Rennes 2 : Bruno Chavanat réclame un plan d’urgence

Dans les médias 11 mai 2009

Bruno Chavanat, leader du groupe Union pour Rennes Capitale, veut un plan d’urgence « pour sauver l’année universitaire à Rennes 2″.

Le blocage qui touche Rennes 2 qui dure depuis plusieurs est aujourd’hui particulièrement dangereux pour l’avenir de l’université mais également pour celui des étudiants. L’avenir des partenariats et les échanges internationaux est menacé. La situation risque d’être difficile également pour les nombreux étudiants qui doivent travailler pour financer leurs études. Il leur sera difficile de concilier ce travail avec les rattrapages. Des aides d’urgence doivent être allouées en direction de ces étudiants afin de leur permettre de passer leurs examens et également en direction des étudiants et jeunes chercheurs étrangers si nous ne voulons pas les voir déserter l’an prochain. (Journal Ouest France, 7 mai 2009)


Un plan d’urgence pour sauver l’année universitaire à Rennes 2

Conseil Municipal du 4 mai 2009

Question orale de Bruno CHAVANAT

Monsieur le Maire,

Nous l’avons dit à plusieurs reprises, les évènements qui se déroulent à Rennes 2 depuis trois mois et plus particulièrement les méthodes de blocage, les violences et les dégradations répétées qui les accompagnent sont inacceptables. Elles ne font que des perdants.

Nous ne sommes plus les seuls à le dire. La prise de conscience est générale. Il n’y a plus désormais – y compris parmi ceux qui ont par le passé démontré beaucoup de complaisance pour ce type d’action- d’indulgence affichée pour des méthodes qui bafouent la liberté d’étudier et celle d’enseigner, qui méprisent avec insistance l’expression démocratique des étudiants.

Vous-même, Monsieur le Maire, avez fait part de votre désapprobation par voie de presse, il y a quelques semaines. C’est une première étape. Mais, devant une situation qui risque d’avoir des conséquences graves pour Rennes 2, pour ses étudiants et, au-delà de Rennes 2, pour l’université rennaise et pour l’image de la ville, les protestations et les communiqués ne peuvent plus suffire. Un plan d’urgence est nécessaire. Et la ville doit être en situation d’initiative.

Un plan d’urgence est nécessaire parce que, au-delà des questions de fond qui conditionnent l’avenir de l’université à Rennes – comment accompagner l’autonomie des universités ? Comment s’inscrire plus efficacement dans l’opération CAMPUS ? Comment accroître les échanges internationaux pour améliorer le positionnement des universités rennaises ?-  il y a des situations d’urgence très concrètes qui ne peuvent pas attendre quelques mois ni même quelques semaines.

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Rennes 2 : il y a urgence selon le groupe URC

Dans les médias 10 avril 2009

Le groupe Union pour Rennes Capitale par la voix de Bruno CHAVANAT s’est exprimé dans la presse sur la situation alarmante à l’université de Rennes 2. ce mouvement conduit par une minorité est dangereux pour l’avenir de l’Université – qui enregistre déjà une baisse des préinscriptions pour l’an prochain - et pour les étudiants, en particulier ceux qui travaillent pour payer leurs études. Comment pourront-ils rattraper, du fait de leur emploi du temps, deux mois de cours ? La ville de Rennes est elle aussi victime de ce conflit. Son image de ville universitaire et sa devise « vivre en intelligence » sont aujourd’hui sérieusement écornés. (Journal Ouest France, 9 avril 2009)


La rentrée étudiante 2008

Intervention de Doris MADINGOU

Conseil municipal, 06/10/08

Condition étudiante

Monsieur le Maire, Mes chers collègues,

En cette période de rentrée universitaire, je profite de cette délibération pour aborder le sujet de la condition étudiante.

Rennes est une ville étudiante, les chiffres l’attestent :

  • 23 000 étudiants à Rennes I
  • 16 000 étudiants à Rennes II (rentrée 2008/2009)
  • 153 étudiants pour 1000 habitants (122 pour 1000 en moyenne dans les autres villes)

On ne peut pas ignorer les difficultés rencontrées par les étudiants tout au long de leur cursus scolaire.

Si l’Université ne relève pas de la compétence de la ville, celle-ci dispose cependant de certains leviers pour agir sur la condition de vie des étudiants et donc l’améliorer.

Vous nous avez proposé ce soir des délibérations concernant la création de différents conseils consultatifs ; nous aurions espéré voir la reconduite de celui concernant la jeunesse créé en 2002 mais il n’en est rien. En même temps lorsque l’on prend connaissance du nombre de réunions de celui-ci au cours de la précédente mandature -seulement 2 fois en 6 ans- on prend ainsi la mesure des priorités de la ville.

Alors à quand, Monsieur le Maire, la création d’un conseil consultatif des étudiants traitant des sujets suivants :

  • Le logement des étudiants, qui représente jusqu’à 50% de leur budget
  • Les ressources des étudiants, (le budget moyen d’un étudiant autonome est de 800 à 1000€ par mois)
  • La santé des étudiants, chaque étudiant doit pouvoir bénéficier d’un bilan approfondi «sport et santé».
  • Les conditions de la bonne intégration dans les cycles d’études pour éviter les taux d’échecs précoces notamment en première année.
  • Enfin le tryptique étudiants-fête-animations de la ville, sujet important et dont il est urgent dedébattre.

