Baud-Chardonnet : le nouveau quartier prend forme

Dans les médias 7 juillet 2010

Hier soir, au conseil municipal, les élus ont adopté le dossier de réalisation de la Zone d’aménagement concerté (Zac) Baud-Chardonnet. Bruno CHAVANAT est revenu sur l’homogénéïté du projet. (Journal Ouest France, 6 juillet 2010)


Réaménagement du Mail François Mitterand : A quand le débat ?

Jérôme NormandièreIntervention de Jérôme NORMANDIERE

Conseil Municipal du 29 mars 2010

 

Monsieur le Maire,

 

J’exprimerai moi aussi une certaine gêne devant la difficulté, liée à la procédure et au secret de la commission d’appel d’offre, qui nous interdit de rentrer dans le détail d’une décision tout de même engageante. Une Décision formellement technique donc, dont on nous dit qu’un certain nombre des choix qui se posent et que M. Bourcier nous a présentés en octobre seraient faits ultérieurement….Après notamment, si j’ai bien compris là encore, l’étude de circulation qui interviendra en août 2010.

Quelques questions, donc à défaut du fond sur lequel nous sommes déjà intervenus et sur lequel nous aurons, je l’espère, l’occasion de revenir, quelques questions donc sur la  méthode :

– Lors du débat du 05/10, Monsieur Bourcier nous a répondu alors que nous faisions remarquer que beaucoup de questions restaient sans réponse: «  il s’agit d’un programme, le projet en lui-même es  à construire ». C’est précisément si je ne m’abuse la fonction de ce marché de maîtrise d’œuvre de conception et de réalisation du projet.

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Edito du 16 novembre 2009 : Euro 2016 et Réforme de la taxe professionnelle

3 questions à..., Sur le vif 16 novembre 2009

Bruno CHAVANAT : « La municipalité n’accepte pas la contradiction et a une faible culture du débat. C’est dommage pour Rennes »

Réflexion, Sur le vif 26 octobre 2009

photo-aditoQ : On vous a beaucoup entendu critiquer les hausses d’impôt. Pourquoi cette année particulièrement ?

Parce qu’elles sont injustes et injustifiées. Le plus choquant de notre point de vue est que Rennes Métropole augmente de 53% sa part de taxe foncière et de taxe d’habitation alors que ses autres ressources augmentent par ailleurs sensiblement et que la collectivité ne s’impose pas à elle-même les efforts qu’elle demande aux Rennais. Cette année, les frais de fonctionnement auront augmenté de 16%. En période de crise, quelle famille peut en dire autant ? Mais sur ce sujet, le maire est imperméable à toute discussion. Le discours est toujours le même : « vous êtes contre l’impôt, vous êtes des citoyens suspects ».

Q : Dans un autre domaine, la sécurité, on assiste à un changement de discours de la municipalité …

Un changement de discours, vous avez raison. Et même parfois un changement à 180 ° comme sur la vidéoprotection, que nous avons recommandé depuis longtemps dans quelques points sensibles où on sait bien que se concentrent les agressions et les trafics. Même chose pour l’alcool : hier c’était « on ne touche pas à la liberté des jeunes ! ». Aujourd’hui, le discours change un peu. On commence à s’apercevoir que la liberté de s’autodétruire, c’est quand même pas terrible. Mais on ne passe toujours pas du discours aux actes. Il y a un vrai problème de cohérence. Le maire prend des arrêtés contre l’alcool sur la voie publique mais ne veut pas les faire appliquer. Il reconnaît qu’on ne peut pas vivre tranquillement dans certains quartiers mais il laisse les habitants seuls avec leurs difficultés.

Q : Au-delà de ces points de désaccords, y a-t-il des points d’accord entre la majorité municipale et l’opposition ?

Bien sûr. Car nous ne sommes pas là pour critiquer tout ce qui se fait. Notre rôle est d’être vigilants mais constructifs. C’est le cas en matière de développement durable, dans l’esprit du « Grenelle de l’environnement ». Dans ce domaine, où les enjeux sont très clairs et dominent les clivages politiques, nous sommes en accord avec les objectifs de la municipalité. Mais nous voudrions plus d’action concrète. Par exemple pour les économies d’énergie : avec 66% de logements insuffisamment isolés à Rennes (notamment dans le parc HLM), il y a un chantier urgent pour réduire à la fois les factures de chauffage et l’émission de gaz à effet de serre. Ou encore pour un usage plus facile du vélo en ville : un sujet sur lequel notre pratique quotidienne nous donne des idées !

Q : Après 20 mois de présence au conseil municipal, l’opposition a-t-elle trouvé son rythme de croisière ?

