Conseil Municipal du 8 décembre 2008

 

Au sortir du Conseil Municipal de ce 8 décembre, quelques points importants soulignés par Bruno Chavanat.

 

Conseil Municipal: ambiance…

 

La Conseil aura été marqué par une ambiance particulièrement peu constructive. Diversions autour de sujet nationaux, l’énervement du Maire traduit par un tonitruant « taisez-vous ! » adressé à l’un des membres du Groupe…

Le Groupe « Rennes Capitale » continue de se réclamer malgré tout d’une démarche constructive et s’est efforcé de porter des propositions dont les débats et les oppositions qu’elles suscitent sont appelées à relever du  fonctionnement normal et naturel de la démocratie.

 

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La signature de la Convention des Maires sur la réduction des gaz à effets de serre

Le Groupe URC a voté la délibération proposant la signature de la Convention des Maires proposée par la Commission européenne. Aux termes de ce document, les collectivités signataires s’engagent à aller plus loin que les accords Kyoto sur  les objectifs de réduction des gazs à effet de serre et leur  consommation énergétique. Dans son intervention, Bruno Chavanat a souligné que dans la mesure où la majeure partie des habitations à Rennes datent d’avant 1975, un effort tout particulier devrait être engagé sur la question du logement. 

 

La collaboration entre Rennes et Nantes

 

Le groupe UDB est revenu en Conseil sur les propos du Président de la République évoquant un possible rattachement de Nantes à la Bretagne. L’occasion d’appeler d’ores et déjà à une collaboration plus étroite entre Rennes et Nantes. Les élus du groupe Union pour Rennes Capitale sont bien évidemment favorables à la mise en place d’une telle initiative. Il faut savoir cependant passer des bonnes intentions aux actes et commencer dés à présent à faire avancer les dossiers en cours:  liaison ferroviaire entre les deux métropoles en passant par le futur aéroport de Notre Dame des Landes,  développement des coopération dans le domaine de la recherche, de l’enseignement supérieur et des technologies industrielles…


Rennes et la Recherche

Réflexion, Sur le vif 25 novembre 2008

 l’occasion des voeux du Maire au monde de l’enseignement supérieur et de la recherche mercredi 7 janvier, il est intéressant de revenir sur le positionnement de la capitale bretonne vis-à-vis de l’innovation et ses marges de progression possibles.

La Bretagne malgré son éloignement géographique, bénéficie d’un fort potentiel en matière de recherche et d’innovation qui repose aussi bien sur la sphère publique que privée.

Ainsi, chaque année les entreprises bretonnes investissent plus de 500 millions d’euros dans la recherche et la mise au point de nouveaux produits. La recherche bretonne, c’est également 6500 chercheurs et ingénieurs dans les entreprises et organismes scientifiques privés. Notre région accueille par ailleurs 4,5 % des effectifs de la recherche publique, soit 4500 chercheurs. L’innovation bretonne représente 12 millions d’euros par an et enfin notre région occupe la 4ème place des régions françaises pour le dépôt de brevets.

Rennes, avec Brest, concentre l’essentiel de ce potentiel de recherche. La présence des universités, d’écoles d’ingénieurs et autres grands instituts de recherche constitue en effet un atout important.

 

C’est ainsi, notamment, que notre ville a su se positionner dans deux des quatre domaines d’excellence bretons : les sciences et technologies de la communication et de l’information et les sciences et technologies de la santé. Nous ne sommes pas en reste également dans le domaine de l’agroalimentaire avec la présence du pôle de compétitivité « Valorial » ou dans la chimie avec l’institut de chimie.

Malgré tout, la recherche rennaise mérite un nouveau souffle s’appuyant sur cette forte potentialité.

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« Orientations budgétaires de Rennes Métropole : recourir à l’emprunt plutôt qu’à l’impôt »

Réflexion, Sur le vif 17 novembre 2008

Lundi 17 novembre, Bruno Chavanat, président du Groupe « Union pour Rennes Capitale », commente l’agenda de la semaine.

Clôture du festival « convergences culturelles »

L’expression de la diversité culturelle correspond tout d’abord à une réalité : 140 nationalités sont représentées à Rennes. Chacune d’entre elle a quelque chose à dire sur et à elle-même et sur et à la Ville. Il est important de ce point de vue là, que chacun puisse être reconnu et s’exprimer. Après, être étranger dans une Ville peut présenter certaines difficultés. « Convergences culturelles » est une manifestation ponctuelle qui n’a pas vocation à les résoudre à elle seule dans la durée. C’est précisément l’objet normalement du comité consultatif des personnes rennaises d’origine étrangère dont l’activité, épisodique dans le précédent mandat, mériterait d’être relancée  pour répondre à sa vocation.

 

 

L’accueil à Rennes de la Conférence « jeunes chercheurs en Europe » les 20 et 21 novembre ?

