Commerces harcelés, conseil municipal chahuté…

Dans les médias 2 avril 2009

Posée en conseil municipal, lundi soir, une question sur la « sécurité dans les commerces de centre-ville » a donné lieu à un débat houleux. Ambiance.

Françoise L’HOTELLIER a interrogé le Maire lors du Conseil Municipal du 30 mars dernier sur les mesures qu’il comptait prendre suite aux scènes de pillages et de vandalisme dans de nombreux commerces de centre-ville. L’élue du groupe Union pour Rennes Capitale pointe la baisse de fréquentation notable qui en résulte. La Majorité préfère quant à elle rejeté la faute sur la politique gouvernementale.

Il est urgent de prendre en considération les craintes des commerçants et de la clientèle et de prendre les mesures qui s’imposent. (Journal Ouest France, 1er avril 2009)

 


Rénovation du centre ancien : mieux vaut tard que jamais…

Intervention de Benoît CARON

Conseil Municipal du 30 mars 2009

 

 

Monsieur le Maire,

 

Nous sommes en accord sur le constat de vétusté avancée concernant une partie non négligeable de l’habitat du centre ville. Ce constat est ancien, et date d’avant 1977. En 1979 la ville de Rennes, signe avec l’état et l’ANAH une première convention d’OPAH; depuis plusieurs OPAH se sont succédées, avec plus ou moins de succès, plus ou moins de réussite, avec des résultats quantitatifs limités, tant et si bien que l’on pouvait se poser la question de la volonté d’aboutir à un résultat concret, ou tout au moins de la prise de conscience de l’importance du problème.

Depuis 2007, une nouvelle OPAH copropriété est en cours, et révèle ainsi que le décrit très justement la délibération « des situations patrimoniales très critiques sur l’état du bâti, avec des pathologies lourdes avérées« .

Nous ne nions évidemment pas la complexité du problème, tant au niveau des difficultés d’intervention, que des moyens à mettre en œuvre pour améliorer durablement la sécurité des bâtiments.

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Un an de mandat : Bruno CHAVANAT fait le point

Dans les médias 16 mars 2009

Le mandat municipal a démarré il y a maintenant un an, l’occasion pour Bruno CHAVANAT de faire un premier bilan.

Bien que le style décontracté de Daniel DELAVEAU diffère de celui de son prédécesseur, la vision de l’avenir est quant à elle moins claire : décisions sans cesse reportées sur le centre des Congrès ou le métro, absence de prospective financière…

Le projet de la 2ème ligne de métro est certainement la principale illustration de cette nouvelle gouvernance à court terme. Après les déclarations d’intentions, les reculs se multiplient sur la desserte. Sur le financement, le flou est total.

Le début de mandat est généralement marqué par un état de grâce. Cependant, Daniel DELAVEAU n’en a pas profité pour s’emparer de dossiers importants tels que la sécurité et la propreté ou encore l’avenir de l’université.

Le groupe Union pour Rennes Capitale restera vigilant et entend nourrir encore le débat démocratique.


Métro: « discuter des alternatives avant de débattre sur le tracé »

Sur le vif, Tribune Libre 27 janvier 2009

L’édito politique de la semaine: la « concertation »  sur le tracé de la « ligne B » de métro, l’augmentation des tarifs de stationnement en centre ville et le débat sur la vidéo surveillance.

Métro : un « plan B pour la ligne B » !

 Rennes Métropole organise une réunion d’information ce 27 janvier sur le tracé de la 2ème ligne de métro. Nous ne pouvons que nous réjouir de l’ouverture d’un débat avec les habitants. Cependant, il n’est pas organisé dans le bon ordre. La vraie question (qui continue d’être posée) est celle qui porte sur le choix même du Métro. Le tracé paraît être un problème plus qu’hypothétique, lorsque l’on sait que le financement de cette ligne B est en effet loin d’être assuré. Il nous paraît donc plus sérieux et plus concret de faire porter en priorité les discussions sur les solutions alternatives moins onéreuses (tramway), avant de soumettre à débat les modalités d’organisation d’une question dont tout démontrer qu’elle n’est pas réglée.

L’augmentation des tarifs de stationnement en centre ville pour limiter la circulation?

 La municipalité projette d’augmenter les tarifs de stationnement en centre ville pour y limiter la circulation. Pourquoi pas?  Le risque est cependant d’additionner les problèmes au lieu de s’employer à les résoudre. Car en procédant ainsi, on s’attaque uniquement aux conséquences et non  aux causes. En effet, la vraie question est qu’il n’y a pas aujourd’hui d’alternatives crédibles à l’automobile pour les habitants de la périphérie rennaise. Tant que la politique de transports se concentrera à l’intérieur des rocades, le flot de voitures en centre ville est destiné à rester important. Par conséquent, la mesure projetée risque de relever de la « fausse bonne idée ». 

