Accord sur la nécessité d’une nouvelle gare

Dans les médias 22 juin 2009

Le projet « EuroRennes » a été présenté en Conseil d’agglomération de Rennes Métropole jeudi 18 juin. Ce projet qui vise à réaménager la gare et le quartier environnant fait l’unanimité sur le principe. Tous les élus s’accordent sur la nécessité de préparer l’arrivée de la ligne à grande vitesse en 2014. Il s’agit d’un rendez-vous à ne pas manquer. Pour Bruno CHAVANAT, ce projet reste malheureusement assez flou. Combien de commerces et activités tertiaires cherche-t-on à attirer ? L’élu regrette surtout que le périmètre d’étude ne s’étende pas vers le sud de la ville. (Ouest France, 19 juin 2009)

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La gare 2014 devra ouvrir la ville vers le sud

Dans les médias 1 avril 2009

Le Conseil Municipal s’est penché, hier, sur le projet « EuroRennes ». Il va profondément transformer la ville. Et peut-être poser la question du devenir de la prison des femmes.

L’arrivée de la LGV en 2014 impose d’aménager la gare et son quartier. Rennes Métropole entend y créer des bureaux, des commerces et des logements neufs. L’idée, à terme, est d’étendre le centre ville en l’ouvrant sur le sud. Pour Bruno CHAVANAT, le projet d’aménagement devrait intégrer la prison des femmes. (Journal Ouest France, 31 mars 2009)


EuroRennes : « L’ouverture de la ville vers le Sud, une urgence négligée »

Le classement d’intérêt communautaire du site de la gare était nécessaire en vue de l’arrivée de 50 % de voyageurs supplémentaires avec la future LGV.

Au-delà des nouveaux aménagements du site il est important d’envisager un rééquilibrage à l’échelle de la ville. En effet, si la continuité avec le Nord de Rennes ne pose pas de problème du fait de la proximité de la nouvelle esplanade Charles de Gaulle, puis de Colombia et du centre historique, des efforts restent à faire en direction du sud. Les quartiers sud doivent pouvoir eux aussi bénéficier du rayonnement du futur site.

Il serait également intéressant d’intégrer dans le périmètre de réflexion et d’aménagement des sites à proximité immédiate comme la prison des femmes dont l’avenir n’a pas été décidé. (Journal Ouest France, 3 mars 2009)

 


Trois sites exceptionnels pour le « Centre des Congrès » de Rennes

Sur le vif, Vie de l'asso 25 février 2009

L’association Projets pour Rennes Capitale s’est réunie pour la 3ème fois fin Janvier. Trois sites exceptionnels retenus lors de la précédente réunion ont été présentés par les différents participants afin d’évaluer leur intérêt pour accueillir un « Centre des Congrès ».

La Caserne Foch d’une surface totale de 70.000 m2 dont 22.000 m2 de bâtiments existants a donc toutes les capacités d’accueil pour un tel projet. Proche de la Gare et des voies ferrées, ce site permet largement d’envisager, en lien avec la commission « transports » de l’association qui réfléchit sur l’intégration d’un projet tram-train disposé en étoile sur toute la ville et la métropole, un arrêt de station à proximité immédiate pour les congressistes venant soit de la gare, soit de l’aéroport. 

Le site de la Gare devra être repensé et réorganisé pour l’arrivée de la future ligne LGV. La ville pourrait profiter de cette opportunité pour proposer un bâtiment moderne et futuriste, dressé au dessus des voies et symbolisant à la fois le dynamisme, la technologie et le souci environnemental de la ville de Rennes. Une construction sur ce site permettrait de créer un lien physique entre le nord et le sud de la ville tellement nécessaire. Cet espace contribuerait en outre à développer un nouveau cœur central pour notre cité autour du Liberté, des Champs Libres et de la Gare.