 Manifestation très importante. Il est essentiel de parier sur la recherche. La recherche est l’avenir de Rennes. Et de ce point de vue, l’Europe est l’avenir de la recherche et de la recherche rennaise. L’ouverture internationale est un levier pour l’excellence des Universités rennaises. Nous avons, malgré les efforts qui sont réalisés, encore un retard à rattraper.

Toutes les initiatives qui visent à combler ce retard sont les bienvenues, et certaines d’entre elles doivent s’adresser aux étudiants dés le début de leurs études universitaires. La ville a un rôle à jouer pour encourager la pratique des langues étrangères (sur lesquelles la France continue d’être en retard) ou pour accompagner les étudiants dans les démarches qui les conduiront à l’étranger. Il faut leur permettre à tous de devenir bilingues : c’est une condition essentielle pour qu’une « université rennaise européenne » devienne une réalité concrète.

Un point de l’ordre du Jour du Conseil d’agglo jeudi prochain ?

 Un premier point tout d’abord sur la situation économique. Il est temps que Rennes Métropole se saisisse de ce débat et que l’on passe d’un constat partagé à une action partagée.

Le second point concerne l’impôt Métropole (« impôt ménages ») dont nous aurons à débattre de la poursuite. A l’époque, nous avions dit que l’impôt ne se justifiait pas au regard de la situation de l’agglo : faiblement endettée, elle aurait du préférer recourir à l’emprunt alors que la faiblesse des taux d’intérêt le rendait avantageux et en tous cas préférable à l’impôt. Notre analyse demeure, en dépit des évolutions qui sont intervenues (notamment sur la question des taux) : nous refusons, dans un contexte où le pouvoir d’achat est contraint, que la Métropole continue de se constituer une « cagnotte » sur le dos des ménages, dés lors qu’elle est en capacité de lui substituer le recours à l’emprunt.


Crise financière et crise économique: quels enjeux pour les acteurs publics à Rennes?

Question orale de Bruno CHAVANAT

Conseil municipal, 12/11/08

Crise financière et crise économique: quels enjeux pour les acteurs publics à Rennes?

Monsieur Le Maire,

La crise de l’automobile n’est pas nouvelle.

De nombreux signes avant-coureurs sont perceptibles à Rennes. Son ampleur possible a été décrite de manière anticipatrice par une étude réalisée par l’AUDIAR sous l’égide du CODESPAR il y a un an. Les difficultés de Gomma sont connues de tous.

Ce qui est nouveau, c’est non seulement la conjonction de la crise économique et de la crise financière mais également le ralentissement dès le second et le troisième trimestre 2008 de l’achat de véhicules automobiles qui ont conduit tous les constructeurs européens à cesser la production pendant une à plusieurs semaines durant le quatrième trimestre 2008.

Cette crise pose trois questions à notre assemblée et à celle de Rennes métropole.

  • Comment, dans les circonstances exceptionnelles que nous vivons et qui peuvent malheureusement durer, passons nous d’une prise de conscience partagée à une action partagée en mobilisant davantage l’ensemble des acteurs (collectivités mais aussi entreprises, partenaires sociaux, organes de recherche et de formation) pour anticiper les conséquences économiques et sociales d’une possible évolution de notre tissu industriel ? 

Quelle gouvernance partagée comptez vous mettre en place pour éviter les drames sociaux mais aussi développer l’emploi en partant des compétences acquises ? Lire la suite »


L’aide aux chercheurs est-elle efficace ? (Ouest-France)

Dans les médias 20 juin 2008

Ouest-France. D’ici à 2013, Rennes Métropole va soutenir les universités et les chercheurs à hauteur de 26 millions d’euros. Reste à savoir si cette manne financière est suffisante, et bien utilisée…

Hasard du calendrier ? Le jour où les scientifiques du CNRS s’opposaient au projet de réforme du gouvernement, Rennes Métropole débattait de sa politique en faveur de la recherche et des universités. L’enjeu est de taille. L’agglomération rennaise abrite en effet pas moins de 59 000 étudiants et un peu plus de 4 000 chercheurs.

Après avoir lancé la séance d’hier soir avec près d’une demi-heure de retard, Daniel Delaveau, le président de Rennes Métropole, ne s’est pas privé de rappeler les efforts consentis par les collectivités. Dans le cadre du contrat État-Région, l’enseignement supérieur et la recherche, en Bretagne, vont bénéficier de 400 millions d’euros entre 2007 et 2013, dont 206 millions d’euros pour les universités et chercheurs rennais. Sur cette dernière somme, l’agglomération rennaise ne sera pas en reste puisqu’elle déboursera près de 26 millions d’euros.

« C’est en région Bretagne qu’est consenti le plus grand effort. Dans les Pays-de-la-Loire, le contrat État-Région, lui, ne prévoit que 196 millions d’euros », souligne Daniel Delaveau.

Les universités seront évaluées

Et ce dernier de citer les différentes aides accordées par Rennes Métropole : des allocations d’installation pour attirer à Rennes de jeunes chercheurs, des aides pour le financement d’équipements scientifiques, des bourses pour que les jeunes chercheurs rennais puissent se rendre à l’étranger dans le cadre de leurs thèses, des soutiens aux colloques… Le 14 juillet prochain, la ville abritera ainsi un congrès de chimie rassemblant 1 100 chercheurs (de 40 nationalités différentes) dont trois prix Nobel.

