Les Tombées de la Nuit : beaucoup d’argent pour un rayonnement limité

Intervention de Françoise L’HOTELLIER

Conseil Municipal du 5 juillet 2010

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

La subvention de fonctionnement pour l’organisation du festival « Les tombées de la nuit » est de 757 490 euros cette années alors qu’elle s’élevait à 567 300 euros l’an passé, soit une augmentation de près de 200 000 euros.

Lire la suite »


L’accompagnement nécessaire des professionnels du tourisme rennais

Françoise L'HôtellierIntervention de Françoise L’HOTELLIER

Conseil Municipal du 13 mars 2010

 

Monsieur le Maire,

 

L’année touristique à Rennes a été très contrastée et plutôt morose.

Avec une stabilité s’agissant de la clientèle d’agrément française. Malheureusement cela n’a pas empêché l’hôtellerie de l’agglomération de perdre 70 000 nuitées.

La crise n’a pas touché que les Français. La clientèle étrangère a malheureusement manquée surtout de mai à fin août.

Le tourisme d’affaire, qu’il soit individuel, comme les commerciaux, ou de séminaires est très largement en baisse.

Ce sont les effets de la crise, mais au-delà il faut aussi constater que des évènements comme l’exposition du Roi Arthur avait boosté les résultats de l’hôtellerie à l’été 2008. Rien de tel cette année ! 

L’hôtellerie rennaise doit préparer l’après-crise. Certains l’ont déjà fait et ont beaucoup investi malgré la crise. D’autres doivent se rénover et se mettre aux normes pour répondre à une clientèle de plus en plus exigeante du fait de la concurrence.

Les professionnels du tourisme que sont les hôteliers et les restaurateurs ont plus que jamais besoin d’événements de niveau international comme l’a été l’exposition du Roi Arthur et comme pourrait l’être un grand festival des sciences ou de jazz pour les encourager dans ces temps difficiles.

Télécharger ici


Tourisme : un bilan très mitigé

Françoise L'HôtellierConseil Municipal du 7 septembre 2009

Intervention de Françoise L’HOTELLIER

 

Monsieur le maire,

Chers collègues,

 

Il nous parait important de faire chaque année après la saison touristique un bilan sur la fréquentation de Rennes. Car le tourisme est un axe de développement économique, important pour notre ville.

Malheureusement malgré les efforts accomplis ces dernières années, il nous semble qu’il y a encore beaucoup à faire pour que Rennes devienne une véritable destination touristique au cœur de l’été, entre le 15 juillet et le 15 août, au moment, précisément où la Bretagne, deuxième région touristique française, fait le plein. Beaucoup de villes de l’ouest, grâce aux animations qu’elles ont mis en place, se sont donné cet objectif. Pourquoi Rennes ne franchit elle pas ce cap ?

Nous sommes, certes, très heureux de constater que l’office de tourisme ait bénéficié cette année d’une augmentation de 25%des demandes de renseignements. Cela démontre notre potentiel touristique. Nous avons un patrimoine architectural digne d’une ville d’art et d’histoire dont nous devons être fiers.

Pour autant on constate que les touristes au mieux passent par Rennes mais ne restent pas dans la capitale bretonne et n’y séjournent pas, même pour de courts séjours.

Lire la suite »


Couvent des Jacobins, à quand le débat ?

 

Question orale de Bruno Chavanat

Conseil Municipal, 8 décembre 2008

 

Monsieur le Maire,

Lors du dernier conseil municipal, en réponse à une question que nous vous posions, vous disiez ceci : « Nous retrouverons ce dossier dans cette enceinte sans aucune difficulté ».

Nous nous attendions donc à ce qu’enfin le conseil municipal de Rennes puisse se saisir de la question, qui n’a pour l’instant jamais été inscrite à son ordre du jour.

Or au lieu de ce débat, vous avez choisi d’informer directement avec les Rennais que la décision était déjà prise. Je cite l’article figurant dans la rubrique « l’évènement » de l’info métropole, sous le titre « Le couvent des Jacobins » : Il est écrit en accroche : « Le centre des congrès a trouvé son domicile« . « Le voici prêt à intégrer le couvent des Jacobins« .

Cette annonce publique, par voie de presse, d’une décision déjà prise est d’autant plus choquante que :

-          Les assemblées délibérantes ne sont pas saisies. Ni celle de Rennes, malgré l’annonce faite le mois dernier. Ni le conseil de Rennes Métropole, dont vous aviez pourtant annoncé publiquement la saisine pour le conseil du mois de novembre. Or le débat annoncé n’a pas eu lieu.

-          Les prises de position publiques se multiplient pour dénoncer un choix qui est incohérent, pour toutes les raisons que vous connaissez, liées au caractère historique du site, à ses difficultés d’accès, aux contraintes architecturales et archéologiques qui le limitent. Dernière en date, celui de votre ami, Président du Comité départemental du Tourisme, l’élu rennais socialiste, et vice président du Conseil général François Richou.

-          La position des habitants du quartier centre s’est récemment exprimée en opposition au projet. C’est ce qui ressort de la dernière assemblée du conseil de quartier.

