets pour Rennes Capitale poursuit ses travaux sur le Centre des Congrès

Sur le vif, Vie de l'asso 23 janvier 2009

Une deuxième réunion s’est tenue fin Décembre sur le thème « le Centre des Congrès de Rennes ». Elle a permis de dresser un bilan détaillé des autres centres des congrès présents dans les grandes villes de province françaises : Nantes, Lille, Lyon, Toulouse, Bordeaux… afin de tirer des leçons de ce qu’il faudrait faire et ne pas faire à Rennes.

4  points importants se dégagent de cette analyse :

1) Le Centre des Congrès doit avoir un accès central et facilité pour tous les modes de transports : métro, tramway, bus, cars de tourisme, voitures et vélos. Les sites tels que Nantes, sous-dimensionnés dans leur capacité d’accueil en places de parking, souffrent d’engorgement.

2) La modularité des installations avec des structures immobilières constituées de plusieurs amphithéâtres de tailles variables, allant très souvent de 200 à plus de 1000 places, semble être la règle. Ces installations sont très souvent équipées également de grands Halls d’expositions, de nombreuses salles connexes de petites tailles ainsi que de bureaux, mais aussi d’espaces dédiés à la restauration.

3) Pour les centres de Congrès les plus récents, les villes telles que Lyon et Bordeaux ont fait le choix d’amphithéâtres de très grandes capacités (+ de 2000 places) qui peuvent être convertis en 2 salles de plus petite dimension afin de s’adapter à une grande gamme de projets. Outre leur utilisation pour des conférences, ces grandes salles peuvent d’ailleurs à l’occasion se transformer en salles de spectacle

4) Les infrastructures les plus récentes sont ultra-modernes, à la pointe des technologies en particulier de l’information et de la communication et intégrées dans une architecture audacieuse.

Le groupe de travail a ensuite poursuivi ses débats sur les lieux d’accueil potentiels de Rennes pour un centre des congrès, sans revenir néanmoins sur le site des Jacobins qui avait été écarté lors de la première réunion (se reporter à l’article du mois de décembre).

Les sites de l’ancienne usine Kronenbourg, de la plaine de Baud, de la gare, de la prison des femmes et de la caserne Fosch ont été discutés. Après avoir rapidement écarté les deux premiers dont l’affectation semble aujourd’hui largement programmée par la ville de Rennes, la gare, la prison des femmes et de l’espace Foch ont été retenus.

La prochaine réunion programmée le Samedi 24 Janvier à 9h30 permettra de finaliser l’intérêt que représentent ces différents lieux possibles d’accueil pour l’implantation d’un centre des congrès à Rennes.

N’hésitez pas à venir vous joindre à nous pour en débattre!

 

Thierry Guillaudeux                                                                                          Christine Coudrais

 


Sortir des Jeux de rôles…

Réflexion, Sur le vif 12 janvier 2009

Très intéressante interview de Daniel Delaveau aujourd’hui dans OF, en écho aux propos qu’il avait tenus au sujet du Centre des Congrès lors de ses vœux aux acteurs économiques jeudi soir. Alors que jusqu’à présent, le Couvent des Jacobins était présenté comme « la seule solution possible », le Maire a en effet annoncé que le temps devrait y être pris et consacré à des études complémentaires.

Certes, on est loin de Canossa, mais nous sommes plusieurs à avoir compris que ce changement de ton augurait peut-être d’un véritable débat qui à ce jour n’est toujours pas intervenu. En attendant, plusieurs éléments méritent d’être relevés :

Un changement de ton significatif

Nous constatons que « la seule solution possible » d’hier est désormais présentée dans l’interview d’aujourd’hui comme une « hypothèse » qui appelle « si les études montrent qu’il y a de réelles impossibilités techniques » (…) d’autres solutions ».

A l’avenant, le site de la prison des femmes n’est écarté que parce que l’Etat n’a pas « donné le moindre signe à ce sujet ». Outre que le rôle d’un maire est sans doute d’aller au-devant et au-delà des « signes » que l’Etat peut lui envoyer (s’est-on seulement préoccupé de lui poser la question ?), nous maintenons que l’aménagement d’une dalle au-dessus des voies ferrées est la solution qui s’impose à l’évidence, si l’on veut faire du Centre un outil de rayonnement au service de la stratégie qui doit être mise en œuvre  dans la perspective de l’accueil de la LGV à l’horizon 2014.

Un discours quelquefois contradictoire

A commencer par la citation qu sert de titre à l’article: « le Centre des Congrès doit être prêt pour 2014″: non seulement personne ne l’a foncièrement jamais contesté, mais notre analyse du projet des Jacobins nous conduisait justement à relever que ses contraintes risquaient de peser sur le respect du calendrier.

Au-delà, chacun jugera de la qualité de l’argument qui consiste d’une part à faire procéder « la contrainte de temps » du Contrat de Projets Etat-Région, et d’autre part à s’abriter derrière elle pour évacuer les autres hypothèses : en quoi le site Gare serait incompatible avec l’objectif 2014 ? N’est il pas paradoxal de rappeler l’horizon 2014, tout en commandant des études supplémentaires qui peuvent démontrer de « réelles impossibilités techniques » ? Attendrons-nous de les constater le cas échéant pour aviser ?