Notre engagement ressemble à tout sauf à une croisière ! D’abord parce que nous sommes sollicités en permanence par des Rennais qui souhaitent entendre une autre voix sur les questions qui les concernent. Pour y répondre, nous avons mis en place un réseau d’écoute et de débat : les « relais de quartier ». Il y en a cinq aujourd’hui et un nouveau se crée chaque mois. Ensuite, nous avons à porter le débat au conseil municipal et sur la place publique. C’est un combat permanent. Parce que l’équipe en place n’accepte pas la contradiction et a une faible culture du débat. Cà ne la grandit pas et c’est dommage pour Rennes, car il est toujours utile de se remettre en cause.


Ligne ferroviaire RENNES NANTES : Urgence!

Sur le vif, Tribune Libre 23 septembre 2009

Nantes et Rennes se reparlent. C’est heureux. Il est temps de sortir d’une vision réductrice suivant laquelle « collaborer avec Nantes, c’est se faire damer le pion par plus gros que nous ».

Cet état d’esprit a pourtant longtemps inspiré les élus rennais, dont le seul souhait était de faire grossir Rennes pour égaler Nantes. Une pure logique de compétition dont il fallait absolument sortir. Car elle menait, en réalité, à une impasse. Vu à l’échelle de l’Europe, nous avons un intérêt vital à unir nos forces plutôt qu’à les neutraliser. Espérons que le colloque qui vient de se tenir les 8 et 9 octobre sur la coopération Rennes-Nantes aura contribué à tourner une page.

Et maintenant, il faut regarder vers l’avenir.

La liaison ferroviaire ; un chantier qui a trop tardé et qui pourtant conditionne le reste

Des collaborations existent. Les universités, les entreprises, les hôpitaux n’ont pas attendu les maires des deux villes pour amorcer des relations fructueuses. Ca ne veut pas dire que l’action des collectivités est superflue. Elle est, au contraire, très attendue sur un chantier où elles seules peuvent donner l’impulsion nécessaire. Un chantier qui conditionne tout le reste. Un chantier, disons-le, qui a beaucoup trop tardé. Il s’agit de la liaison ferroviaire.

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L’association Projets pour Rennes Capitale poursuit ses travaux sur le Centre des Congrès

Sur le vif, Vie de l'asso 23 janvier 2009

Une deuxième réunion s’est tenue fin Décembre sur le thème « le Centre des Congrès de Rennes ». Elle a permis de dresser un bilan détaillé des autres centres des congrès présents dans les grandes villes de province françaises : Nantes, Lille, Lyon, Toulouse, Bordeaux… afin de tirer des leçons de ce qu’il faudrait faire et ne pas faire à Rennes.

4  points importants se dégagent de cette analyse :

1) Le Centre des Congrès doit avoir un accès central et facilité pour tous les modes de transports : métro, tramway, bus, cars de tourisme, voitures et vélos. Les sites tels que Nantes, sous-dimensionnés dans leur capacité d’accueil en places de parking, souffrent d’engorgement.

2) La modularité des installations avec des structures immobilières constituées de plusieurs amphithéâtres de tailles variables, allant très souvent de 200 à plus de 1000 places, semble être la règle. Ces installations sont très souvent équipées également de grands Halls d’expositions, de nombreuses salles connexes de petites tailles ainsi que de bureaux, mais aussi d’espaces dédiés à la restauration.

3) Pour les centres de Congrès les plus récents, les villes telles que Lyon et Bordeaux ont fait le choix d’amphithéâtres de très grandes capacités (+ de 2000 places) qui peuvent être convertis en 2 salles de plus petite dimension afin de s’adapter à une grande gamme de projets. Outre leur utilisation pour des conférences, ces grandes salles peuvent d’ailleurs à l’occasion se transformer en salles de spectacle

4) Les infrastructures les plus récentes sont ultra-modernes, à la pointe des technologies en particulier de l’information et de la communication et intégrées dans une architecture audacieuse.

Le groupe de travail a ensuite poursuivi ses débats sur les lieux d’accueil potentiels de Rennes pour un centre des congrès, sans revenir néanmoins sur le site des Jacobins qui avait été écarté lors de la première réunion (se reporter à l’article du mois de décembre).

Les sites de l’ancienne usine Kronenbourg, de la plaine de Baud, de la gare, de la prison des femmes et de la caserne Fosch ont été discutés. Après avoir rapidement écarté les deux premiers dont l’affectation semble aujourd’hui largement programmée par la ville de Rennes, la gare, la prison des femmes et de l’espace Foch ont été retenus.

La prochaine réunion programmée le Samedi 24 Janvier à 9h30 permettra de finaliser l’intérêt que représentent ces différents lieux possibles d’accueil pour l’implantation d’un centre des congrès à Rennes.

N’hésitez pas à venir vous joindre à nous pour en débattre!

 

Thierry Guillaudeux                                                                                          Christine Coudrais

 


Inviter la majorité municipale à sortir du confort (et des limites) de l’entre-soi

Réflexion, Sur le vif 22 janvier 2009

Au cours de la Galette des Rois de l’association « Projets pour Rennes Capitale », Bruno Chavanat expose les motivations de la rédaction de la plaquette « Rennes questions d’avenir » et les met en perspective avec la conception et la pratique du débat par la majorité municipale.

