Le rayonnement d’une Métropole dépend il principalement de sa taille ?

Intervention de Bruno CHAVANAT

Conseil d »agglomération de Rennes Métropole du 29 avril 2010

 

Le rayonnement d’une Métropole dépend il principalement de sa taille ?

Quel est le levier décisif pour être la « Métropole européenne du XXIème siècle » que nous aspirons à devenir ? Est-ce prioritairement d’intégrer dans notre périmètre le Val d’Ille, St Aubin d’Aubigné ou Guichen ? Est-ce une question de périmètre ? Où est-ce de renforcer notre attractivité économique, nos sièges sociaux, notre université ? Autrement dit, n’est-ce pas plutôt une question de compétence ?

Et pour être les mieux placés dans la « forte compétition internationale » que décrit notre projet communautaire, est il nécessaire que nous chargions la Métropole d’élaborer les PLU, c’est-à-dire l’urbanisme de proximité ou faut il que nous concentrions notre effort sur les services aux habitants  et les infrastructures que seule l’intercommunalité peut prendre en charge?

Voilà quelques questions qui nous sont posées à travers le débat de ce soir.

Dans ce débat, il y a une chance et un risque.

La chance serait de pouvoir tirer parti de la réforme des collectivités territoriales pour avancer plus vite et de manière plus cohérente et avec une gouvernance plus équilibrée pour réaliser notre projet communautaire.

Le risque, ce serait de perdre de vue nos priorités essentielles, le rayonnement de l’agglomération, les besoins concrets des habitants, leur souhait que les décisions qui les concernent soient prises au plus proche des citoyens. Le risque serait d’introduire un biais dans le débat. La course à la taille. La course au statut. Ce serait -parce qu’une réforme législative aux contours encore provisoires fixerait un seuil à 450 000 habitants- de n’avoir plus que ce chiffre en tête et d’oublier tout le reste.

Je voudrais le dire d’emblée. Il me semble que nous n’avons pas besoin de nous laisser détourner de notre chemin par cette obsession des 450 000 habitants.


Edito du 16 novembre 2009 : Euro 2016 et Réforme de la taxe professionnelle

3 questions à..., Sur le vif 16 novembre 2009

La « déconstruction sélective » a encore des progrès à faire à Rennes

Idées neuves, Place du marché 17 octobre 2008

Le tri sélectif sollicite beaucoup les efforts des collectivités qui en ont la charge. C’est vrai à Rennes métropole comme ailleurs. A la maison, les esprits ont évolué et les pratiques aussi. Mais le sait-on? Les déchets ménagers, dont la communauté d’agglomération de Rennes a la charge de la collecte et du traitement ne constituent qu’une faible part des déchets produits au total. En France, chaque année, près d’un milliard de tonnes de déchets sont produits (850 millions de tonnes exactement). Or les déchets ménagers ne représentent que 4%, contre 40% pour les déchets du BTP. Bien souvent les matériaux issus de la démolition des batiments et ouvrages sont refourgués en vrac pour construire des routes, sans que l’on se préoccupe de récupérer les composants métalliques, minéraux ou plastiques qui les composent.Il y a là pourtant un gisement considérable de recyclage.

A Rennes, seul le chantier de la Courrouze a donné lieu pour l’instant à une prise en compte de cette préoccupation. Et dans toutes les autres ZAC et chantiers de démolition reconstruction de la ville? Des progrès restent à faire. Et des économies aussi!


Quand le Conseil municipal sera-t-il consulté sur le Couvent des Jacobins ?

Intervention de Bertrand PLOUVIER

Conseil municipal, 06/10/08

Couvent des Jacobins

Monsieur Le Maire, Mes chers Collègues,

Nous avons parlé de démocratie de proximité. Nous avons évoqué les débats nécessaires sur les questions importantes pour la ville.

Parmi ces débats, il y en a un qui est aujourd’hui sur beaucoup de forums, dans beaucoup de journaux, dans beaucoup de conversations de rennais mais qui, curieusement n’est pas abordé dans notre conseil municipal alors qu’il concerne très directement Rennes.

Je veux parler du Couvent des Jacobins.

