Le débat précédant l’adoption du budget samedi dernier revêtait une importance particulière cette année. C’est en effet le premier du mandat. Cependant force est de constater qu’il manque cruellement d’impulsions nouvelles et d’une perspective financière globale pour les cinq ans à venir.
Pour Bruno CHAVANAT, ce déficit de prospective financière au démarrage du mandat pose la question de savoir si l’on sait où on va.
Ce débat a vu renaître comme à l’accoutumée les habituelles charges contre l’Etat, alors que la réalité est toute autre. Il s’agit surtout de passer sous silence l’examen de nos propres responsabilités. Bruno CHAVANAT a réalisé cet examen à partir de trois constats sur les dépenses.
Certes un tour de vis a plus ou moins été proposé sur les dépenses de fonctionnement, mais est-il bien à la mesure de ce qui est nécessaire ?
Sur la fiscalité, on observe, alors que nous sommes dans une période difficile pour le pouvoir d’achat, que c’est aux Rennais que la ville demande un effort, sans s’imposer à elle-même une discipline comparable.
Enfin, sur l’investissement, nous pouvons nous attendre une nouvelle fois à un décalage entre ce qui est annoncé et ce qui est effectivement réalisé.
Aménagement : la sécurité et le principe de précaution au coeur des débats
Cette commission couvre un champ d’application assez large, ce qui n’a pas empêché les élus du groupe Union pour Rennes Capitale de s’emparer d’un certains nombre de sujets.
Benoît CARON est notamment revenu sur la décision de la Mairie d’installer des antennes-relais à Saint-Melaine. Dans cette affaire, le principe de précaution a été ignoré. De plus en plus de décisions de justice et de rapports scientifiques mettent pourtant en lumière le défaut de certitudes sur l’innocuité de telles installations.
L’état de plus en plus dangereux des immeubles du centre ville a également été soulevé. Des aides au secteur privé deviennent urgentes. Le programme de rénovation de 75 parties communes actuellement programmé est malheureusement insuffisant, car à ce rythme il faudra 30 ans pour répondre aux besoins.
Enfin, Benoît CARON est revenu sur la déviation des bus de l’axe Nord Sud.
Intervention de Benoît CARON
Michèle PAYEN-TOULOUSE est quant à elle revenue sur le RSA afin de rappeler toute l’utilité du dispositif proposé par le gouvernement. Il s’agit en effet d’un véritable outil d’équité qui va jouer tout son rôle dans la crise actuelle.
Intervention de Michèle PAYEN-TOULOUSE
Sport et Culture : un manque d’ambition
Marie LOUIS est intervenue pour dénoncer le manque d’ambition de la politique sportive de la ville. Rennes, en effet, n’investit plus dans le sport, visant en tout et pour tout le statu quo malgré les effets d’annonce.
Il aurait par exemple été opportun d’inscrire au plan de relance local le projet d’équipements sportifs départemental récemment abaondonné par le Conseil Général.
L’élue est également revenue sur le manque de piscines et sur la nécessité d’élargir l’amplitude horaire.
Intervention de Marie LOUIS
Tout comme en matière sportive, Jérôme NORMANDIERE, a mis en lumière le manque d’ambition de la politique culturelle de la ville. Les moyens déployés au titre de cette politique ne manquent pas, mais malheureusement, faute de stratégie culturelle, la ville ne peut pas réellement capitaliser sur son rayonnement.
Ce budget 2009 ne laisse pas entrevoir de sursaut. Au contraire, il est celui des rendez-vous manqués. Qu’en est-il en effet du transfert du Musée des Beaux Arts au Couvent des Jacobins annoncé sous l’ère d’Edmond HERVE ? Qu’en est-il de la rénovation des portes Mordelaises, haut lieu de notre patrimoine ? A quand un évènement à rayonnement internationale ou encore la gratuité des musées pour les moins de 25 ans ?…
Intervention de Jérôme NORMANDIERE
Au titre, plus précisément des équipements culturels, Benoît CARON est revenu plus précisément sur l’état du Musik’Hall. Cette salle qui accueille de nombreux spectacles en attendant la réouverture du Liberté n’est pas digne de notre ville et du rayonnement qu’elle mérite.
Par ailleurs, Benoît CARON regrette le choix de la rénovation du Liberté, qui après dérive des coûts, revient finalement au prix du Zénith de Nantes avec ses 8500 places.
Intervention de Benoît CARON
Le développement nécessaire du tourisme et du commerce
Françoise L’HOTELLIER rappelle l’importance du tourisme pour le développement économique de Rennes. Il est aujourd’hui important de développer une communication plus offensive pour se faire connaître des touristes, potentiels. L’élue propose également de d’organiser un festival d’envergure internationale qui participerait au rayonnement de notre cité.
Le développement du commerce mérite également une attention particulière. Il ne suffit pas en effet d’allouer une subvention pour prétendre agir en faveur du développement commerciale notamment en centre ville. Des aménagements sont nécessaires pour attirer les visiteurs et les clients potentiels, tels que l’augmentation du nombre de parkings relais ou encore l’élargissement du plateau piétonnier.
Intervention de Françoise L’HOTELLIER