Lever les tabous sur la vidéo protection

L’actualité dramatique de ces derniers jours est de nature à relancer le débat du recours à la vidéo protection (cf celui lancé par Ouest France). Le dispositif a fait la preuve de son efficacité dans d’autre Ville. A Rennes, il est déjà mis en oeuvre dans le métro et sur le réseau de bus. Il serait intéressant de l’élargir et de l’expérimenter dans les lieux à risque pour prévenir les « accidents stupides » et les « débordements intolérables« . 

 



« Plan de relance » rennais : « beaucoup d’effets de manche… »

Réflexion, Sur le vif 20 janvier 2009

L’édito politique de la semaine: le meurtre du jeune étudiant survenu jeudi soir rue St Michel, le « plan de relance » rennais face à la crise et l’accueil réservé au livret « Rennes, questions d’avenir ».

Le meurtre du jeune Mathieu rue St Michel

Beaucoup d’émotion devant un acte comme celui-là, d’une sauvagerie sans égale. Nous nous associons à la peine de sa famille. Les circonstances nous invitent et nous incitent à une certaine retenue. En même temps, tant qu’il y aura à Rennes des drames de cette nature qui émaillent l’actualité trop souvent, on ne pourra jamais se satisfaire de ce qui est fait pour la qualité de vie au centre ville, pour la propreté, l’accueil, la salubrité, l’alcool surtout, qui reste une plaie qui doit être combattue avec constance et détermination.

 

Le plan de relance de la ville face à la crise 

Sur le diagnostic, les effets de tribune, les vœux et autres pétitions adoptées à l’unanimité des assemblées concernées, il n’y a rien à (re) dire. Sur le fond et le contenu de la réaction, il est permis à ce stade cependant de douter : en quoi consiste au juste le « plan de relance rennais » ? Bien malin qui peut le dire aujourd’hui. On nous annonce certes une augmentation de 10 à 15 millions de l’investissement du budget de la Ville ce qui est loin d’être négligeable… Mais pour quoi faire ? Là, il nous est répondu qu’on nous le dira plus tard. Bref, à ce stade, il y a beaucoup d’effets de manche et pas encore beaucoup de concret.

L’accueil réservé au livret « Rennes questions d’avenir »

Les réactions ont été très positives.  Sur la forme tout d’abord, mais également (et surtout) sur  la façon dont nous posions les questions d’avenir, importantes pour Rennes. Les débats que ce livret suscite aujourd’hui sont quelquefois très nourris. Dans l’ensemble, cette plaquette nous vaut des encouragements sur une meilleure indentification de l’action de l’opposition.

Un accueil qui nous voit déterminé à aller mener ces débats avec les Rennais, à nous rendre dans les quartiers pour enrichir nos propositions, nos questions, etc. En  attendant notre prochain rendez-vous d’expression aux vœux de l’année prochaine, nous aurons ainsi emmagasiné beaucoup de réactions, beaucoup d’expressions, etc.


Conseil Municipal, 12 janvier 2009

A la salle du conseil 15 janvier 2009

En attendant le vote du budget…

Le Conseil Municpal du 12 janvier a essentiellement tourné autour du Rapport d’Orientations Budgétaires présenté par la majorité sous la forme d’un procès à charge contre l’Etat.

Bruno CHAVANAT a profité de l’occasion pour rappeler quelques vérités.

A l’ordre du jour figurait également la désignation d’un nouveau délégataire pour le Liberté et pour le MusikHALL, l’occasion pour Benoît CARON de relever que le Musik Hall avait vocation à accueillir des spectacles à titre provisoire (le temps de la durée des travaux du Liberté) que l’appel d’offre l’institutionnalise. Un nouvel exemple de provisoire qui dure…

Un équipement-hangar qui ne brille pas par sa qualité et qui est à l’avenant du choix qui a été délibéremment fait de rénover le Liberté au lieu d’y substituer une nouvelle salle qui aurait élargi le champ des possibles. 

Le Liberté rénové reste en effet une salle de taille relativement moyenne.

En fin de Conseil, Michèle PAYEN-TOULOUSE est également intervenue pour interpeller le Maire sur les incidents à répétitions et la saleté aux abords des Arcades, place de la République. Les aménagements de cette place n’ont en effet pas réussi à mettre fin aux troubles répétés.

Le Débat d’Orientations Budgetaires 2009

Le Débat d’Orientations Budgétaires constitue un temps fort de la vie d’une collectivité. Cependant cette année, ce rendez-vous s’est essentiellement réduit à un réquisitoire de la majorité contre l’Etat, et une véritable « comptabilité d’apothicaire » concernant les « charges » qu’il ferait peser sur la ville sans les compenser. Une « démonstration » qui prouve « trop » pour être complètement dénuée d’arrières pensées: en réalité il s’agit de justifier une augmentation des impôts éminémment contestable.

Bruno CHAVANAT s’est employé à démystifier le procès ainsi instruit à charge. Il a d’une part démontré l’engagement de l’Etat au regard d’un certain nombre de dépenses occultées par la majorité. 