Monsieur Le Maire, vous savez bien qu’il y a de nombreuses questions non résolues dans ce dossier : les conditions d’accès, les conséquences sur le quartier, la maîtrise des coûts et des délais sans parler de la jauge souhaitable. Toutes ces questions concernent les rennais. Et aucun débat au conseil municipal n’y fait écho !

Monsieur Le Maire, vous avez annoncé un débat jusqu’en mai 2009. Vous avez annoncé une délibération en novembre à Rennes Métropole. Le débat est ouvert dites-vous. Mais pourquoi donc n’en saisissez vous pas votre conseil municipal, le premier concerné ?

Je sais par avance les objections que l’on nous sert. La compétence « palais des congrès » a été transférée à Rennes Métropole.

Mais il y a bien d’autres compétences qui sont elles tout à fait rennaises, qui justifient que nous ayons un débat dans notre enceinte de ce soir. L’urbanisme, l’aménagement et la vie des quartiers, le commerce de centre ville sont en cause.

Enfin je rappelle que Rennes Métropole n’est qu’un établissement public dépendant de Rennes et
des 36 communes de l’agglomération. A ce titre, les débats qui s’y déroulent doivent trouver un écho ici.

Monsieur le Maire, en conclusion, ma question est simple : quand permettrez-vous au conseil municipal de Rennes et aux rennais de donner leur avis sur le lieu d’implantation du futur centre des congrès ?

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« Pour une véritable ligne d’Agglo, c’est le moment d’agir »

Coup de gueule, Sur le vif 19 septembre 2008

Lettre ouverte à M. Delaveau à l’occasion de la semaine européenne de la mobilité.

M. Le Maire,

A Rennes, la semaine européenne de la mobilité va s’achever sans initiative majeure. Une question importante fait pourtant débat : la population augmente à l’extérieur des rocades mais pas les transports en commun. Rennes en subit les conséquences. C’est le moment d’agir!

La deuxième ligne doit être pensée à l’échelle de l’Agglo

Parce que c’est la solution du développement durable

Dans cinq ans, au moment où doivent commencer les travaux de la deuxième ligne, un cap sera franchi : plus de 50% des habitants de Rennes métropole habiteront à l’extérieur des rocades.
Mais faute d’une offre adaptée de transport en commun, 70% des habitants des communes périphériques resteront contraints d’utiliser leur voiture.

La deuxième ligne peut elle ignorer cette réalité ? Une deuxième ligne du développement durable c’est une solution en site propre qui irrigue l’agglomération du Sud ouest (Bruz) au Nord est (Cesson Thorigné Fouillard), là où la population augmente le plus.

Parce que les choix d’hier ne répondent pas aux enjeux de demain

D’autres voies sont possibles. Tout invite à ne pas s’enfermer et à ouvrir les champs des possibles. Le monde a changé. Le contexte n’est plus le même. L’offre technique est devenue abondante, diversifiée et conciliable avec le métro. Le tramway, mais aussi le « tram-train » et d’autres solutions plus légères permettent de combiner l’utilisation de sites propres et celle de la voirie.

Des exemples en France et à l’étranger éclairent les choix d’avenir. Toutes les grandes villes, y compris celles qui ont un métro (Lille, Toulouse, Lyon, Paris, Marseille…) font aujourd’hui le choix de la complémentarité. Elles peuvent ainsi à la fois desservir un réseau dense (en métro) et plus lointain (type tram ou mode mixte).

Parce que les Rennais vous le demandent

Les Rennais veulent une deuxième ligne complémentaire de la première ligne de VAL. Car ils sont attachés au transport en commun et à la qualité de l’environnement.
Mais ils ne veulent pas d’une ligne qui attire dans Rennes toujours plus de voitures venant de la périphérie rennaise. Aujourd’hui les parkings relais sont saturés. Et des « parkings relais sauvages » encombrent de plus en plus les rues à proximité des stations. Il faut en sortir !

C’est le moment d’agir !

C’est aujourd’hui qu’il faut prendre l’initiative

Votre mandat commence. C’est maintenant que vous avez l’opportunité de redéfinir les priorités stratégiques. Des changements importants (croissance des communes périphériques, essence chère, grenelle de l’environnement…) appellent de votre part une Vision à l’échelle de l’Agglo et non seulement rennaise. C’est maintenant qu’il faut en débattre et en décider. C’est aussi maintenant que les Rennais sont le plus réceptifs aux initiatives nouvelles !