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Débat d’orientations budgétaires : « recourir à l’emprunt plutôt qu’à l’impôt. »

Réflexion, Sur le vif 12 janvier 2009

L’édito politique de la semaine : quelques heures avant le Conseil Municipal du 12 janvier 2009, Bruno Chavanat fait un point sur quelques éléments de l’actualité rennaise : la position que défendra le groupe au cours du débat d’orientations budgétaires de lundi soir, l’arrêt du grand prix cycliste de Rennes, et l’annonce faite par Daniel Delaveau au cours de ces vœux aux acteurs économiques d’un changement de tempo pour le Centre des Congrès.

La position du Groupe sur le Débat d’Orientations Budgétaires ?

C’est une bonne chose qu’on puisse parler de stratégie et nous participerons donc bien évidemment au Débat. Pour dire quoi ? Que nous soutiendrons tous les efforts qui seront faits en faveur d’un maintien d’un niveau d’investissement élevé. En temps de crise, l’investissement est plus que jamais nécessaire. Pour autant, nous nous opposons à la façon dont la majorité entend le financer. Recourir à l’impôt plutôt qu’à l’emprun,t et ce alors que les recettes sont déjà élevées et que l’agglo est très faiblement endettée, nous semble conduire à permettre à la collectivité de se constituer une cagnotte sur le dos des ménages pour financer des dépenses de long terme.

 

L’arrêt du grand prix cycliste.

Le grand prix cycliste de Rennes était symbole voulu par Edmond Hervé en 1979. Rennes était la capitale de Bretagne, région du vélo. Rennes se voulait alors la ville du vélo. Chemin faisant, avec des difficultés que nous ne contestons pas, la ville s’apprête à mettre genoux à terre et renoncer à soutenir le Grand prix qui va donc s’arrêter. Un symbole qui s’effondre, c’est aussi la réalité à laquelle il s’adosse qui ne se porte pas bien. Quand le grand prix a été créé, le vélo représentait 11% des déplacements dans la ville. Ce pourcentage est aujourd’hui divisé par trois. Nous souhaiterions donc que les fonds qui étaient consacrés au Grand prix puissent continuer de l’être à une politique de développement aux déplacements en vélo dans la ville.

L’annonce d’un changement de rythme pour l’implantation du Centre des Congrès au Couvent des Jacobins ?

Le maire semble en effet avoir changé de tempo sur le couvent des Jacobins. Il nous annonçait tambour battant, l’avancée de ce projet et tout d’un coup on nous dit que « le temps ne compte pas », qu’il faut prendre du temps et s’arrêter un moment.  Nous ne pensons pas qu’il faille prendre le moindre retard : nous avons le Rendez-vous de 2014 et de la fin des travaux de la LGV. Cet outil de rayonnement qu’est le Centre des Congrès doit être alors prêt dans les temps.

Pour autant, si une concertation est enfin proposée, nous souhaitons qu’elle soit conforme à celle que nous appelons de nos vœux et que l’on y consacre moins de temps à défendre un site dont on connaît tous les désavantages (Couvent des jacobins) qu’à le mettre en balance avec le site de la gare dont tous les éléments plaident pour qu’il soit étudié sérieusement. Sans cela, nous courons le risque d’avoir un site non seulement construit au mauvais endroit, mais qui en plus arrivera deux ans trop tard. 


Couvent des Jacobins: le « front du refus » s’élargit

Jacobins, Réflexion, Sur le vif 25 novembre 2008

Une très intéressante nouvelle que l’on trouve depuis quelques minutes sur le site d’Ouest-France: pour « Haute Bretagne événements » (club de professionnels du tourisme d’affaires), le projet d’implantation du Centre des Congrès aux Jacobins est « sous-dimensionné » et « ne tient pas la route« . François Richou, conseiller général (PS) et Président du Comité Départemental du Tourisme (CDT) suggère quant à lui « d’envisager un projet à proximité de la Gare« .

A la lecture de la dépèche, plusieurs éléments de réflexion:

1) l’option « Jacobins » est comme nous le pressentions depuis longtemps, loin de faire l’unanimité auprès des professionnels.

2) Le « front » (ou la « fronde ») risque à nouveau de s’élargir avec la position que (p)rendra le CG 35, appelé à financer  le projet à hauteur de 5 millions d’euros.

3) Le projet « site gare » que l’équipe « Rennes Capitale » défend depuis la campagne du printemps dernier relève d’une quasi-évidence au regard notamment de l’arrivée de la LGV en 2014. Un Centre d’affaires et de Congrès à l’architecture et à la jauge ambitieuse pour marquer l’entrée à Rennes, capitale de la Bretagne. Il doit à tout le moins faire partie du « champ des possibles » qui doit aujourd’hui être élargi et soumis au débat.