-          Plusieurs communes de la métropole ont commencé de délibérer pour manifester leur opposition au projet.

Lire la suite »


Couvent des Jacobins: le « front du refus » s’élargit

Jacobins, Réflexion, Sur le vif 25 novembre 2008

Une très intéressante nouvelle que l’on trouve depuis quelques minutes sur le site d’Ouest-France: pour « Haute Bretagne événements » (club de professionnels du tourisme d’affaires), le projet d’implantation du Centre des Congrès aux Jacobins est « sous-dimensionné » et « ne tient pas la route« . François Richou, conseiller général (PS) et Président du Comité Départemental du Tourisme (CDT) suggère quant à lui « d’envisager un projet à proximité de la Gare« .

A la lecture de la dépèche, plusieurs éléments de réflexion:

1) l’option « Jacobins » est comme nous le pressentions depuis longtemps, loin de faire l’unanimité auprès des professionnels.

2) Le « front » (ou la « fronde ») risque à nouveau de s’élargir avec la position que (p)rendra le CG 35, appelé à financer  le projet à hauteur de 5 millions d’euros.

3) Le projet « site gare » que l’équipe « Rennes Capitale » défend depuis la campagne du printemps dernier relève d’une quasi-évidence au regard notamment de l’arrivée de la LGV en 2014. Un Centre d’affaires et de Congrès à l’architecture et à la jauge ambitieuse pour marquer l’entrée à Rennes, capitale de la Bretagne. Il doit à tout le moins faire partie du « champ des possibles » qui doit aujourd’hui être élargi et soumis au débat.


Le commerce en centre ville est il dynamique et attractif?

A la lecture de la charte d’urbanisme signée en 2007, le centre ville constitue le 1er pôle commercial du pays de Rennes avec 1600 commerces et un chiffre d’affaire de près 430 000 millions d’euros.

La diversité de ses commerces, grandes enseignes nationales, franchises, et magasins indépendants multi marques est bien respectée. La répartition entre grands magasins et petites boutiques personnalisées assure quant à elle un équilibre qui lui permet d’avoir une attractivité au-delà du département.

Cependant, la fréquentation du centre ville diminue d’année en année. Les causes sont multiples : plan de circulation « compliqué », prix dissuasif des parkings, ville sal… Le commerce de centre ville doit également faire face aujourd’hui à de nouveaux défis pour rester attractif, faire mieux que les centres de périphérie en matière de diversité et d’accueil, de choix, lutter contre la concurrence d’internet en s’y adaptant notamment en ayant au minimum une vitrine sur la toile.

Beaucoup de commerçants sont conscients de ces enjeux, mais leurs efforts seront vains s’ils ne sont pas accompagnés par une politique municipale très volontariste tendant vers un rayonnement et une mise en valeur de la ville qui attirent non seulement à l’intérieur du département mais aussi les touristes de toute la France. N’oublions pas: 1 touriste dépense en moyenne 100 euros par jour. C’est un véritable défi pour l’économie d’une ville.

Lorsqu’il s’agit de tourisme d’affaire ce n’est pas loin de 300 euros qui sont dépensés hors frais directs, d’où l’importance d’un Palais des congrès digne de ce nom. Rennes est-elle prête a accueillir comme il se doit le visiteur extérieur ? Y a-t-il suffisamment d’animations et d’évènements d’envergure ? Quelle IMAGE donne telle d’elle même, sur le plan de la propreté, des transports, de ces accès, des possibilités de parking de la sécurité?

N’oublions pas que le commerce dans la ville n’est pas seulement une industrie de la vente: il fait partie il est aussi de l’ordre de l’éducation, du savoir, de l’intégration à la culture.


Elargissement de l’offre hôtelière et accompagnement de la « stratégie LGV »

Réflexion, Sur le vif 12 novembre 2008

Lu dans Ouest-France de ce samedi 08 novembre (ici et ici), un point sur l’offre hôtelière à Rennes et la perspective de voir la capacité hôtelière à moyen terme s’enrichir de trois établissements haut de gamme.

Une nouvelle qui, toutes proportions gardées, est de nature, en ces périodes de fortes turbulences économiques, à « élargir l’horizon ».

L’offre actuelle se (dé)compose comme suit : 106 hôtels et 3789 chambres pour tout le pays de Rennes, dont dix trois-étoiles et… un seul quatre-étoiles, le fameux LeCoq-Gadby… Avec une capacité de 25 chambres. Une configuration pour le moins étriquée, et en tout cas nettement insuffisante pour une ville qui se veut « capitale régionale ».

Dans un secteur qui connaît déjà un taux d’occupation supérieur à la moyenne nationale, la construction d’un quatre étoiles répond à un véritable besoin, dont on peut s’étonner qu’il trouve sa réponse aussi tardivement.

Le sujet constitue même un « marronnier » de la littérature économique locale. La volonté politique de positionner Rennes sur le créneau lucratif du tourisme d’affaires, la construction annoncée d’un Centre des Congrès et certaines disponibilités foncières et immobilières donnent à la perspective une actualité renouvelée… et multipliée.