L’Etat demeure aujourd’hui encore le principal contributeur des collectivités locales par sa contribution à la fiscalité locale qui n’a cessé d’augmenter ces 5 dernières années avec un croissance à deux chiffres.

Il a d’autre part démontré que la hausse de la fiscalité de ce fait ne se justifiait pas et qu’elle était même injuste au regard de ce que les ressources de Rennes et Rennes Métropole avaient augmenté, depuis 5 ans, à un rythme bien supérieur aux ressources des familles et des contribuables.

Bruno CHAVANAT a enfin plaidé la cause de l’emprunt, ressource de long terme, pour financer les investissements, dépenses par nature elles aussi de long terme.

Intervention de Bruno CHAVANAT

Insalubrités et violences place de la République

Les arcades de la République ont connu ces dernières années une évolution inquiétant (trafics de drogue, violences, saleté…). Michèle PAYEN-TOULOUSE dans une question orale s’est étonnée de la prise de conscience tardive de la Municipalité, dont l’adjoint à la sécurité avouait avoir récemment découvert l’étendue du problème dans les colonnes de Ouest France.

L’élue sollicite une intervention rapide et efficace de la Mairie pour mettre fin à ces troubles sur un lieu très fréquenté par les Rennais.

Intervention de Michèle Payen


Arcades : à quand le retour à la normale ?

Dans les médias 14 janvier 2009

Lors d’une interview, faisant suite aux incidents de plus en plus nombreux sur la place de la République, Monsieur CHARDONNET, l’adjoint à la sécurité, avouait avoir découvert l’étendue du problème dans les colonnes du journal. La situation est pourtant loin d’être nouvelle. Pas une semaine ne passe sans que la presse ne relate des faits divers se déroulant près des arcades.

Michèle PAYEN-TOULOUSE, dans une question orale, remarque que l’aménagement de la place « n’a pas réussi à prévenir les dérives » et appelle à un traitement plus rapide que pour les débordements similaires constatés place Sainte Anne. (Ouest-France 13 janvier 2009)

 

 


Nantes en Bretagne?: « Une bonne nouvelle pour Rennes »

Réflexion, Sur le vif 1 décembre 2008

Edito politique de la semaine - Lundi 1er décembre, Bruno Chavanat met en relief quelques points d’actualité.

Le Squat rue Lénée

L’existence du squat a été révélée en même temps que l’annonce du décès du jeune homme qui avait été retrouvé inconscient 15 jours plus tôt, à l’issue d’un week-end particulièrement chargé en événements violents.  Sa mort, dans des conditions horribles, inspire tout d’abord le respect. Respect autour de sa famille qui a exprimé dans la presse, une réaction extrémement digne.

Au-delà, un certain nombre de questions sont posées (par sa famille notamment) sur la responsabilité des autorités publiques. Bien entendu, elles ne portent pas sur le drame lui-même mais sur une ambiance générale, sur les signaux que l’on envoie sur la question de la lutte contre l’alcool par exemple.

Par ailleurs, la question du squat inspire également une question plus précise a l’occasion des Transmusicales la semaine prochaine et du « défilé » qui l’accompagnera : qu’adviendra-t-il autour de la rue des Pollieux, si ce ne sont pas 400 jeunes mais 1000 qui s’y réunissent ? Des mesures de sécurité et d’encadrement sont elles prévues ? Il s’agit là de préoccupations immédiates auxquelles il faut répondre sans tabous.

 

Discours de N. Sarkozy au congrès des maires : Nantes en Bretagne ?

Il faut constater qu’il est habituel, dans l’expression du Président de la République de dire des choses qui n’ont encore jamais été dites par l’Etat. On envisagerait aujourd’hui de réunifier la Bretagne ou à tout le moins de laisser le choix aux territoires et aux populations concernées. Au-delà de la dimension culturelle et historique, c’est une bonne nouvelle pour Rennes parce que l’union fait la force et que nous n’avons pas à craindre d’être dans une même Bretagne que Nantes.

Après, il ne faut pas se cacher que cela pose aussi des questions sur les complémentarités à creuser: si demain Nantes et Rennes se retrouvent en Bretagne ensemble, nous aurons alors deux têtes qui n’ont pas suffisamment collaboré ces dernières années. Ce projet que nous devrons construire ensemble, il nous faut en tout état de cause nous y préparer dés à présent.

La campagne « d’Aides 35 »

Le visage du Maire sur ces panneaux a pu interpeller un certain nombre de Rennais. Je peux le comprendre : la campagne est orientée justement en ce sens. Je crois, en tant que maire de Rennes, que j’aurais prêté également mon image. Le Sida est une cause pour laquelle en effet nous n’avons pas fini de lutter. Les discriminations constituent une cause pour laquelle il faudra toujours se mobiliser. Que le moyen choisi pour ce faire ait pu interpeller je le comprends, mais la cause en vaut incontestablement la peine.