Ce conseil consultatif des étudiants réunirait :

  • Les représentants des étudiants
  • Les représentants des associations étudiantes
  • Les partenaires professionnels concernés : chefs d’entreprise, patrons de bars, médecins, universitaires
  • Elus municipaux
  • Associations d’habitants de quartier

Je vous remercie de votre attention.

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Quelle stratégie de développement pour les universités rennaises ?

Intervention de Bruno Chavanat

Conseil municipal, 09/06/08

Question orale sur l’avenir des Universités

A l’heure de l’appel à projet « Opération Campus », du renouvellement des présidents d’université, quelle est la stratégie de Rennes pour soutenir le développement de son Université ?

Le 28 mai dernier, le comité de sélection de « l’opération Campus » s’est réuni pour examiner les 46 dossiers de candidature déposés dans le cadre d’un vaste appel à projet dont l’objectif était :

  • de permettre la restructuration en profondeur de campus anciens à forte ambition pédagogique et scientifique
  • de créer des campus de formation et de recherche à forte visibilité internationale.

Pour la réalisation de ces objectifs, l’Etat a décidé de consacrer une enveloppe exceptionnelle de 5 milliards d’euros, s’ajoutant aux crédits budgétaire et provenant de la cession de 3% du capital d’EDF.

Le 29 mai, Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, a validé les choix du comité de sélection, qui était composé de 8 personnalités reconnues pour leur compétence et leur indépendance. Parmi les 46 dossiers déposés, 6 ont été retenus et 7 « encouragés à améliorer leur projet ».

Pour ce qui concerne Rennes, les deux universités Rennes 1 et Rennes 2 mais aussi l’Agrocampus, l’ENS Cachan et l’INSA était associées aux autres universités bretonnes pour défendre, au sein du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur de l’Université Européenne de Bretagne, le projet « UEB C@mpus », un projet qui a la double particularité d’être particulièrement innovant sur le plan technologique, puisqu’il repose sur une liaison à très haut débit des différents sites et de concerner non pas une seule université mais un réseau avec un potentiel de plusieurs milliers de chercheurs et de près de 67 000 étudiants.

Le projet ne figure pas parmi les projets retenus. Même si sa qualité et son caractère innovant ont été soulignés, il semble que son caractère relativement atypique, un peu à la marge des critères définis dans l’appel à projet, ait conduit le comité de sélection à retenir par priorité d’autres universités.

Une certaine déception a bien naturellement été ressentie par les porteurs du projet. Mais est-ce le moment de baisser les bras ? Évidemment, non. Au contraire ! Même si nous ne sommes pas dans le premier train et que nous ne serons peut-être pas dans la liste complémentaire de juillet, nous pouvons, saisir cet appel à projet comme un aiguillon.

Et pour ce qui nous concerne, nous ville de Rennes, première collectivité concernée, qui héberge plus de la moitié des chercheurs et des étudiants concernés, c’est l’occasion de prendre conscience du rôle important que nous avons à jouer pour accompagner notre Université afin qu’elle conserve et qu’elle accroisse son rayonnement.

Il y a au moins quatre raisons qui doivent nous pousser non seulement à agir ponctuellement mais à définir une stratégie ambitieuse de soutien aux universités rennaises et à leur rayonnement.

  • La première, connue de tous, mais qu’il n’est pas inutile de rappeler, est qu’avec près de 60 000 étudiants et 5000 enseignants chercheurs, certaines équipes de renommée mondiale, l’université (au sens large) est l’une des toutes premières richesses de notre ville. Or le paradoxe est que l’image universitaire de Rennes au cours des trois dernières années n’a pas été conforme à ce que recèle ce formidable potentiel. Il faut donc redonner à Rennes la fierté de ses campus.
  • La deuxième raison est que nous sommes à un moment charnière. Toutes les universités françaises vivent en ce moment une mutation sans précédent. Démocratisation massive de l’enseignement supérieur, départ en retraite de contingents importants d’enseignants chercheurs, passage à l’ère numérique, internationalisation accélérée avec l’apparition de campus d’élite dans les pays émergents. Dans ce contexte, la loi LRU a donné aux universités une plus grande responsabilité de leur gestion, de nouvelles possibilités de nouer des partenariats extérieurs et enfin des exécutifs plus resserrés et plus efficaces. La désignation de nouveaux présidents dans les universités rennaises marque ce tournant. C’est donc le moment de renouveler les partenariats avec les universités.
  • La troisième raison est que les défis à relever à Rennes sont bien identifiés : créer les conditions de la réussite étudiante en premier cycle, attirer les meilleurs enseignants chercheurs, s’ouvrir à l’international, conforter nos pôles d’excellence, développer les synergies entre les pôles de recherche du grand ouest. Sur tous ces sujets, l’initiative première revient à l’université mais les collectivités sont concernées : qu’il s’agisse des conditions de vie des étudiants, de l’accueil des chercheurs, du développement des campus du futur -en centre ville où à proximité des différents sites d’Atalante- les sujets de coopération sont nombreux.
  • Enfin, la quatrième raison est que les projets retenus au titre l’appel à projet « Opération campus» ont été résolument soutenus par les collectivités locales. A cet égard, le projet de Montpellier qui est une ville universitaire très comparable à Rennes, est exemplaire.

Pour toutes ces raisons, c’est le moment de poser une question très simple mais qui nous apparaît essentielle : à l’heure de l’appel à projet « Opération Campus », du renouvellement des présidents d’université, et des défis que doivent relever les campus rennais, quelle est la stratégie de Rennes pour soutenir le développement de son Université ?