Plusieurs projets ont récemment été annoncés. L’un verrait le jour place Louis-Pasteur, dans les locaux de l’ancienne fac dentaire. Un quatre-étoiles, de 80 à 90 chambres, idéalement placé, à deux pas de l’hypercentre. Un autre est à l’étude, sur le mail François-Mitterrand : entre 30 et 35 chambres, les concepteurs feraient appel à Jean Nouvel. La nouvelle réjouira ceux (dont nous sommes) qui constatent que Rennes a perdu l’ambition et le cachet architectural qui avait contribué, au fil des époques, à façonner l’identité de la Ville.  

Un troisième projet retient plus particulièrement l’attention, car il n’est pas sans lien avec l’aménagement du site Gare en prévision de l’arrivée de la LGV en 2014, tel que nous le préconisons (Centre d’Affaires et de Congrès dés 2014) ou tel qu’il a été annoncé par la majorité. Le groupe Accor projette en effet de proposer 89 nouvelles chambres de haut-standing (au sein d’un hôtel « trois-étoiles supérieur ») dans les anciens locaux de la chambre d’agriculture de Rennes, avenue Jean-Janvier. La clientèle visée ? Des habitués de l’enseigne, en déplacement pour affaires. La proximité tant de la gare que du centre-ville joue donc à plein…

La multiplication de ces projets constitue autant d’arguments pour que soit plaidée une solution alternative au choix des Jacobins pour y implanter le Centre des Congrès. Les délais (2015-2016) sont d’une part supérieurs à ceux qui avaient été initialement annoncés. Ils risquent d’autre part, alors que le monde bouge et change, que la LGV mettra Rennes à même distance de Paris que sa lointaine banlieue (1h27) de nous condamner à « regarder passer les trains » avant que le Centre ne soit opérationnel.

La proximité des établissements hôteliers destinés notamment à une clientèle d’affaires et de congressistes, plaide décidémment pour que le Centre (d’Affaires et) de Congrès trouve sa place dans l’aménagement de la Gare qui est actuellement à l’étude. 


Attractivité touristique de la Ville

Question orale de Françoise Lhôtellier sur l’attractivité touristique de la Ville.


Conseil municipal, 08/09/08

« Rennes, ville morte au mois d’août ?» La question a été relancée cet été à l’occasion d’une interview d’Yves Préault, élu en charge de la communication de la ville.

Cette question est révélatrice d’un paradoxe qui caractérise la politique touristique de notre ville, tout particulièrement pendant les mois d’été et la haute saison touristique en Bretagne.

D’un côté, des initiatives sont prises et certaines d’entre elles, pourquoi le nier, ont un certain succès de fréquentation. Les tombées de la nuit, l’opération quartiers d’été, les concerts de l’orchestre de Bretagne, les mercredis du Thabor ou Transat en ville… On ne va pas passer en revue toutes ces initiatives qui pour certaines d’entre elles peuvent être améliorées. Elles existent. Certaines fonctionnent bien et il faut s’en réjouir.

Le problème n’est pas là. Le problème rennais est que, malgré ces initiatives, Rennes n’est pas une destination touristique de l’été.

Rennes arrive à proposer un certain nombre de manifestations plutôt tournées vers les publics qui restent mais elle n’attire pas en nombre les publics qui viennent de l’extérieur.

L’été, Rennes se désemplit au lieu de se remplir.

Or Rennes n’est pas Vesoul ni Valenciennes ! Rennes est la capitale de la deuxième région touristique française. Cette année, comme chaque année, des millions de français et d’étrangers viennent en Bretagne, passent par Rennes, séjournent à moins d’une heure de notre centre ville et rien ne les y attire. Cette année, plus que les autres, puisque le temps n’était pas au rendez vous, Rennes aurait pu, aurait dû être un pôle d’attraction (ou de repli) pour les centaines de milliers de touristes qui séjournent sur le littoral.

Or, au contraire, la baisse s’est fait sentir dès le mois de juin avec une baisse de 3 % des nuitées et de 1,6 points du taux d’occupation. Les professionnels avec plus de 52 % d’opinions négatives en juillet se montrent déçus de la saison.

Pourtant, au nom de quoi n’aurions nous pas la capacité de proposer à ce public un évènement d’envergure nationale voire internationale à l’image de la nuit des Chimères au Mans, du festival Interceltique de Lorient, des fêtes d’Arvor ou du festival de Jazz de Vannes ou encore des Folles Journées de Nantes ?

C’est une question d’image, c’est aussi une question de vitalité économique. Il s’agit en effet d’un secteur vital pour l’économie et l’emploi dans notre ville quand on sait par exemple qu’avec 1300 touristes dépensant 1 euros par jour, c’est un emploi de créé.

Il y a cinq ans, il a été décidé de créer une taxe de séjour pour favoriser le développement du tourisme par des actions de communication d’envergure. Plus de 500 000 euros sont collectés à ce titre chaque année.

L’été à Rennes reste un rendez vous d’envergure possible. Mais aujourd’hui c’est un rendez vous virtuel avec des millions de visiteurs potentiels qui ne connaissent de Rennes que les rocades.