Rennes et la Recherche

Réflexion, Sur le vif 25 novembre 2008

 l’occasion des voeux du Maire au monde de l’enseignement supérieur et de la recherche mercredi 7 janvier, il est intéressant de revenir sur le positionnement de la capitale bretonne vis-à-vis de l’innovation et ses marges de progression possibles.

La Bretagne malgré son éloignement géographique, bénéficie d’un fort potentiel en matière de recherche et d’innovation qui repose aussi bien sur la sphère publique que privée.

Ainsi, chaque année les entreprises bretonnes investissent plus de 500 millions d’euros dans la recherche et la mise au point de nouveaux produits. La recherche bretonne, c’est également 6500 chercheurs et ingénieurs dans les entreprises et organismes scientifiques privés. Notre région accueille par ailleurs 4,5 % des effectifs de la recherche publique, soit 4500 chercheurs. L’innovation bretonne représente 12 millions d’euros par an et enfin notre région occupe la 4ème place des régions françaises pour le dépôt de brevets.

Rennes, avec Brest, concentre l’essentiel de ce potentiel de recherche. La présence des universités, d’écoles d’ingénieurs et autres grands instituts de recherche constitue en effet un atout important.

 

C’est ainsi, notamment, que notre ville a su se positionner dans deux des quatre domaines d’excellence bretons : les sciences et technologies de la communication et de l’information et les sciences et technologies de la santé. Nous ne sommes pas en reste également dans le domaine de l’agroalimentaire avec la présence du pôle de compétitivité « Valorial » ou dans la chimie avec l’institut de chimie.

Malgré tout, la recherche rennaise mérite un nouveau souffle s’appuyant sur cette forte potentialité.

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« Orientations budgétaires de Rennes Métropole : recourir à l’emprunt plutôt qu’à l’impôt »

Réflexion, Sur le vif 17 novembre 2008

Lundi 17 novembre, Bruno Chavanat, président du Groupe « Union pour Rennes Capitale », commente l’agenda de la semaine.

Clôture du festival « convergences culturelles »

L’expression de la diversité culturelle correspond tout d’abord à une réalité : 140 nationalités sont représentées à Rennes. Chacune d’entre elle a quelque chose à dire sur et à elle-même et sur et à la Ville. Il est important de ce point de vue là, que chacun puisse être reconnu et s’exprimer. Après, être étranger dans une Ville peut présenter certaines difficultés. « Convergences culturelles » est une manifestation ponctuelle qui n’a pas vocation à les résoudre à elle seule dans la durée. C’est précisément l’objet normalement du comité consultatif des personnes rennaises d’origine étrangère dont l’activité, épisodique dans le précédent mandat, mériterait d’être relancée  pour répondre à sa vocation.

 

 

L’accueil à Rennes de la Conférence « jeunes chercheurs en Europe » les 20 et 21 novembre ?

 Manifestation très importante. Il est essentiel de parier sur la recherche. La recherche est l’avenir de Rennes. Et de ce point de vue, l’Europe est l’avenir de la recherche et de la recherche rennaise. L’ouverture internationale est un levier pour l’excellence des Universités rennaises. Nous avons, malgré les efforts qui sont réalisés, encore un retard à rattraper.

Toutes les initiatives qui visent à combler ce retard sont les bienvenues, et certaines d’entre elles doivent s’adresser aux étudiants dés le début de leurs études universitaires. La ville a un rôle à jouer pour encourager la pratique des langues étrangères (sur lesquelles la France continue d’être en retard) ou pour accompagner les étudiants dans les démarches qui les conduiront à l’étranger. Il faut leur permettre à tous de devenir bilingues : c’est une condition essentielle pour qu’une « université rennaise européenne » devienne une réalité concrète.

Un point de l’ordre du Jour du Conseil d’agglo jeudi prochain ?

 Un premier point tout d’abord sur la situation économique. Il est temps que Rennes Métropole se saisisse de ce débat et que l’on passe d’un constat partagé à une action partagée.