La Prison des Femmes, dont la surface du site est estimée entre 50 et 60.000m2 permettrait tout comme les 2 autres sites d’accueillir très facilement ce « Centre des Congrès », répondant aux critères souvent mis en avant par la ville à savoir l’importance d’un site historique pour attirer les congressistes à Rennes. Grâce aux conseils précieux d’un architecte, nous pouvons envisager la construction d’un très grand amphithéâtre en sous-sol de l’hexagone du bâtiment central classé aux Monuments Historiques. L’apport en éclairage naturel de cette structure en sous-sol se ferait grâce à la construction d’une grande verrière. Les bâtiments conservés de la prison permettraient, entre autres, d’accueillir un grand hôtel de luxe.

Il est à noter que pour ces 3 sites, l’accessibilité voitures, bus et cars de tourisme est très simple avec des liaisons directes aux voies express périphériques.

Une dernière réunion de travail, précédent le bilan de l’ensemble des travaux qui sera présenté courant mars devant l’ensemble des membres de l’association, aura lieu le samedi 28 février à 9h30. Cette réunion abordera les projets alternatifs que l’association envisage pour le magnifique site des Jacobins.  Venez nombreux !

Thierry Guillaudeux                                                              Christine  Coudrais


Sortir des Jeux de rôles…

Réflexion, Sur le vif 12 janvier 2009

Très intéressante interview de Daniel Delaveau aujourd’hui dans OF, en écho aux propos qu’il avait tenus au sujet du Centre des Congrès lors de ses vœux aux acteurs économiques jeudi soir. Alors que jusqu’à présent, le Couvent des Jacobins était présenté comme « la seule solution possible », le Maire a en effet annoncé que le temps devrait y être pris et consacré à des études complémentaires.

Certes, on est loin de Canossa, mais nous sommes plusieurs à avoir compris que ce changement de ton augurait peut-être d’un véritable débat qui à ce jour n’est toujours pas intervenu. En attendant, plusieurs éléments méritent d’être relevés :

Un changement de ton significatif

Nous constatons que « la seule solution possible » d’hier est désormais présentée dans l’interview d’aujourd’hui comme une « hypothèse » qui appelle « si les études montrent qu’il y a de réelles impossibilités techniques » (…) d’autres solutions ».

A l’avenant, le site de la prison des femmes n’est écarté que parce que l’Etat n’a pas « donné le moindre signe à ce sujet ». Outre que le rôle d’un maire est sans doute d’aller au-devant et au-delà des « signes » que l’Etat peut lui envoyer (s’est-on seulement préoccupé de lui poser la question ?), nous maintenons que l’aménagement d’une dalle au-dessus des voies ferrées est la solution qui s’impose à l’évidence, si l’on veut faire du Centre un outil de rayonnement au service de la stratégie qui doit être mise en œuvre  dans la perspective de l’accueil de la LGV à l’horizon 2014.

Un discours quelquefois contradictoire

A commencer par la citation qu sert de titre à l’article: « le Centre des Congrès doit être prêt pour 2014″: non seulement personne ne l’a foncièrement jamais contesté, mais notre analyse du projet des Jacobins nous conduisait justement à relever que ses contraintes risquaient de peser sur le respect du calendrier.

Au-delà, chacun jugera de la qualité de l’argument qui consiste d’une part à faire procéder « la contrainte de temps » du Contrat de Projets Etat-Région, et d’autre part à s’abriter derrière elle pour évacuer les autres hypothèses : en quoi le site Gare serait incompatible avec l’objectif 2014 ? N’est il pas paradoxal de rappeler l’horizon 2014, tout en commandant des études supplémentaires qui peuvent démontrer de « réelles impossibilités techniques » ? Attendrons-nous de les constater le cas échéant pour aviser ?

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Débat d’orientations budgétaires : « recourir à l’emprunt plutôt qu’à l’impôt. »

Réflexion, Sur le vif 12 janvier 2009

L’édito politique de la semaine : quelques heures avant le Conseil Municipal du 12 janvier 2009, Bruno Chavanat fait un point sur quelques éléments de l’actualité rennaise : la position que défendra le groupe au cours du débat d’orientations budgétaires de lundi soir, l’arrêt du grand prix cycliste de Rennes, et l’annonce faite par Daniel Delaveau au cours de ces vœux aux acteurs économiques d’un changement de tempo pour le Centre des Congrès.

La position du Groupe sur le Débat d’Orientations Budgétaires ?

