Lundi, lors du conseil municipal, Marc Hervé a rappelé les ambitions de Rennes en matières d’économies d’eau. Les investissements liés devraient entraîner de nouvelles hausses des tarifs. (Journal Ouest France, 10 février 2010)
Lundi, lors du conseil municipal, Marc Hervé a rappelé les ambitions de Rennes en matières d’économies d’eau. Les investissements liés devraient entraîner de nouvelles hausses des tarifs. (Journal Ouest France, 10 février 2010)
La deuxième ligne de VAL et le projet de RER rennais sont deux voies envisagées pour développer les transports collectifs dans l’agglomération rennaise. Ces projets ont en commun leur coût élevé et leur échéance lointaine. Seront-ils suffisants pour améliorer la part des transports collectifs dans les déplacements ? On peut en douter, notamment pour les quartiers et des communes qui se trouvent à l’écart des lignes de VAL et de l’étoile ferroviaire.
Les transports collectifs rennais sont confrontés à des difficultés croissantes de circulation sur l’ensemble des voiries pénétrantes, notamment dans les secteurs situés entre la deuxième ceinture et la rocade. Si aucune solution n’est trouvée, ces difficultés comportent à terme le risque de désaffection par les usagers.
Cette problématique rend d’autant plus surprenant le désintérêt manifesté par Rennes-Métropole à l’égard du concept de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS). Inspiré par le bus rapid transit américain, le BHNS se caractérise par un véhicule routier de type bus circulant en site propre. Il peut être guidé ou non guidé, à motorisation thermique, électrique ou hybride. Par une approche globale incluant le matériel, les infrastructures et l’exploitation, le BHNS assure un niveau de service supérieur aux lignes de bus conventionnelles (fréquence, vitesse, régularité, confort, accessibilité) et comparable à celui du tramway. Ce mode de transport collectif est plus souple et moins coûteux : de 2 à 10 millions d’euros par kilomètre de site propre, contre 13 à 22 millions pour le tramway.
Des BHNS ont été mis en service notamment à Caen, Nancy, Rouen, Maubeuge, Lorient, Nantes et en Ile-de-France. Des projets sont à l’étude dans d’autres villes. Rennes-Métropole aurait dans ses cartons deux projets de quatre kilomètres au total vers Chantepie et Saint-Jacques. Ce manque d’ambition est inexplicable : le BHNS permettrait de mettre en œuvre rapidement, à un coût raisonnable une desserte performante des communes de l’agglomération rennaise non desservies par l’étoile ferroviaire.
Sans attendre la fin de la décennie, il convient de se tourner vers des solutions de ce type, permettant de développer l’offre à l’intention des habitants de toute l’agglomération. Un TCSP coûteux et limité à la ville-centre ne permettra pas, à lui seul, de réduire l’usage de la voiture particulière. Les transports collectifs rennais doivent être dorénavant intégrés dans une réflexion globale concernant les déplacements sur l’ensemble de l’aire urbaine. Il convient de définir une organisation globale et à long terme des réseaux, en concertation avec toutes les collectivités concernées (département et région) et dans des conditions de coût supportables. Les choix de transport collectif doivent évidemment s’accompagner de réflexions visant à développer également les modes de transport « doux » : marche à pied et bicyclette.
Pour l’association « Projets pour Rennes Capitale »
Pierre GUSDORF et Antoine CRESSARD
Les choix en matière de transports collectifs ne sauraient faire abstraction du contexte de crise économique et d’explosion des déficits publics. Par surcroît certains revenus des collectivités locales ont diminué, soit structurellement (dotations globale de fonctionnement), soit conjoncturellement (baisse des droits de mutation). Enfin la réforme de la taxe professionnelle va se traduire par un manque à gagner supplémentaire pour les communes et les intercommunalités.
Rennes-Métropole a fait le choix du VAL en 1989, mobilisant pour de longues années les finances de l’agglomération. Programmée pour 2018 seulement, la deuxième ligne du VAL rennais est le plus coûteux de tous les projets de ce type actuellement recensés dans notre pays. Parallèlement, l’agglomération va devoir participer au financement des infrastructures permettant une utilisation plus rationnelle du réseau ferroviaire au profit des communes de la première et deuxième couronne. Il s’agit du projet de « RER rennais », en cours d’élaboration par le conseil régional. On peut légitimement s’interroger sur la capacité de Rennes-Métropole à faire face à ces deux investissements.