Enfin, s’il fallait d’autres exemples de la renommée de l’université rennaise, Isabelle Pellerin, en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche, a rappelé qu’un récent classement européen, établi par un organisme allemand, avait classé l’université Rennes 1 au premier rang dans le domaine de la chimie.

En somme, tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Bruno Chavanat, l’élu d’opposition, n’en est pas si sûr. D’une part, celui-ci relève que dans d’autres classements, les universités rennaises n’apparaissent pas.

Mais surtout, afin de mieux apprécier la notoriété et la progression des universités et laboratoires rennais, l’élu UMP souhaiterait que Rennes Métropole mette en place des critères d’évaluation : le taux d’échec des étudiants en première année, le taux de réussite en fin de licence, la prise en compte des classements internationaux et des publications scientifiques et enfin les projets, dans le cadre des pôles de compétitivité qui associent des industriels locaux. « Le monde change. C’est une question stratégique », insiste-t-il.

Alors, comment évaluer la politique de Rennes Métropole ? Bernard Poirier, le premier vice-président, est favorable à l’instauration de critères. « Ces critères sont en cours d’élaboration. Nous ne vous avons pas attendu pour le faire », rétorqua-t-il.

Pierrick BAUDAIS / Ouest France


Conseil municipal, 09 juin 2008

Les Universités bretonnes avaient dans le cadre de « l’opération campus » monté un projet commun. Celui-ci n’a malheureusement pas été retenu. Dans ce contexte, le groupe URC a tenu à rappeler l’importance de l’Université et du monde étudiant dans le vie et le développement de la ville. Il s’agit d’une richesse pour notre cité, qui mérite à ce titre une politique de soutien ambitieuse.

Le développement urbanistique et la recherche étaient également à l’honneur avec une délibération sur la ZAC Atalante Champeaux. Benoit Caron a en effet appelé à une véritable ambition architecturale et économique de cette zone.

La famille était à l’ordre du jour avec une intervention de Marie Louis sur la suppression de la gratuité de la carte DOM’Ecole pour le 3ème enfant dans un contexte déjà inquiétant de fuite des familles au-delà des rocades.

Enfin, nous avons parlé convivialité avec la réussite de l’opération « Fête des Voisins » pour laquelle le groupe URC a renouvelé son invitation faite à la Municipalité de s’y associer.

« Opération Campus », quelle est la stratégie de Rennes pour soutenir le développement de son Université ?

Cette semaine a débuté avec une nouvelle regrettable. Les Universités bretonnes ne bénéficieront pas de l’enveloppe du plan campus. Le projet d’innovation numérique n’a pas été retenu en 1ère sélection. Il en sera vraisemblablement de même à la 2ème sélection. Le projet était ambitieux, trop peut-être. La municipalité a cependant été plus que discrète sur ce dossier en amont comme en aval, comme elle l’est plus largement sur toutes les questions touchant les universités rennaises, la Recherche et la condition étudiante.

Intervention de Bruno CHAVANAT >

ZAC Champeaux-Atalante

La ZAC Atalante Champeaux, est un des éléments phares de la métropole en ce qui concerne le développement économique et la recherche, puisque faisant partie de la zone Atalante. Elle est située à une entrée de ville, au sein d’un urbanisme d’habitat relativement dense et vertical, avec un besoin et une demande pour un urbanisme de qualité.

Benoît Caron invite la majorité à envisager au sein de la ZAC un espace de recherches et d’implantation industrielle dans le domaine de l’agro alimentaire, avec un urbanisme digne de l’ambition que cela impose. Au-delà, il prolonge son propos par une réflexion et un constat sur l’identité architecturale d’une Ville qui n’a plus en ce domaine l’ambition qu’elle avait encore dans les années 70.

Intervention de Benoît CARON >

DOM’Ecoles

Si la municipalité augmente la plupart des tarifs municipaux de 2,8 % pour suivre l’inflation (3%), il est une augmentation plus difficilement acceptable.

Ainsi, la suppression de la gratuité de la carte Dom’écoles pour le 3ème enfant ne paraît pas compréhensible dans l’immédiat et revient, ironies des calendrier, à décliner à l’échelle de la ville la suppression un temps envisagée de la carte familles nombreuses, dénoncée alors par le PS, et auquel le gouvernement a finalement renoncé.

Intervention de Marie LOUIS >

La Fête des voisins

Cette année encore la fête des voisins fut un véritable succès. Cependant il est étonnant que cette manifestation ne bénéficie pas d’un soutien plus marqué de la Mairie. Michèle Payen revient sur l’histoire et le sens d’une manifestation qui a su trouver sa place, répondre à un besoin et témoigner ainsi de tout son intérêt.

Intervention de Michèle PAYEN-TOULOUSE >