C’est une bonne chose qu’on puisse parler de stratégie et nous participerons donc bien évidemment au Débat. Pour dire quoi ? Que nous soutiendrons tous les efforts qui seront faits en faveur d’un maintien d’un niveau d’investissement élevé. En temps de crise, l’investissement est plus que jamais nécessaire. Pour autant, nous nous opposons à la façon dont la majorité entend le financer. Recourir à l’impôt plutôt qu’à l’emprun,t et ce alors que les recettes sont déjà élevées et que l’agglo est très faiblement endettée, nous semble conduire à permettre à la collectivité de se constituer une cagnotte sur le dos des ménages pour financer des dépenses de long terme.

 

L’arrêt du grand prix cycliste.

Le grand prix cycliste de Rennes était symbole voulu par Edmond Hervé en 1979. Rennes était la capitale de Bretagne, région du vélo. Rennes se voulait alors la ville du vélo. Chemin faisant, avec des difficultés que nous ne contestons pas, la ville s’apprête à mettre genoux à terre et renoncer à soutenir le Grand prix qui va donc s’arrêter. Un symbole qui s’effondre, c’est aussi la réalité à laquelle il s’adosse qui ne se porte pas bien. Quand le grand prix a été créé, le vélo représentait 11% des déplacements dans la ville. Ce pourcentage est aujourd’hui divisé par trois. Nous souhaiterions donc que les fonds qui étaient consacrés au Grand prix puissent continuer de l’être à une politique de développement aux déplacements en vélo dans la ville.

L’annonce d’un changement de rythme pour l’implantation du Centre des Congrès au Couvent des Jacobins ?

Le maire semble en effet avoir changé de tempo sur le couvent des Jacobins. Il nous annonçait tambour battant, l’avancée de ce projet et tout d’un coup on nous dit que « le temps ne compte pas », qu’il faut prendre du temps et s’arrêter un moment.  Nous ne pensons pas qu’il faille prendre le moindre retard : nous avons le Rendez-vous de 2014 et de la fin des travaux de la LGV. Cet outil de rayonnement qu’est le Centre des Congrès doit être alors prêt dans les temps.

Pour autant, si une concertation est enfin proposée, nous souhaitons qu’elle soit conforme à celle que nous appelons de nos vœux et que l’on y consacre moins de temps à défendre un site dont on connaît tous les désavantages (Couvent des jacobins) qu’à le mettre en balance avec le site de la gare dont tous les éléments plaident pour qu’il soit étudié sérieusement. Sans cela, nous courons le risque d’avoir un site non seulement construit au mauvais endroit, mais qui en plus arrivera deux ans trop tard. 


Elargissement de l’offre hôtelière et accompagnement de la « stratégie LGV »

Réflexion, Sur le vif 12 novembre 2008

Lu dans Ouest-France de ce samedi 08 novembre (ici et ici), un point sur l’offre hôtelière à Rennes et la perspective de voir la capacité hôtelière à moyen terme s’enrichir de trois établissements haut de gamme.

Une nouvelle qui, toutes proportions gardées, est de nature, en ces périodes de fortes turbulences économiques, à « élargir l’horizon ».

L’offre actuelle se (dé)compose comme suit : 106 hôtels et 3789 chambres pour tout le pays de Rennes, dont dix trois-étoiles et… un seul quatre-étoiles, le fameux LeCoq-Gadby… Avec une capacité de 25 chambres. Une configuration pour le moins étriquée, et en tout cas nettement insuffisante pour une ville qui se veut « capitale régionale ».

Dans un secteur qui connaît déjà un taux d’occupation supérieur à la moyenne nationale, la construction d’un quatre étoiles répond à un véritable besoin, dont on peut s’étonner qu’il trouve sa réponse aussi tardivement.

Le sujet constitue même un « marronnier » de la littérature économique locale. La volonté politique de positionner Rennes sur le créneau lucratif du tourisme d’affaires, la construction annoncée d’un Centre des Congrès et certaines disponibilités foncières et immobilières donnent à la perspective une actualité renouvelée… et multipliée.