Ces deux projets sont complémentaires. Le choix de l’extension du VAL est discutable du fait de son coût élevé et de son inadaptation à l’évolution de l’agglomération. L’amélioration de la desserte ferroviaire répond partiellement à ce dernier enjeu, mais son coût et son calendrier ne sont pas encore précisément déterminés. Ces deux investissements à échéance lointaine seront-ils suffisants pour améliorer significativement les transports collectifs dans l’agglomération ? On peut en douter, notamment pour les quartiers et des communes qui se trouvent à l’écart des lignes de VAL et de l’étoile ferroviaire.
Or il est impératif d’accélérer le développement des transports collectifs dans l’agglomération. La part de marché de ceux-ci dans les déplacements atteint aujourd’hui 12%. Des progrès ont été enregistrés depuis quelques années, mais Rennes se situe aujourd’hui nettement en deçà de Nantes, Nancy, Grenoble, Lyon ou Clermont-Ferrand qui approchent ou dépassent 15%. Bordeaux et Strasbourg n’ont pas réalisé récemment de mesures des parts de marché mais affichent des objectifs particulièrement ambitieux pour leurs réseaux de transport collectif. Les habitants de l’agglomération paient le prix du retard de Rennes-Métropole, conséquence de ses choix passés et futurs.
Pour l’association « Projets pour Rennes Capitale »
Pierre GUSDORF et Antoine CRESSARD
Intervention de Bruno CHAVANAT
Conseil Municipal du 18 janvier 2010
Le débat d’orientation budgétaire s’inscrit dans le cadre d’une campagne politique dont les Rennais ne doivent pas être dupes.
Pour tous ceux qui ont assisté aux cérémonies de vœux dans les quartiers au cours des derniers jours, une chose est apparue clairement. Le parti socialiste est en campagne. Et il ne mène pas une campagne locale, centrée sur les préoccupations des Rennais, il décline une campagne départementale, qui est elle-même la déclinaison d’une campagne nationale.
A chaque fois le même discours, parfois à la virgule près, la même avalanche de chiffres sur le déficit de l’Etat, les dépenses des collectivités, les dotations, les compensations attendues, la réforme des collectivités et de la taxe professionnelle. A chaque fois, la même rhétorique hostile, la même violence contre l’Etat.
Je l’ai entendue dans la bouche de M. Préault, dans la bouche de M. Rogemont, dans celle de M. Gabillard… et je n’ai pas assisté, loin de là, à toutes les cérémonies de vœux au cours desquelles le rituel a été répété…. Les vœux aux Rennais ont été le prétexte pour relayer une campagne nationale, dont M. Tourenne a été le principal relais local et auquel vous avez apporté, à l’occasion de ces vœux, votre concours logistique.
Est-ce que c’est ça que les Rennais attendent de leurs élus ? J’en doute. En tout cas, j’en ai entendu beaucoup, de droite comme de gauche, qui se sont demandés ce que tous ces discours venaient faire là. Et plus encore qui ont été choqués par cette instrumentalisation des cérémonies des vœux.
Je crois qu’ils ont raison. Cette campagne est choquante et je crois qu’elle est en plus inefficace pour une raison que vous invoquez souvent, M. le maire, qui est que ce qui est excessif est insignifiant.
Pourtant, c’est à cette même campagne que participe le discours qui nous est tenu à l’occasion des orientations budgétaires, ici à Rennes, comme ce fût le cas à Rennes Métropole au mois de décembre et au mois de novembre dernier.
On pourra prétendre que les orientations budgétaires sont bien le moment pour parler des réformes nationales qui affectent les collectivités locales et leur financement. C’est en partie vrai. Et il est important de répondre sur le fond aux arguments à l’emporte pièce qui nous sont assénés. Mais il ne faut que les Rennais ne soient pas dupes de la manœuvre politicienne.
Peu à peu le Mail Mitterrand redonnera la part belle au piétons et aux transports doux. Et le stationnement.