C’est aujourd’hui qu’il faut trouver une solution financièrement durable

Le financement du projet nécessite lui aussi que vous agissiez sans tarder.Le projet de métro dans sa version 2007 reposait sur des hypothèses qui, en un an, ont toutes été fragilisées. Une progression de la taxe professionnelle versée par PSA aussi importante que dans le passé ? Une participation de l’État en hausse ? Des crédits bancaires plus faciles ?

Sur toutes ces questions, malheureusement l’actualité nous invite à réviser ces projections. Et il n’est pas pensable de tout reporter, alors que vous en prévoyez déjà une augmentation importante, sur l’impôt payé par les ménages de Rennes métropole.

Or on le sait, d’autres solutions existent : les systèmes les plus récents de tramway ou tram-train sont deux à trois fois moins chers que le VAL. C’est maintenant, au moment où les études opérationnelles commencent, et pas en 2011, quand le projet sera bouclé, qu’il faut étudier un projet alternatif.

Parce que la deuxième ligne du développement durable doit se faire à l’échelle de l’agglo, il faut un plan B pour la ligne B.Vous pouvez agir. Il ne faut pas tarder !

M. DELAVEAU, vous cherchez des idées pour démarrer votre mandat ? Nous en avons !

Apportez votre soutien à cette lettre :

 

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Rennes et métropole : une mutualisation des services sous conditions

Intervention de Bruno Chavanat
Conseil municipal, 07/07/08

Sur la mutualisation des services entre Rennes et Rennes métropole.

Nous apprenons par divers canaux (journal interne de la ville, conférence des maires, BOAMP) qu’est envisagée la mutualisation des services de Rennes et Rennes métropole.

Là encore aucune information, aucun débat au conseil municipal pour cette question qui est au cœur non seulement de nos compétences, mais de notre fonctionnement quotidien.

Nous n’avons sur le principe pas de réserve a priori sur une telle perspective. La mutualisation des compétences et des expériences peut être une bonne chose.

Cette annonce appelle cependant trois observations:

1) Il ne peut pas y avoir de mutualisation des services sans une profonde réflexion sur le rôle des élus et même sur la cohérence démocratique de cette organisation nouvelle. Les services font partie de l’identité propre de la commune. Il partage avec les élus une certaine légitimité aux yeux des habitants. Ces derniers savent aujourd’hui qu’il existe un principe de responsabilité très clair qui associe élus et services. Demain, on ne peut pas concevoir que les habitants aient en face d’eux des services qui puissent se réclamer d’un pouvoir politique indéfini. C’est la raison pour laquelle le débat doit s’engager dès le départ avec les élus.

2) On ne peut pas objecter comme vous le faites aux élus municipaux qu’ils n’ont à s’occuper que de ce qui concerne la commune tout en organisant la fusion des services entre commune et métropole.

3) Avant la mutualisation, un état des lieux est nécessaire. Durant toutes ces dernière années des transferts de service ont eu lieu au gré des transferts de compétence. Globalement, il n’ont pas donné lieu à une rationalisation mais dans plusieurs cas à des doublons. On peut aller plus loin. Pourquoi pas mais avant d’aller plus loin faisons le bilan.


L’aide aux chercheurs est-elle efficace ? (Ouest-France)

Dans les médias 20 juin 2008

Ouest-France. D’ici à 2013, Rennes Métropole va soutenir les universités et les chercheurs à hauteur de 26 millions d’euros. Reste à savoir si cette manne financière est suffisante, et bien utilisée…

Hasard du calendrier ? Le jour où les scientifiques du CNRS s’opposaient au projet de réforme du gouvernement, Rennes Métropole débattait de sa politique en faveur de la recherche et des universités. L’enjeu est de taille. L’agglomération rennaise abrite en effet pas moins de 59 000 étudiants et un peu plus de 4 000 chercheurs.