Le second point concerne l’impôt Métropole (« impôt ménages ») dont nous aurons à débattre de la poursuite. A l’époque, nous avions dit que l’impôt ne se justifiait pas au regard de la situation de l’agglo : faiblement endettée, elle aurait du préférer recourir à l’emprunt alors que la faiblesse des taux d’intérêt le rendait avantageux et en tous cas préférable à l’impôt. Notre analyse demeure, en dépit des évolutions qui sont intervenues (notamment sur la question des taux) : nous refusons, dans un contexte où le pouvoir d’achat est contraint, que la Métropole continue de se constituer une « cagnotte » sur le dos des ménages, dés lors qu’elle est en capacité de lui substituer le recours à l’emprunt.


La rentrée étudiante 2008

Intervention de Doris MADINGOU

Conseil municipal, 06/10/08

Condition étudiante

Monsieur le Maire, Mes chers collègues,

En cette période de rentrée universitaire, je profite de cette délibération pour aborder le sujet de la condition étudiante.

Rennes est une ville étudiante, les chiffres l’attestent :

  • 23 000 étudiants à Rennes I
  • 16 000 étudiants à Rennes II (rentrée 2008/2009)
  • 153 étudiants pour 1000 habitants (122 pour 1000 en moyenne dans les autres villes)

On ne peut pas ignorer les difficultés rencontrées par les étudiants tout au long de leur cursus scolaire.

Si l’Université ne relève pas de la compétence de la ville, celle-ci dispose cependant de certains leviers pour agir sur la condition de vie des étudiants et donc l’améliorer.

Vous nous avez proposé ce soir des délibérations concernant la création de différents conseils consultatifs ; nous aurions espéré voir la reconduite de celui concernant la jeunesse créé en 2002 mais il n’en est rien. En même temps lorsque l’on prend connaissance du nombre de réunions de celui-ci au cours de la précédente mandature -seulement 2 fois en 6 ans- on prend ainsi la mesure des priorités de la ville.

Alors à quand, Monsieur le Maire, la création d’un conseil consultatif des étudiants traitant des sujets suivants :

  • Le logement des étudiants, qui représente jusqu’à 50% de leur budget
  • Les ressources des étudiants, (le budget moyen d’un étudiant autonome est de 800 à 1000€ par mois)
  • La santé des étudiants, chaque étudiant doit pouvoir bénéficier d’un bilan approfondi «sport et santé».
  • Les conditions de la bonne intégration dans les cycles d’études pour éviter les taux d’échecs précoces notamment en première année.
  • Enfin le tryptique étudiants-fête-animations de la ville, sujet important et dont il est urgent dedébattre.

Ce conseil consultatif des étudiants réunirait :

  • Les représentants des étudiants
  • Les représentants des associations étudiantes
  • Les partenaires professionnels concernés : chefs d’entreprise, patrons de bars, médecins, universitaires
  • Elus municipaux
  • Associations d’habitants de quartier

Je vous remercie de votre attention.

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Conseil municipal, 09 juin 2008

Les Universités bretonnes avaient dans le cadre de « l’opération campus » monté un projet commun. Celui-ci n’a malheureusement pas été retenu. Dans ce contexte, le groupe URC a tenu à rappeler l’importance de l’Université et du monde étudiant dans le vie et le développement de la ville. Il s’agit d’une richesse pour notre cité, qui mérite à ce titre une politique de soutien ambitieuse.

Le développement urbanistique et la recherche étaient également à l’honneur avec une délibération sur la ZAC Atalante Champeaux. Benoit Caron a en effet appelé à une véritable ambition architecturale et économique de cette zone.

La famille était à l’ordre du jour avec une intervention de Marie Louis sur la suppression de la gratuité de la carte DOM’Ecole pour le 3ème enfant dans un contexte déjà inquiétant de fuite des familles au-delà des rocades.