« Rennes, Questions d’avenir » : l’audace de poser les bonnes questions 

Ces questions que nous avons voulu rassembler autour de grands thèmes : rassembler, accueillir, grandir, participer… ont pour ambition de donner du relief au débat. La tendance de l’équipe en place est en effet d’user et d’abuser une forme d’intimidation destinée à le court-circuiter. Ils ont prétendu s’arroger monopole des valeurs et de la défense de l’intérêt général : le pire est qu’à force de le marteler à l’unisson, les messages que nous émettons perdent une partie de leur écho et de leur résonnance. La brochure que nous avons écrite est une réponse apportée à ces arguments d’autorité. Une volonté aussi de mettre en perspective l’enfermement de la majorité dans ses certitudes :   la créativité vient certes de l’équipe municipale, des services, mais elle vient aussi et surtout de l’idée du dialogue, de la qualité de l’attention et de l’écoute portée à ce qui diffère de soi.

 

La tendance de la majorité à cantonner le débat à l’entre-soi

Pourtant, la bouche des élus municipaux est pleine des mots « débats », « démocratie ». Comme souvent, l’usage zélé du mot traduit les limites de sa portée concrète. Le débat est souvent « mis en scène » et orchestré de manière convenue. Quand on ouvre le Journal « Le Rennais », par exemple, il faut reconnaître que la méthode ne manque pas d’apprêts : quand un problème se pose, il est aussitôt abordé de front dans le journal. Seulement qui tient la parole, pour exprimer les nuances, dire ce qui ne va pas ? Les élus de la majorité! Et c’est ainsi qu’on lit Nathalie Appéré reprendre à son compte les limites de la précédente génération de conseils de quartier ou Guy Jouhier (maire socialiste d’Acigné) apporter la « contradiction » à la majorité sur la question du transport des personnes handicapées dans l’Info Métropole. Cette mise en scène du débat et son cantonnement à l’entre-soi lui fait perdre de son piquant, et pour tout dire, « de sa vérité ».

La déportation du débat en dehors de ses enceintes naturelles.

On parle en ce moment de la future Cité des Idées, destinée à être « le lieu du débat », du métissage, etc. Quand on lit ça et qu’on le met par exemple en parallèle avec l’immaturité des échanges qui interviennent au sein de Conseil municipal, on se dit que faute d’avoir le courage d’admettre l’initiative et le dialogue avec l’autre, la tentation de la majorité est de se reconstituer des mondes, des univers, des journaux pour (re)créer le débat entre soi. Or nous voulons justement percer ce mur. Le débat, c’est ce qui a lieu entre des gens qui pensent différemment.  Nombreux sont aujourd’hui ceux à Rennes qui pensent que le débat ne peut et ne doit pas se limiter à une expression unique. Il faut une vraie confrontation : l’ambition et l’objet de cette plaquette est de la rendre possible sur des bases de fond qui témoignent à la fois de notre souci de l’essentiel et des ambitions que nous avons pour Rennes et les Rennais.


Projets pour Rennes Capitale : lancement de l’association

Sur le vif 4 décembre 2008

Le 28 novembre dernier, l’Association Projets pour Rennes Capitale tenait son assemblée générale constitutive à La Maison du Champ de Mars.

Rappelons que l’association a pour but, en partant de l’écoute de la population et d’un travail approndi de réflexion et de propositions, de créer les conditions d’un débat pluraliste sur les questions concernant l’avenir de Rennes et les conditions de vie des Rennais. Elle s’adresse ainsi à tous ceux qui souhaitent s’investir, réfléchir, débattre, proposer, agir et qui se retrouvent dans la nécessité et l’idée de « porter un nouveau regard sur la ville ». La réunion s’est déroulée en deux temps. En première partie de soirée, une cinquantaine d’adhérents ont élu les candidats au conseil d’administration : 24 membres ont ainsi été désignés.

Le bureau a été également constitué. Il se compose de (dans l’ordre sur la photo): Guillaume Baudet, vice Président, Christine Coudrais, secrétaire, Antoine Cressard, président de l’association,  Bruno Toulouse, trésorier, (manque Thierry Guillaudeux, vice président).

Dans un second temps, Bruno Chavanat, Président du groupe Union pour Rennes Capitale, a présenté les »douze questions clés du mandat » sur lesquelles les élus du groupe travailleront au cours des prochains mois. Les échanges ont été nombreux, fructueux et constructifs.

Les membres de l’association ont d’ailleurs été invités à faire part de leur réflexions en rejoignant les deux premiers ateliers thématiques : « Le Couvent des Jacobins » et « Le métro », qui se réuniront respectivement les 6 et 13 décembre prochains.