Après avoir lancé la séance d’hier soir avec près d’une demi-heure de retard, Daniel Delaveau, le président de Rennes Métropole, ne s’est pas privé de rappeler les efforts consentis par les collectivités. Dans le cadre du contrat État-Région, l’enseignement supérieur et la recherche, en Bretagne, vont bénéficier de 400 millions d’euros entre 2007 et 2013, dont 206 millions d’euros pour les universités et chercheurs rennais. Sur cette dernière somme, l’agglomération rennaise ne sera pas en reste puisqu’elle déboursera près de 26 millions d’euros.

« C’est en région Bretagne qu’est consenti le plus grand effort. Dans les Pays-de-la-Loire, le contrat État-Région, lui, ne prévoit que 196 millions d’euros », souligne Daniel Delaveau.

Les universités seront évaluées

Et ce dernier de citer les différentes aides accordées par Rennes Métropole : des allocations d’installation pour attirer à Rennes de jeunes chercheurs, des aides pour le financement d’équipements scientifiques, des bourses pour que les jeunes chercheurs rennais puissent se rendre à l’étranger dans le cadre de leurs thèses, des soutiens aux colloques… Le 14 juillet prochain, la ville abritera ainsi un congrès de chimie rassemblant 1 100 chercheurs (de 40 nationalités différentes) dont trois prix Nobel.

Enfin, s’il fallait d’autres exemples de la renommée de l’université rennaise, Isabelle Pellerin, en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche, a rappelé qu’un récent classement européen, établi par un organisme allemand, avait classé l’université Rennes 1 au premier rang dans le domaine de la chimie.

En somme, tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Bruno Chavanat, l’élu d’opposition, n’en est pas si sûr. D’une part, celui-ci relève que dans d’autres classements, les universités rennaises n’apparaissent pas.

Mais surtout, afin de mieux apprécier la notoriété et la progression des universités et laboratoires rennais, l’élu UMP souhaiterait que Rennes Métropole mette en place des critères d’évaluation : le taux d’échec des étudiants en première année, le taux de réussite en fin de licence, la prise en compte des classements internationaux et des publications scientifiques et enfin les projets, dans le cadre des pôles de compétitivité qui associent des industriels locaux. « Le monde change. C’est une question stratégique », insiste-t-il.

Alors, comment évaluer la politique de Rennes Métropole ? Bernard Poirier, le premier vice-président, est favorable à l’instauration de critères. « Ces critères sont en cours d’élaboration. Nous ne vous avons pas attendu pour le faire », rétorqua-t-il.

Pierrick BAUDAIS / Ouest France


Bruno Chavanat à la tête du groupe UMP (Ouest-France)

Dans les médias 18 avril 2008

Ouest-France, interview. Suite à la démission de Karim Boudjema, les huit membres du groupe UMP du conseil municipal ont désigné leur nouveau leader. Sans surprise, c’est Bruno Chavanat. Entretien.

Bruno Chavanat (47 ans), qui était numéro 3 sur la liste de Karim Boudjema, a accepté de reprendre le leadership du groupe UMP, l’un des deux d’opposition au conseil municipal, l’autre étant le MoDem. Maître des requêtes au Conseil d’État à Paris, l’énarque s’intéressait surtout aux dossiers métropolitains lors du précédent mandat. Le fruit d’une répartition des tâches avec l’ancien chef de file Loïck Le Brun. Le départ de Karim Boudjema l’oblige à s’exposer davantage. Il se donne trois ans pour poser des fondations (enfin) solides pour le centre droit rennais.

Quelle est votre réaction à la démission de Karim Boudjema ?

Déjà, je ne m’y attendais pas trop car les échanges que nous avions eus depuis le soir de l’élection me laissaient supposer qu’il avait l’intention de s’inscrire sur la durée. Il était partant pour conduire l’opposition et parlait de projets sur le long terme. Il a finalement pris une décision personnelle. J’ai beaucoup de respect et de sympathie pour l’homme. J’ai appris à le connaître pendant cette campagne. Je n’ai pas à commenter son choix. Il a donné ses explications.

Cette lourde défaite a visiblement laissé des traces dans votre camp. Karim Boudjema dit qu’il ne se voyait pas diriger un groupe au sein duquel il était contesté. Qu’en pensez-vous ?