Enfin, nous avons parlé convivialité avec la réussite de l’opération « Fête des Voisins » pour laquelle le groupe URC a renouvelé son invitation faite à la Municipalité de s’y associer.

« Opération Campus », quelle est la stratégie de Rennes pour soutenir le développement de son Université ?

Cette semaine a débuté avec une nouvelle regrettable. Les Universités bretonnes ne bénéficieront pas de l’enveloppe du plan campus. Le projet d’innovation numérique n’a pas été retenu en 1ère sélection. Il en sera vraisemblablement de même à la 2ème sélection. Le projet était ambitieux, trop peut-être. La municipalité a cependant été plus que discrète sur ce dossier en amont comme en aval, comme elle l’est plus largement sur toutes les questions touchant les universités rennaises, la Recherche et la condition étudiante.

Intervention de Bruno CHAVANAT >

ZAC Champeaux-Atalante

La ZAC Atalante Champeaux, est un des éléments phares de la métropole en ce qui concerne le développement économique et la recherche, puisque faisant partie de la zone Atalante. Elle est située à une entrée de ville, au sein d’un urbanisme d’habitat relativement dense et vertical, avec un besoin et une demande pour un urbanisme de qualité.

Benoît Caron invite la majorité à envisager au sein de la ZAC un espace de recherches et d’implantation industrielle dans le domaine de l’agro alimentaire, avec un urbanisme digne de l’ambition que cela impose. Au-delà, il prolonge son propos par une réflexion et un constat sur l’identité architecturale d’une Ville qui n’a plus en ce domaine l’ambition qu’elle avait encore dans les années 70.

Intervention de Benoît CARON >

DOM’Ecoles

Si la municipalité augmente la plupart des tarifs municipaux de 2,8 % pour suivre l’inflation (3%), il est une augmentation plus difficilement acceptable.

Ainsi, la suppression de la gratuité de la carte Dom’écoles pour le 3ème enfant ne paraît pas compréhensible dans l’immédiat et revient, ironies des calendrier, à décliner à l’échelle de la ville la suppression un temps envisagée de la carte familles nombreuses, dénoncée alors par le PS, et auquel le gouvernement a finalement renoncé.

Intervention de Marie LOUIS >

La Fête des voisins

Cette année encore la fête des voisins fut un véritable succès. Cependant il est étonnant que cette manifestation ne bénéficie pas d’un soutien plus marqué de la Mairie. Michèle Payen revient sur l’histoire et le sens d’une manifestation qui a su trouver sa place, répondre à un besoin et témoigner ainsi de tout son intérêt.

Intervention de Michèle PAYEN-TOULOUSE >


Quelle stratégie de développement pour les universités rennaises ?

Intervention de Bruno Chavanat

Conseil municipal, 09/06/08

Question orale sur l’avenir des Universités

A l’heure de l’appel à projet « Opération Campus », du renouvellement des présidents d’université, quelle est la stratégie de Rennes pour soutenir le développement de son Université ?

Le 28 mai dernier, le comité de sélection de « l’opération Campus » s’est réuni pour examiner les 46 dossiers de candidature déposés dans le cadre d’un vaste appel à projet dont l’objectif était :

  • de permettre la restructuration en profondeur de campus anciens à forte ambition pédagogique et scientifique
  • de créer des campus de formation et de recherche à forte visibilité internationale.

Pour la réalisation de ces objectifs, l’Etat a décidé de consacrer une enveloppe exceptionnelle de 5 milliards d’euros, s’ajoutant aux crédits budgétaire et provenant de la cession de 3% du capital d’EDF.

Le 29 mai, Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, a validé les choix du comité de sélection, qui était composé de 8 personnalités reconnues pour leur compétence et leur indépendance. Parmi les 46 dossiers déposés, 6 ont été retenus et 7 « encouragés à améliorer leur projet ».

