Rennes Métropole veut connaître son bonheur intérieur brut

Dans les médias 21 septembre 2009

Peut-on décider et se noter en même temps ?

Lors du dernier conseil de Rennes Métropole, les élus ont eu à se prononcer sur le projet de Baro Métropole, outil chargé d’évaluer la politique métropolitaine.

Pour Bruno CHAVANAT, bien que ce type d’outil soit utile et indispensable, il est regrettable que l’évaluation ne soit pas confiée à un organisme indépendant. Il en va de même des indicateurs retenus qui ne sont pas forcément. « Le côté juge et partie est bien visible » (Journal Ouest France, 18 septembre 2009)

 

09_0918-baro-matropole


BARO’METROPOLE : Indispensable mais insuffisant

08-1201-hotel-rmIntervention de Bruno CHAVANAT

 

Conseil de Rennes Métropole du 17 septembre 2008

Un travail indispensable et pour l’essentiel un travail de qualité.

  • L’élaboration d’un baromètre comportant des indicateurs de mesure du développement durable de Rennes Métropole est une bonne nouvelle. Le travail accompli dans ce sens, notamment par l’AUDIAR doit être salué.
  • Mesurer ses résultats est aussi nécessaire quand on est une collectivité publique que quand on est une entreprise ou un organisme d’intérêt général. C’est même indispensable si l’on veut rendre compte aux citoyens qui nous ont élus de l’efficacité des politiques menées.
  • Le travail qui est présenté est donc indispensable. Il est pour l’essentiel, de qualité. Mais, tel qu’il se présente il présente encore des insuffisances.

Une insuffisance méthodologique : ce n’est pas l’organisme qui conseille qui est le mieux placé pour contrôler les résultats.

  • On le sait dans le secteur privé. Le cabinet de conseil ne peut pas être en même temps celui qui certifie les comptes. Depuis les récents scandales, toutes les législations ont évolué dans un sens plus strict. C’est désormais interdit par la loi.
  • La même discipline devrait s’imposer à nous. Ce ne doit pas être à notre propre agence d’urbanisme, qui est le principal organe de conseil de notre collectivité d’établir le baromètre de réussite de nos politiques. Ce n’est d’ailleurs pas faire injure à son professionnalisme. Mais lui demander à la fois de nous conseiller pour nos politiques et ensuite de déterminer les indicateurs qui mesureront ces politiques c’est la faire à la fois juge et partie.
  • Il serait donc souhaitable que ce baromètre, qui mesure les résultats comparés d’un panel de 8 agglomérations, soit établi par un organisme indépendant. Pourquoi pas un organisme émanant des agences d’urbanisme des 8 agglomérations concernées qui sont classées les unes par rapport aux autres dans ce baromètre. Ce serait une garantie imparable d’objectivité dans le choix des indicateurs.

Des insuffisances quant aux indicateurs de mesures des résultats de nos politiques.

Je me limiterai à quelques exemples.

  • Il y a d’abord des indicateurs qui manquent alors que nous sommes en plein dans les politiques communautaires. C’est le cas du vélo. Dans ce qui nous est présenté, on mesure la part des déplacements en mode doux (32%) mais on n’individualise pas le vélo, dont on sait très bien que la part est particulièrement basse puisse qu’elle est passée de 11% en 1979 à 4% aujourd’hui. Si nous voulons mesurer l’impact de nos politiques, il ne faut pas se contenter de mesurer le nombre de km de pistes cyclables, il faut mesurer, par rapport aux autres métropoles, l’évolution de la part des déplacements en vélo.
  • Il y a ensuite des indicateurs qui manquent dans des domaines dont nous ne sommes pas directement responsables mais qui sont stratégiques pour le rayonnement de l’agglomération. C’est le cas par exemple du taux d’intégration dans l’emploi et de la qualification des emplois obtenus par les jeunes sortis de nos universités. Ce sont des chiffres qui sont de mieux en mieux suivis (notamment à Rennes 1 et Rennes 2) et qui sont évidemment essentiels. Cela correspond à notre objectif stratégique d’être au cœur de l’économie de la connaissance.

 

Des insuffisances quant aux enseignements tirés des indicateurs.