Si le projet est « un beau projet », pour Benoît CARON, il ne prend pas en compte la question du stationnement alors que le Mail se situe au commencement de l’axe est-ouest et aux portes du centre ville historique. Un parking relais serait utile à cet endroit afin de ne pas « handicaper ceux qui veulent venir dans le centre ainsi que le reste du quartier où le stationnement va se reporter. » (Journal Ouest France, 6 octobre 2009)
Un équipement sportif au rez-de-chaussée d’une cité universitaire internationale. Le projet a été lancé au conseil municipal, hier soir.
Benoît CARON, pour le groupe Union pour Rennes Capitale a salué le projet mais a regretté qu’il arrive si tard et « qu’une génération de scolaires a été sacrifiée pour les activités sportives ». (Journal Ouest France, 6 octobre 2009)
Conseil Municipal du 5 octobre 2009
Monsieur le Maire,
Chers collègues,
Le mail est au centre de Rennes. C’est une perspective urbaine comme notre ville en a peu. C’est un lieu conçu depuis des centaines d’années pour être un lieu d’agrément, de promenade et de communication.
En 1675, la promenade qui lui a donné naissance s’appelait les « Champs-Elysées ».
Notre mail est aujourd’hui délaissé. Un vaste parking a remplacé la promenade. Il y a eu longtemps un lieu de vie. C’est aujourd’hui un simple lieu de passage. Si près du cœur historique de Rennes, si imbriqué dans le confluent entre l’Ille et la Vilaine qui a donné son nom à notre département et à notre ville, comment est-il possible que cet espace si particulier ait été à ce point oublié ? Que sont devenus les « Champs Elysées » rennais ?
Un espace exceptionnel : pourquoi l’aménagement a-t-il tant tardé ?
Ce n’est pourtant pas d’aujourd’hui que la question date. Elle a été posée dès après la rénovation de Bourg l’Evêque, dans les années 60. Combien de fois l’avons-nous évoquée dans cette enceinte ? Or malgré ces questions, malgré l’attachement et même la forte implication des habitants du quartier – à travers l’association de quartier de Bourg l’Evêque en particulier- aucun projet global, aucune perspective d’ensemble n’a vu le jour. Il y a eu certes des modifications concernant la circulation, des constructions nouvelles de part et d’autre, mais concernant le mail lui-même, cet espace en fonction duquel tout le reste devrait s’ordonner, rien de tangible ni de visible.
Conseil Municipal du 5 octobre 2009
Monsieur le Maire,
Cher(e)s Collègues,
Cette délibération qui va enfin permettre aux écoles et aux habitants du centre ville d’avoir un équipement sportif et – qui plus est – de qualité, digne de ce quartier, nous réjouit.
Nous ne boudons pas notre plaisir et tant pis si il a fallu attendre tant de temps pour que vous preniez la mesure du déficit important des équipements sportifs de ce quartier. Tant pis encore parce qu’il nous faudra attendre de longues années – au moins cinq ans- pour que les élèves des écoles puissent en bénéficier. Ce qui veut dire que depuis la disparition du gymnase du Liberté, toute une génération d’élève aura été sacrifiée. Mais tant pis toujours, puisque c’est pour la bonne cause, réjouissons-nous d’avoir à l’horizon 2015 un gymnase multisports, une salle d’arts martiaux et une salle polyvalente d’activités physiques au sein de la future cité internationale.
Nous notons que ce projet d’une surface totale de 1 733 m², hors espaces de circulation, sera constitué des espaces suivants :
- une partie gymnase,
- une partie salle de sports de combat,
- une partie salle d’activités physiques et sportives
- ainsi que des espaces communs
Son coût est aujourd’hui évalué à 5,5 millions euros.
Nous connaissons la rigueur de vos évaluations en la matière et nous en acceptons les aléas dans des fourchettes « raisonnables ».
Cela étant dit, il est utile de revenir sur un sujet qui fait couler beaucoup d’encre et de salive depuis quelques semaines et qui concerne aussi par le biais d’un grand évènement sportif, les équipements, ou plus exactement, un grand équipement phare de notre ville.