Plusieurs projets ont récemment été annoncés. L’un verrait le jour place Louis-Pasteur, dans les locaux de l’ancienne fac dentaire. Un quatre-étoiles, de 80 à 90 chambres, idéalement placé, à deux pas de l’hypercentre. Un autre est à l’étude, sur le mail François-Mitterrand : entre 30 et 35 chambres, les concepteurs feraient appel à Jean Nouvel. La nouvelle réjouira ceux (dont nous sommes) qui constatent que Rennes a perdu l’ambition et le cachet architectural qui avait contribué, au fil des époques, à façonner l’identité de la Ville.  

Un troisième projet retient plus particulièrement l’attention, car il n’est pas sans lien avec l’aménagement du site Gare en prévision de l’arrivée de la LGV en 2014, tel que nous le préconisons (Centre d’Affaires et de Congrès dés 2014) ou tel qu’il a été annoncé par la majorité. Le groupe Accor projette en effet de proposer 89 nouvelles chambres de haut-standing (au sein d’un hôtel « trois-étoiles supérieur ») dans les anciens locaux de la chambre d’agriculture de Rennes, avenue Jean-Janvier. La clientèle visée ? Des habitués de l’enseigne, en déplacement pour affaires. La proximité tant de la gare que du centre-ville joue donc à plein…

La multiplication de ces projets constitue autant d’arguments pour que soit plaidée une solution alternative au choix des Jacobins pour y implanter le Centre des Congrès. Les délais (2015-2016) sont d’une part supérieurs à ceux qui avaient été initialement annoncés. Ils risquent d’autre part, alors que le monde bouge et change, que la LGV mettra Rennes à même distance de Paris que sa lointaine banlieue (1h27) de nous condamner à « regarder passer les trains » avant que le Centre ne soit opérationnel.

La proximité des établissements hôteliers destinés notamment à une clientèle d’affaires et de congressistes, plaide décidémment pour que le Centre (d’Affaires et) de Congrès trouve sa place dans l’aménagement de la Gare qui est actuellement à l’étude. 


L’édito politique de la semaine

Réflexion, Sur le vif 3 novembre 2008

Lundi 3 novembre 2008, Bruno Chavanat, Président du Groupe « Union pour Rennes Capitale » commente l’actualité Rennaise:

- L’interruption de la production sur le site de la Janais au mois de décembre: au-delà de la conjoncture, l’industrie automobile est à un tournant stratégique que les partenaires publics doivent accompagner. « Se réunir autour d’une table, avec les acteurs concernés pour établir un diagnostic et réfléchir aux évolutions du secteur et à la mise en valeur des compétences développées dans le pôle « automobile haut de gamme ». Le Maire, le Président de Rennes Métropole a une initiative à prendre dans ce domaine« .


- Début du festival Yaouank. Quid de la culture bretonne à Rennes? Yaouank participe de ces initiatives qui contribuent à conforter l’identité culturelle de la ville et joue un rôle important dans la mise en avant de l’identité bretonne.  Cependant, Rennes est « Capitale de la Bretagne »: on peut ainsi regretter que les très grands événements autour de la culture bretonne se passent aujourd’hui à Paris ou à Lorient. Il existedonc des ambitions à affirmer, de nouvelles voies à tracer pour imaginer à Rennes une manifestation populaire, fédératrice, « dans laquelle tous les rennais d’ici et d’ailleurs se retrouveraient sûrement« .

- L’aménagement du site gare à Horizon 2020, un bon tempo? L’aménagement du site gare est déterminant pour les 6 ans à venir. C’est un enjeu pour accompagner les échanges et les transports que l’on s’apprête à accueilir, c’est également un enjeu d’urbanisme, pour mieux relier la ville du nord et du sud. C’est enfin et surtout, alors que la LGV reliera Rennes à Paris en 1h27 en 2014 un outil de rayonnement. Les projets réalisés à Lille ou au Mans lorsque ces villes ont accueilli le TGV, montrent que l’aménagement d’un Centre d’Affaires et de Congrès est déterminant pour la capacité d’attractivité et de rayonnement d’une ville. C’est donc pour 2014 que l’on doit prévoir un projet pour le site (et non 2020) sous peine de devoir se contenter de « voir passer les trains« .