C’est la difficulté de ne pas recourir à un organisme indépendant pour établir le baromètre, c’est que non seulement, on retient plus facilement les indicateurs qui révèlent des résultats positifs mais parfois on a tendance à interpréter les résultats dans un sens favorable.

La encore quelques exemples.

  • Sur le plan du dynamisme économique, il est paradoxal de mettre en valeur notre bon positionnement pour les bases de TP (alors que nous savons que l’entreprise principalement concernée (Citroên est en difficulté) et de ne pas accorder d’importance à un indicateur qui n’est pas favorable le taux de créations pures d’entreprise qui nous classe en mauvaise position.
  • Sur le plan universitaire, il est quand même curieux que le seul commentaire qui accompagne le chiffre de 40% des étudiants qui quittent l’université après la première année consiste à dire que ce n’est pas forcément synonyme d’échec. Certes il vaut mieux voir le verre à moitié plein.

 

Si ce baromètre a une utilité ce n’est pas de nous glorifier de ce qui va bien, c’est de nous permettre de regarder en face les résultats qui doivent être améliorés.

Pour cette raison, si nous nous félicitons de l’existence du baromètre, nous pensons important qu’il soit lui-même encore amélioré.

Télécharger ici


Controverse sur la naissance d’un nouveau média métropolitain

photo-aditoConseil Municipal du 16 septembre 2009

Intervention de Bruno CHAVANAT

 

Monsieur le Maire,

Chèr(e)s Collègues,

 

Il y a quelques mois, j’évoquais ici, en conseil municipal, la perspective du lancement prochain de la revue « Place publique ».

Je le faisais dans des termes qui témoignaient de notre intérêt pour la démarche. Une revue ouverte au débat, susceptible de traiter, avec le recul nécessaire, les grands problèmes d’une agglomération telle que la nôtre et souhaitant faire appel à toutes les compétences reconnues sur des sujets divers allant de la culture à l’histoire, de la sociologie à la démographie, tout ceci était riche de promesse.

Je le faisais d’autant plus volontiers qu’elle m’avait été présentée dans une perspective très ouverte par Jean de Legge, dont j’apprécie les qualités intellectuelles, la finesse d’analyse et l’ouverture d’esprit.

Je le faisais néanmoins en attirant votre attention sur les garanties qui me paraissaient absolument nécessaires pour que cette revue ne tombe pas dans certains écueils.

Largement subventionnée par la collectivité, cette revue court d’emblée le risque d’être reçue comme la voix officielle de ceux qui la financent.

Mme Appéré m’avait alors dit que toutes garanties seraient apportées.

Le premier numéro vient de sortir et tout le monde peut constater que tout ceci était de belles promesses qui n’étaient destinées qu’à endormir ceux qui les reçoivent.

La revue « Place publique » est lancée, dès son premier numéro comme un organe délibérément orientée pour vous donner la parole et soutenir votre politique.  Le débat que l’on y retrouve, si on peut parler de débat, fait dialoguer entre eux les maires socialistes des grandes villes de l’ouest. Regardez le sommaire.  Ce n’est pas la qualité des contributions qui est en cause. Ni la qualité des contributeurs. Je la reconnais volontiers. C’est le débat en cercle fermé qui est profondément choquant.

Rien d’étonnant à vrai dire pour cette revue dont vos directeurs de la communication successifs ont assuré la genèse puis désormais la responsabilité opérationnelle. On retrouve aussi un fil rouge en sachant que Place publique  ne pourrait pas vivre sans l’argent que vous lui donnez.

M. Salaûn a beau protester que « rien ni personne ne nous interdira d’affirmer et de prouver notre ferme autonomie ». On voit les affirmations mais on attend les preuves.

Tout cela contribue à une impression déplorable. La « cité des idées » que vous promettez est une cité des idées que vous controlez. Bonjour la démocratie !

Télécharger ici


Projet d’implantation d’un hypermarché Auchan à Betton

08-1201-hotel-rmIntervention de Bruno CHAVANAT

Conseil d’agglomératon du 9 juillet 2009

 

 

La subvention à l’association de la route du meuble rentre pleinement dans les objectifs de la charte d’urbanisme commercial du pays de Rennes à laquelle Rennes Métropole a apporté son soutien.