Pour ce qui concerne Rennes, les deux universités Rennes 1 et Rennes 2 mais aussi l’Agrocampus, l’ENS Cachan et l’INSA était associées aux autres universités bretonnes pour défendre, au sein du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur de l’Université Européenne de Bretagne, le projet « UEB C@mpus », un projet qui a la double particularité d’être particulièrement innovant sur le plan technologique, puisqu’il repose sur une liaison à très haut débit des différents sites et de concerner non pas une seule université mais un réseau avec un potentiel de plusieurs milliers de chercheurs et de près de 67 000 étudiants.

Le projet ne figure pas parmi les projets retenus. Même si sa qualité et son caractère innovant ont été soulignés, il semble que son caractère relativement atypique, un peu à la marge des critères définis dans l’appel à projet, ait conduit le comité de sélection à retenir par priorité d’autres universités.

Une certaine déception a bien naturellement été ressentie par les porteurs du projet. Mais est-ce le moment de baisser les bras ? Évidemment, non. Au contraire ! Même si nous ne sommes pas dans le premier train et que nous ne serons peut-être pas dans la liste complémentaire de juillet, nous pouvons, saisir cet appel à projet comme un aiguillon.

Et pour ce qui nous concerne, nous ville de Rennes, première collectivité concernée, qui héberge plus de la moitié des chercheurs et des étudiants concernés, c’est l’occasion de prendre conscience du rôle important que nous avons à jouer pour accompagner notre Université afin qu’elle conserve et qu’elle accroisse son rayonnement.

Il y a au moins quatre raisons qui doivent nous pousser non seulement à agir ponctuellement mais à définir une stratégie ambitieuse de soutien aux universités rennaises et à leur rayonnement.

  • La première, connue de tous, mais qu’il n’est pas inutile de rappeler, est qu’avec près de 60 000 étudiants et 5000 enseignants chercheurs, certaines équipes de renommée mondiale, l’université (au sens large) est l’une des toutes premières richesses de notre ville. Or le paradoxe est que l’image universitaire de Rennes au cours des trois dernières années n’a pas été conforme à ce que recèle ce formidable potentiel. Il faut donc redonner à Rennes la fierté de ses campus.
  • La deuxième raison est que nous sommes à un moment charnière. Toutes les universités françaises vivent en ce moment une mutation sans précédent. Démocratisation massive de l’enseignement supérieur, départ en retraite de contingents importants d’enseignants chercheurs, passage à l’ère numérique, internationalisation accélérée avec l’apparition de campus d’élite dans les pays émergents. Dans ce contexte, la loi LRU a donné aux universités une plus grande responsabilité de leur gestion, de nouvelles possibilités de nouer des partenariats extérieurs et enfin des exécutifs plus resserrés et plus efficaces. La désignation de nouveaux présidents dans les universités rennaises marque ce tournant. C’est donc le moment de renouveler les partenariats avec les universités.
  • La troisième raison est que les défis à relever à Rennes sont bien identifiés : créer les conditions de la réussite étudiante en premier cycle, attirer les meilleurs enseignants chercheurs, s’ouvrir à l’international, conforter nos pôles d’excellence, développer les synergies entre les pôles de recherche du grand ouest. Sur tous ces sujets, l’initiative première revient à l’université mais les collectivités sont concernées : qu’il s’agisse des conditions de vie des étudiants, de l’accueil des chercheurs, du développement des campus du futur -en centre ville où à proximité des différents sites d’Atalante- les sujets de coopération sont nombreux.
  • Enfin, la quatrième raison est que les projets retenus au titre l’appel à projet « Opération campus» ont été résolument soutenus par les collectivités locales. A cet égard, le projet de Montpellier qui est une ville universitaire très comparable à Rennes, est exemplaire.

Pour toutes ces raisons, c’est le moment de poser une question très simple mais qui nous apparaît essentielle : à l’heure de l’appel à projet « Opération Campus », du renouvellement des présidents d’université, et des défis que doivent relever les campus rennais, quelle est la stratégie de Rennes pour soutenir le développement de son Université ?