Après une défaite importante, on ne peut pas repartir comme si de rien n’était. Il faut des paroles fortes pour remonter le moral des troupes. Pour avancer, il faut aussi une stratégie. Il y a une attente au sein de notre groupe, mais aussi des électeurs qui nous ont fait confiance. Certains, plus impatients que d’autres pour se remettre au travail, attendaient des réponses claires de la part de Karim, concernant ce travail de refondation qui doit s’engager. De là sont nées des divergences de vue et de méthodes. Il a fait le choix de partir.

Et vous vous retrouvez du coup en première ligne…

Notre groupe s’est réuni mercredi soir. Il y a, bien sûr, de la déception chez certains de voir Karim nous quitter. Des membres de la liste s’étaient engagés dans cette aventure aussi pour lui. Mais bon, on s’est dit que cela ne servait à rien de refaire le match. On l’a perdu, on ne reviendra pas dessus.

Ce qui importe, c’est l’avenir. Les collègues m’ont proposé de prendre la responsabilité du groupe. J’ai accepté car j’ai des idées.

Quelles sont-elles ?

Il faut tout reprendre à la base pour comprendre pourquoi nos propositions ne trouvent pas davantage d’écho dans la ville. À mesure que les scrutins passent, on constate un écart qui se creuse entre ceux qui croient en nos valeurs et leur manière de voter. Il faut s’interroger en profondeur sur les messages que l’on souhaite faire passer et, surtout, s’ils sont bien entendus. La voix du centre droit doit porter à Rennes. Cela passe par un travail quartier par quartier. Nous avons besoin de nous bâtir nos propres réseaux sur lesquels on pourra s’appuyer lorsque le temps des élections sera venu.

Serez-vous candidat aux municipales en 2014 ?

Je ne m’inscris pas aujourd’hui dans cette démarche. J’ai proposé à notre équipe, qui est unie, déterminée et avec des sensibilités diverses, de se donner trois ans pour établir un diagnostic et poser ces fondations indispensables. Je serai le garant de cette stratégie que l’on compte définir, avec des points d’étape réguliers. Qui veut-on toucher ? Quels moyens mettre en oeuvre pour y arriver ? Ce sont des questions bien plus importantes que de savoir dès aujourd’hui qui sera le candidat de notre camp en 2014.

Mais vous ne fermez pas la porte pour autant ?

Ce serait prétentieux de dire que l’on vient de désigner notre prochain candidat Je sais que je n’ai pas été choisi par les électeurs et je me retrouve à la tête de l’opposition par un concours de circonstances. Cela réclame de l’humilité. Conduire notre groupe pendant le mandat m’enthousiasme et m’intéresse. Prenons les choses par ordre. Si dans trois ans, cela fonctionne bien et qu’il apparaît que je peux être un candidat solide et garant du projet que l’on aura construit, alors je n’exclurai rien. Mais cela pourra très bien être quelqu’un d’autre.

Vous ne voulez plus du scénario de «l’homme providentiel» ?

Je souhaite, en effet, que le candidat soit désigné dès 2011, après les élections cantonales. Pour permettre à ce chef de file d’avoir un temps nécessaire pour se faire connaître de la population et exposer son projet. Les gens ont besoin de voir si le bonhomme est taillé pour le poste. Je ne veux pas revivre la même campagne. On a fait porter tout le poids d’une élection et les espoirs d’un camp sur les épaules d’un seul homme. Ce n’était sans doute pas lui rendre service. En procédant par étapes, on attendra moins le messie.

Comment allez-vous répartir les rôles au sein de votre groupe. Vous étiez davantage concerné par les questions de la Métropole jusqu’à présent…

Nous allons travailler de manière encore plus collégiale, en confiant différents domaines à chacun de nos élus. Je veux que tout le monde s’implique car un travail d’opposition, ce n’est pas seulement l’affaire d’une ou deux personnes. Nous aurons un style, une façon de faire et je serai là pour orchestrer l’ensemble. Jérôme Normandière va prendre la place de Karim Boudjema. C’est quelqu’un de créatif et volontaire. Concernant la Métropole, nous désignerons le 29 avril celui qui y siégera à mes côtés. Il n’est d’ailleurs pas exclu qu’on installe une rotation tous les deux ans car je veux que chacun s’implique dans les dossiers de l’agglomération et participe aux commissions. L’opposition est au travail.

Recueilli par Édouard REIS-CARONA / Ouest France