Il s’agit – suivant les termes de la charte- de « renforcer la spécificité du pôle sur la thématique aménagement de la maison ». L’action qui nous est proposée vise, par une action de publicité ciblée et respectueuse des règles qui s’imposent en matière de respect de l’environnement,  à conforter et à développer l’attractivité commerciale de ce pôle à vocation spécifique.

Elle est donc cohérente avec la charte et avec nos principes. Nous la soutiendrons.

Mais Rennes Métropole doit avoir dans sa politique de planification de l’urbanisme commercial une attitude cohérente.

Or nous sommes cette semaine au cœur d’un débat très important pour l’agglomération, qui risque -si nous n’exprimons pas ce soir notre désapprobation- de nous mettre en contradiction non seulement avec la charte mais avec nos principes d’aménagement et de développement durables.

Lire la suite »


L’implantation du Centre des congrès au couvent des Jacobins

photo-aditoIntervention de Bruno CHAVANAT

Conseil Municipal du 6 juillet 2009

 

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Depuis la création de  Rennes Métropole, il n’y a pas beaucoup d’exemples de délibérations dont l’intitulé sonne aussi faux que la délibération qui nous est soumise ce soir.

« Centre des congrès : choix du site » : voilà ce qui nous est annoncé.

Mes chers collègues, pour ceux qui en doutaient encore, de choix il n’y en aura pas. Ce soir, c’est plat unique. C’est « Couvent des jacobins » ou « Couvent des jacobins ». Voilà le choix qu’on vous propose.

Je le regrette et beaucoup de Rennais le regrettent.

Je le regrette d’autant plus que, contrairement à un certain nombre de collègues dont je respecte l’opinion sans toutefois la partager, je suis très favorable à la création d’un centre de congrès à Rennes, dont voilà plus de 20 ans que nous pensons la création nécessaire.

Lire la suite »


La mutualisation des services

photo-aditoIntervention de Bruno CHAVANAT

Conseil Municipal du 6 juillet 2009

Mutualisation des services ville et agglomération : A ce stade, aucun bénéfice utile pour la population : les doublons ne sont pas résorbés, la relation entre la population et les élus devient moins claire.

Rennes métropole est passé de 100 à 500 personnes sans aucune diminution d’effectifs à Rennes. La rationalisation des services est une nécessité

Les services de Rennes Métropole sont passés de 100 à 500 personnes en 4 ans en absorbant une partie des services de la ville de Rennes. Pour autant, il n’y a eu aucune retombée du côté de la ville en termes d’économie. Les effectifs de Rennes n’ont pas diminué. Les doublons n’ont pas été résorbés.

Lire la suite »


Accord sur la nécessité d’une nouvelle gare

Dans les médias 22 juin 2009

Le projet « EuroRennes » a été présenté en Conseil d’agglomération de Rennes Métropole jeudi 18 juin. Ce projet qui vise à réaménager la gare et le quartier environnant fait l’unanimité sur le principe. Tous les élus s’accordent sur la nécessité de préparer l’arrivée de la ligne à grande vitesse en 2014. Il s’agit d’un rendez-vous à ne pas manquer. Pour Bruno CHAVANAT, ce projet reste malheureusement assez flou. Combien de commerces et activités tertiaires cherche-t-on à attirer ? L’élu regrette surtout que le périmètre d’étude ne s’étende pas vers le sud de la ville. (Ouest France, 19 juin 2009)

une-nouvelle-gare


Centre des congrès au Couvent des Jacobins : l’implantation adoptée

Dans les médias 22 juin 2009

Le Conseil de Rennes Métropole devait adopter jeudi 18 juin le choix du site du futur Centre des Congrès au Couvent des Jacobins. Si tous les élus étaient d’accord sur la nécessité d’un tel équipement à Rennes, les réserves sur l’emplacement au Couvent des Jacobins ont été nombreuses. En effet, l’accessibilité du site n’est pas idéale. Bruno CHAVANAT est également revenu sur le manque de concertation. Depuis le début, il n’y a eu qu’un seul site envisagé et les études et déplacements réalisés n’avaient que pour objectif de valider ce choix. Des critiques ont également été émises sur l’envolée des coûts du projet en quelques mois. Qu’en sera-t-il quand les travaux vont débuter et en particulier le début des fouilles de ce site historique ? (Ouest France, 19 juin 2009)

09_0619-centre-des-congras