
Alors que l’ordre du jour initial prévoyait qu’il soit essentiellement consacré au Débat d’Orientations Budgétaires, la situation de PSA (le matin même, la direction annonçait un plan de suppression d’emplois) en particulier et de l’économie du bassin rennais en général a donné lieu à des échanges larges et fournis.
Vœu des élus de Rennes Métropole pour l’emploi de PSA
Les élus de Rennes Métropole ont voté à l’unanimité un vœu destiné à manifester leur solidarité avec les salariés de PSA. Au-delà, ils y rappellent leur détermination « à tout mettre en œuvre pour préserver l’emploi et la situation de chaque salarié de PSA et de l’ensemble de la filière automobile ». Un vœu également adressé à la direction de PSA à qui il est demandé de « réaffirmer son attachement au territoire Rennais » et au gouvernement invité à « redéfinir ses moyens d’intervention et sa politique industrielle vis-à-vis de la crise rencontrée par la filière automobile ».
Bruno Chavanat, dans son intervention rappelle que les analyses du CODESPAR et de l’AUDIAR pointaient déjà de longue date les fragilités du secteur. Il invite l’assemblée communautaire à se garder des postures accusatoires (Etat, actionnaires…) pour examiner plutôt les responsabilités qu’elle peut aujourd’hui assumer. Elles s’orientent autour de deux préoccupations majeures: d’une part se fixer pour objectif d’aider les salariés qui ne voudraient pas souscrire aux offres de redéploiement à trouver du travail sur le territoire rennais. D’autre part, accompagner la recherche et développement et plus particulièrement la réflexion autour du pôle de compétitivité au regard des mutations du secteur.
Retrouvez l’intervention de Bruno Chavanat en vidéo sur le site de Rennes Métropole.
Débat sur l’économie
Tandis que le Président de Rennes Métropole a campé un tableau volontariste de l’économie rennaise (entreprises innovantes, rôle de la collectivité dans l’investissement…), Bruno Chavanat est intervenu afin de rappeler la nécessité pour la collectivité de fixer avant tout des objectifs concrets à ses interventions : mobilisateurs, quantifiables, évaluables. L’accent devant être mis sur la recherche (tandis que les industries sont exposées largement aux vents de la mondialisation) et sur l’accompagnement du passage des TPE au stade de la PME, « féconde en emplois ».
Retrouvez l’intervention de Bruno Chavanat en vidéo sur le site de Rennes Métropole.
Débat d’orientations budgétaires
Un « débat » assez convenu où sous couvert d’exprimer « la réalité des chiffres », la majorité se livre en fait à une analyse assez partielle (et donc partiale…) dont l’objet est d’instruire le procès à charge de l’Etat. L’occasion pour Bruno Chavanat de replacer l’effort financier de ce dernier dans son contexte et sa globalité pour constater qu’il accompagne au contraire les collectivités dans leurs choix en prenant à sa charge une partie des investissements ou des dégrèvements qu’elles consentent.
Des rappels destinés à « tordre le cou » aux « idées reçues » sur le désengagement de l’Etat qui ne doivent pas occulter les choix politiques bien réels qui appartiennent aux collectivités. Ainsi, les augmentations de fiscalité pratiquées par Rennes Métropole ne saurait être justifiées par l’action de l’Etat dans la mesure où elles relèvent de « l’impôt de confort » : elles n’ont pas servi à l’investissement mais au désendettement comme le prouve la capacité de remboursement de la dette (un peu plus d’un an) exceptionnelle pour une collectivité de cette strate.
Intervention de Bruno CHAVANAT
Reconduction de la fiscalité additionnelle
A l’appui de sa démonstration précédente, Bruno Chavanat expose la réalité des chiffres et démontre que l’analyse qui avait été exprimée au moment de l’établissement de l’impôt ménages continue de prévaloir. A une époque où les taux d’intérêt rendaient (et continuent de rendre) l’emprunt bon marché, on a préféré prélever 20 millions d’euros d’impôts nouveaux auprès des ménages. Compte tenu de ce contexte et de surcroît, en l’absence de tout plan de perspectives financières, aucune raison légitime ne plaide en faveur du renouvellement d’un impôt dont on s’apprête à augmenter le taux .
Intervention de Bruno CHAVANAT